18 avril 2011

La multiplication des médias a du bon. De nos jours, il est plus facile que jamais de parcourir le Wall Street Journal et le Financial Times.

En revanche, avec l’arrivée des nouvel­­­les technolo­gies, des réseaux sociaux, des blo­gues et des tablettes, la concurrence est de plus en plus vive. Pour capter l’atten­tion des lecteurs potentiels, les entreprises d’information rivalisent de mordant.

Pendant la crise financière de 2008, certes préoccupante, on a cru assister à une compé­ti­tion de titres alarmistes, voire apocalyptiques. On parlait d’effondrement, de dégringolade, de débâcle. C’est que les mauvaises nouvelles attirent d’avantage l’attention. Trois ans plus tard, la presse n’a aucun intérêt comme­rcial à claironner que la situation s’est rétablie, que les Bourses ont regagné le terrain perdu et que les perspectives économiques sont bonnes.

L’ennui, c’est que de petits investisseurs ont cédé à la panique engendrée par certains gros titres. Ils ont liquidé leurs positions au beau milieu d’une dépression, alors qu’ils auraient dû, au contraire, les conserver. Un placement de 100 $ effectué en 1950 dans le marché boursier américain vaudrait plus de 50 000 $ aujour­d’hui, l’indice S&P 500 ayant enregistré un rendement annuel composé de 10,8 % (en $CAN).

Encore maintenant, avec l’incertitude qui plane dans le monde arabe, la catastro­phe japonaise et la flambée du pétrole, des épargnants inquiets se tournent vers les obligations à long terme. Ne savent-ils pas que les banques centrales, partout dans le monde, amorcent un relèvement des taux d’intérêt? Or, chaque hausse de 1 % du taux directeur se traduit par une perte d’environ 10 % de la valeur marchande des obligations dont l’éché-ance est de 10 ans.

Que faut-il en conclure? Pour prendre une décision financière éclairée, ne vous fiez pas trop à ce que vous lisez ou entendez sur la place publique. Consultez plutôt un conseiller en placement. Il vous expliquera les vertus de la discipline et de la rigueur.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro18avril

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29 novembre 2010

En tant que conseiller en placement, j’entends souvent des clients me raconter leur parcours dans le monde de l’investissement. Plusieurs d’entre eux ont été influencés par des connaissances qui avaient un bon scoop pour eux.

La venue de l’internet a permis à un plus grand nombre de personnes d’avoir accès aux nouvelles économiques et financières, et de prétendre connaître aussi bien que les experts le marché boursier. Convaincus de leur compréhension des marchés, plusieurs décident de gérer leur portefeuille de placement eux-mêmes, en ligne.

 Malheureusement, plusieurs de ces investisseurs ne font avant leur achat aucune analyse technique, aucune analyse fondamentale, aucune analyse de bilan. Ils ne prennent pas connaissance des ventes projetées, des améliorations de la productivité ou de l’innovation. Enfin, ils ne prennent pas le temps de connaître et d’évaluer le contexte concurrentiel ou le contexte sociopolitique du pays dans lequel l’entreprise exerce ses activités. Quand on achète une action avec si peu d’information, cela s’appelle de la spéculation, et les probabilités de faire un profit sont aussi grandes que si on joue son argent au casino!

 Vous pensez que je prêche pour ma paroisse? Non, je prêche plutôt pour l’éducation afin que les investisseurs cessent de perdre leurs économies parce qu’ils ont mal fait leurs devoirs.

 Un article paru dans le Globe & Mail en octobre dernier faisait mention de statistiques peu reluisantes sur les boursicoteurs en ligne. Selon cet article, une étude menée à Taïwan auprès d’un groupe d’investisseurs en ligne a révélé que seulement 1 % d’entre eux pouvaient s’attendre à dégager des rendements positifs!

 Il n’est pas impossible de faire de l’argent en boursicotant, mais il faut se munir des bons outils, avoir une stratégie clairement définie, laisser l’émotion de côté et être très rigoureux dans notre analyse des occasions d’investissement qui s’offrent à nous.

 Alors, pensez-y la prochaine fois qu’on vous proposera un investissement ou un scoop, ou qu’un de vos amis se vantera de faire de l’argent en boursicotant : peut-être que la réalité n’est pas aussi rose qu’il y paraît…

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro29novembre

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30 novembre 2009

Selon la mesure du Produit intérieur brut (PIB), le Japon se retrouve au deuxième rang parmi les économies mondiales. Il est le dixième pays le plus peuplé, avec environ 127 millions d’habitants et seulement 5,5% de taux de chômage. De plus, il est le quatrième plus gros exportateur et le sixième plus gros importateur au monde. Avec ces données, il est intéressant d’examiner les grands enjeux économiques auxquels ce pays fait face ainsi que les perspectives de son marché boursier.

