8 novembre 2010

On dit depuis maintenant deux ans que les taux ne peuvent continuer de baisser. Si les taux à court terme ont augmenté légèrement depuis quelques mois, les taux à long terme, eux, poursuivent leur descente.

 À l’heure actuelle, un certificat de placement garanti (CPG) ou un dépôt à terme d’une durée de cinq ans procure un maigre 2,85 %! Il n’y a vraiment pas de quoi s’exciter!

Et cette période de faibles taux pourrait bien se prolonger. La Banque du Canada a récemment suspendu son resserrement monétaire, car la reprise économique a ralenti, et les données sur la croissance économique semblent moins bonnes que prévu.

Depuis l’été, la Banque du Canada a augmenté ses taux de 25 points de base à 3 reprises, mais rien ne laisse croire qu’elle augmentera les taux d’intérêt, car l’inflation est maîtrisée. Toutefois, elle le fera si la croissance économique et l’inflation augmentent.

Cette pause, qui s’ajoute à la décision de la Réserve fédérale d’injecter de l’argent neuf dans l’économie afin de stimuler celle-ci, a pour effet d’exercer une pression à la baisse sur les taux à plus long terme. Ainsi, il y a quelques semaines, le taux d’un CPG de cinq ans était de 3 %.

La situation actuelle devrait favoriser encore le marché immobilier. En effet, la baisse des taux hypothécaires de cinq ans fait en sorte que ce marché devrait rester aussi attrayant pour les acheteurs de maisons, car celles-ci demeurent encore abordables. Par contre, si les taux venaient à monter, une pression pourrait s’exercer sur les ménages qui s’inquiéteraient de leurs paiements hypothécaires, ce qui pourrait nuire au marché immobilier à moyen terme.

Selon les études économiques de Desjardins, le taux d’escompte de la Banque du Canada, qui est présentement à 1,25 %, devrait se situer entre 2 % et 2,5 % au dernier trimestre de 2011. Pour ce qui est du taux préférentiel, qui est de 3 %, il devrait osciller entre 3,75 et 4,25 %.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro8novembre

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14 septembre 2010

Avec la plus forte hausse depuis le mois de mars, l’augmentation des ventes au détail en août constitue une bonne nouvelle. Puisqu’il est aussi meilleur que les attentes consensuelles, le gain devrait permettre aux investisseurs de mettre un peu plus de côté les risques de retour en récession. Ainsi, on remarque une nette amélioration des ventes par rapport aux résultats décevants enregistrés récemment. Alors qu’elles s’enlisaient sur une tendance descendante depuis le printemps, les ventes au détail semblent reprendre une trajectoire plus positive.

La saison du retour en classe s’est donc bien amorcée en août. On le remarque surtout du côté des magasins de biens non durables. Ainsi, après quatre mois consécutifs de baisse, les ventes de vêtements ont enfin enregistré une croissance au cours du mois dernier. Il reste à voir si cette augmentation n’est pas en partie due à une hausse des prix des vêtements, car l’indice des prix à la consommation lié à ce type de biens est en forte progression depuis quelques mois. La situation est plus sombre du côté des biens durables où il semble que la réticence des consommateurs à contracter du crédit et les difficultés renouvelées du marché immobilier limitent les ventes auprès des magasins de meubles et de biens électroniques.

Implications : Les ventes au détail ont décidément mieux fait en août qu’au cours des derniers mois. La croissance de la consommation réelle devrait néanmoins être relativement faible au troisième trimestre sans toutefois vouloir revenir en territoire négatif.

source: Études Économiques Desjardins

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10 août 2010

Pour un troisième mois consécutif, le nombre de mises en chantier résidentielles a diminué en juillet. Même si la réduction est moins prononcée que prévu, la tendance demeure sans conteste à la baisse. La disparition graduelle des facteurs temporaires ayant gonflé l’activité au sein du marché immobilier depuis l’automne dernier ainsi que l’entrée en vigueur en avril des nouvelles normes en matière de prêts hypothécaires affectent visiblement les mises en chantier au pays. De plus, l’introduction en juillet de la nouvelle taxe de vente provinciale en Ontario et en Colombie-Britannique a sans doute accentué les difficultés des mises en chantier dans ces deux provinces.

Le ralentissement du marché immobilier semble d’ailleurs se généraliser depuis quelques mois. Le nombre de maisons existantes vendues au pays est en baisse depuis mars dernier et leur prix moyen était en juin à son plus bas niveau depuis août 2009. Pour l’instant, l’indice des prix des logements neufs (soit l’ensemble des habitations neuves construites au pays) est toujours en hausse. Cela ne semble toutefois qu’une question de temps avant qu’un ralentissement soit aussi observé par cette statistique.

Malgré les résultats décevants des derniers mois, il n’est évidemment pas question d’effondrement du marché immobilier canadien, mais plutôt d’une phase de transition entre  une période d’activité hors du commun vers une progression plus soutenable à moyen et à long terme. En attendant l’atteinte d’un nouvel équilibre, la contribution de l’investissement résidentiel à la croissance économique sera nettement moins favorable que lors des trimestres précédents.

Source: Études Économiques Desjardins

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29 juillet 2009

Les preuves continuent de s’accumuler quant aux perspectives de stabilité pour le marché immobilier américain.

L’indice des prix des maisons aux États-Unis, le «20-city Case-Shiller Index», a augmenté de 0,5% en mai par rapport au mois précédent (soit 5,5% annualisé).

Une première hausse depuis le début de l’effondrement des prix, il y a maintenant trois ans. Bien que l’amélioration de mai représente potentiellement un simple rebond saisonnier, il est fort probable que l’indice ait réussi à faire un léger gain, même sur une base désaisonnalisée.

De plus, la tendance positive des prix semble être généralisée puisque 13 des 20 villes de l’indice ont démontré des gains.

Il est un peu tôt pour confirmer avec certitude que les prix du marché de l’immobilier se sont stabilisés pour de bon puisque les inventaires demeurent élevés et l’histoire démontre que les prix peuvent continuer à baisser pendant plusieurs mois même lorsqu’il y a une stabilité dans le volume des transactions.

Néanmoins, même une légère amélioration dans les perspectives du marché de l’immobilier contribuera à soutenir la confiance des consommateurs et à encourager les dépenses.

(Source :  Bloomberg)

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