Pas facile de se retrouver dans tous les papiers qui encombrent nos dossiers. Voici des conseils en fonction de la durée de conservation des documents.
Impôt : 6 ans
Tout ce qui se rapporte à votre déclaration de revenu, aux déductions et crédits d’impôt que vous demandez – ce qui inclut les reçus, factures et relevés de carte de crédit – doit être conservé pendant six ans, période au cours de laquelle le fisc peut procéder à un examen de votre dossier.
Opérations courantes : 1 an
Vous pouvez vous débarrasser de vos talons de chèque de paie aussitôt que vous avez produit votre déclaration annuelle de revenu. Vos relevés de transactions courantes de caisse ou de banque, ainsi que vos états mensuels de compte de placements (y compris le REER) doivent être conservés idéalement un an.
Tout le reste : indéfiniment
En revanche, vous devez garder indéfiniment les relevés annuels de placements, de même que les avis d’exécution d’achat de vos titres (actions, fonds de placement, obligations et autres). Le prix d’acquisition indiqué vous permettra de démontrer le gain ou la perte en capital que vous allez déclarer lorsque vous en disposerez. Cette règle de conservation illimitée s’applique aussi aux factures d’articles de valeur (pour étayer une éventuelle réclamation d’assurance) et aux documents sur vos biens immobiliers.
Scannez et déchiquetez
Libérez vos classeurs! La numérisation des pièces justificatives facilite grandement leur stockage et l’Agence de Revenu du Canada les accepte désormais, pourvu qu’elles soient conformes à ses exigences. Assurez-vous cependant de les copier sur un deuxième support (comme un disque ou une clé USB), que vous placerez dans un coffret de sûreté ou confierez à votre comptable, par exemple. Pour protéger la confidentialité de vos données personnelles, déchiquetez la paperasse dont vous vous délestez.
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Pas besoin d’un doctorat en mathématiques pour appliquer cette règle financière. C’est tout simple et fort pratique!
Supposons que vous placez 100 000 $ dans le marché boursier, dont vous espérez un rendement moyen de 10 %, en vous fondant sur les résultats de 2010. Selon la règle de 72, votre capital doublera en 7,2 ans (72 ÷ 10 = 7,2) pour s’établir à 200 000 $.
Autre exemple : vous effectuez un dépôt à terme de 5 ans, renouvelable, au taux de 3,3 %. Faisons le calcul : 72 ÷ 3,3 = 21,8 ans. C’est le temps qu’il faudra avant que votre somme double.
Vous pouvez recourir à cette règle pour vérifier si les placements qu’on vous propose généreront suffisamment de revenus pour vous assurer une retraite à la hauteur de vos aspirations.
Imaginons qu’à 30 ans, vous disposez en épargne de 50 000 $ et que vous rêvez de vous retirer du marché du travail à 60 ans, avec un montant de 800 000 $. Dans ce délai de 30 ans, votre capital doit doubler à 4 reprises, chaque fois en 7,5 ans (30 ans ÷ 4 = 7,5).
Une banale règle de 3 : (7,5 ÷ 72 X 100) révèle le rendement constant nécessaire pour y parvenir : 10,4 % par an. Si vous pensez que cette cible est trop difficile à atteindre ou qu’elle suppose un trop grand niveau de risque, il vous faudra revoir vos objectifs… ou économiser davantage!
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Au moment de l’achat d’une propriété, le montant consacré à la mise de fonds nécessaire dépendra du prix d’achat et de notre capacité de remboursement en fonction de nos revenus. Si la mise de fonds ne représente pas un problème, alors combien devrions-nous déposer à l’achat de notre résidence? Le montant minimum ou le maximum possible?
Pierre et Sylvie, 31 ans, désirent s’acheter une copropriété dans le Vieux-Montréal. Le prix proposé est de 300 000 $, et la mise de fonds minimale est de 5 %, soit 15 000 $. Les deux jeunes travailleurs gagnent environ 50 000 $ chacun, ont environ 50 000 $ disponible pour une mise de fonds et ont accumulé 15 000 $ de dettes.
Même si une institution financière nous accorde un prêt hypothécaire, il faut déterminer notre budget mensuel pour fixer le montant de la mise de fonds. En principe, les taux hypothécaires sont moins élevés que les taux d’intérêt des cartes de crédit et des marges de crédit. Ainsi, au moment de l’achat, il pourrait être sage de liquider nos dettes à des taux plus élevés pour donner un surplus à notre budget en prévision des frais imprévus qu’engendre l’achat d’une propriété (taxes, améliorations, déménagement, nouveau mobilier, etc.).
Si Pierre et Sylvie décident de payer leurs dettes et de déposer le montant minimum pour la mise de fonds hypothécaire, il leur restera 20 000 $ pour se rémunir des frais imprévus. Donc, dans l’éventualité où Pierre et Sylvie, en planifiant leur budget, réalisent que 15 000 $ suffiront pour couvrir les dépenses, ils pourront ajouter 5 000 $ à leur mise de fonds. Comme l’inverse n’est pas possible, il vaut mieux agir avec prudence et se garder une marge de manoeuvre, surtout s’il s’agit d’un premier achat.
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L’année 2009 nous a amené des croissances comme on en voit rarement dans les marchés financiers. Malheureusement, très peu ont pu en profiter puisque la majorité était endettée au moment où les marchés étaient à leur plus bas. Si janvier est un mois populaire pour les bonnes résolutions, votre
situation financière devrait occuper une place parmi celles-ci.
Voici six résolutions que nous vous suggérons :
(1) Se libérer de ses dettes de crédit. Réduire le solde de votre carte ou de votre marge de crédit vous donnera la liberté de profiter d’occasions d’investissement comme celles qui se sont présentées en 2009.
(2) Viser 10 %. Par exemple, économisez 10 % de votre salaire. Impossible? Augmentez votre salaire
de 10 %. Impossible? Augmentez-le de 5 % et économisez 5 % de votre nouveau salaire. Inimaginable? Réduisez vos dépenses de 10 %.
(3) La règle no 2 vous forcera à faire un budget. De nombreux exemples sont disponibles sur la Toile.
L’exercice vaut la peine d’être effectué une fois l’an; vous constaterez alors où vont vos dollars.
(4) Pratiquer l’équilibre financier. Par exemple, pour chaque dollar dépensé avec votre carte de crédit, mettez un dollar de côté.
(5) Payez-vous en premier. Privilégiez l’épargne en demandant à votre employeur de déduire à la source des montants pour déposer dans votre REER. Sinon, faites des prélèvements automatiques vers
un REER ou un CELI.
(6) Comprendre vos investissements. Est-ce qu’un CELI vous dit quelque chose? Prenez le temps de lire vos états de compte et de constater quels sont les frais, s’il y en a. Si vous ne vous intéressez pas à vos investissements, quelqu’un d’autre le fera. Prendre le temps de lire sur différents sujets vous aidera à prendre de meilleures décisions.
Votre santé financière s’en portera mieux en 2011.
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