Le Japon possède un des taux de naissance les plus bas au monde avec au taux de 7,87 naissances pour 1 000 habitants, à titre de comparaison les États-Unis possèdent un taux de 14,1 naissances par 1 000 habitants. La population nippone diminue graduellement. À moins d’importants changements des politiques gouvernementales,  les démographes anticipent  qu’elle devrait chuter à une centaine de millions d’ici 2050. Avec 22 % des Japonais qui ont plus de 65 ans, le Japon est le pays le plus vieux au monde.  Les enjeux économiques sont importants notamment sur le plan des dépenses de soins de santé et des dépenses gouvernementales liées à la retraite. 

La dette nationale du Japon représente 170 % de son PIB, ce qui inquiète de plus en plus la communauté des investisseurs. Cette statistique est encore plus frappante lorsqu’on la compare aux Etats-Unis, où ce pourcentage se situe à 63 %. Par contre, contrairement aux États-Unis, une crise d’endettement serait difficilement déclenchée par l’extérieur puisque seulement 6 % de la dette est détenue par les étrangers. 

L’indice boursier du MSCI Japon en dollar canadien a réalisé un rendement de -2,3 % annuel composé au cours des vingt dernières années. Les matières premières et l’énergie ne représentent que 9 % de l’indice, leur marché boursier est surtout dominé par la consommation discrétionnaire (20 %), les produits industriels (19 %) et la technologie (14 %).

La capitalisation boursière du marché japonais par rapport à l’ensemble des Bourses dans le monde représente 8,5 %, une baisse significative par rapport à 44 % à la fin des années 80.  Bref, le Japon n’est sûrement pas un endroit où les investisseurs devraient déployer beaucoup de leur temps et de leur argent. On constate ainsi qu’il y a plusieurs autres pays et marchés à favoriser où l’on retrouve plus de potentiel de croissance.

(Source : CSFB et Bank Credit Analyst)

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25 juin 2009

L’univers du marché boursier canadien contient plusieurs compagnies oeuvrant dans le domaine de l’immobilier, que ce soit dans le secteur résidentiel, commercial, industriel, propriété pour personnes âgées ou gestion de terrain.  La façon la plus simple et la moins onéreuse de participer au marché de l’immobilier canadien est sûrement d’acheter le fonds négocié en bourse (FNB) iShares CDN REIT Sector Index (symbole XRE à Toronto).  Avec ce FNB, l’investisseur s’assure d’une bonne diversification géographique et de catégories d’immobilier en plus d’obtenir une liquidité immédiate au besoin.

Le fonds iShares CDN REIT Sector Index a chuté de 38% au cours de l’année 2008, avant de rebondir de 14% du 1er janvier 2009 au 22 juin 2009. Les analystes du secteur immobilier calculent régulièrement la valeur des actifs nets (VAN) des compagnies. Il s’agit d’une mesure assez juste de la valeur marchande des propriétés immobilières détenues par l’entreprise. Fait intéressant à noter, la VAN des compagnies est plus élevée que la valeur de l’action comme telle. Les actions se transigent avec un escompte sur la VAN de 20% en moyenne, il est donc plus avantageux pour l’investisseur d’acheter l’action de l’entreprise à la bourse plutôt que d’acquérir les propriétés une à une sur le marché privé.

Le marché de l’immobilier au Canada a été beaucoup moins touché que celui des États-Unis. Par exemple, la valeur des maisons résidentielles a baissé de seulement 5%  par rapport à 18% au sud de la frontière. De plus, certaines provinces ont été davantage touchées que d’autre, c’est le cas notamment de l’Alberta. Dans cette province la valeur de l’immobilier résidentiel a baissé de 15% tandis qu’au Québec la valeur a fait du surplace. Cependant, la majorité des analystes pensent que l’immobilier en Alberta offre le potentiel le plus intéressant en terme de rendement.

Enfin, les investisseurs devraient évaluer la possibilité d’inclure des placements immobiliers dans leur portefeuille d’actifs à la bourse à la suite de la baisse spectaculaire survenue en 2008.

(Source : recherche VMD)

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