4 mars 2010

ist1_4878226-graphs-and-chartsEncore aujourd’hui, la perception de la situation économique des pays émergents diverge beaucoup de la réalité.  Plusieurs de ces pays ont fait des progrès impressionnants dans la dernière décennie et méritent l’attention des investisseurs qui recherchent une plus-value et une saine diversification pour leur portefeuille d’actions.

Lorsque l’on utilise le PIB sur la base des parités de pouvoir d’achat (PPA)*,  on constate que la Chine est supérieure au Japon, que l’Inde est supérieure à l’Allemagne et que la Russie est plus importante que le Royaume Unis.  De plus, on remarque que l’économie du Brésil est plus grande que celle de l’Italie et que celle du Mexique est plus grande que celle du Canada. Au total, les pays émergents représentent 50 % du PIB mondial (ajusté PPA).  À l’heure actuelle, dix pays émergents font partie intégrante du G20 (les vingt plus grandes économies du monde).

En terme de capitalisation boursière mondiale, les marchés boursiers émergents représentent maintenant 31 % des valeurs boursières mondiales.  Présentement, la capitalisation boursière des actions en Chine est supérieure à celle du Japon; la valeur boursière en Corée du Sud et Taiwan ensemble est supérieure à celle de l’Allemagne et celle du Brésil est supérieure à celle de l’Australie.  Depuis 2004, la cote part des dix plus grands pays émergents est passée de 11 % de la capitalisation boursière mondiale à 25 % aujourd’hui.  En même temps, leur volume de transactions a beaucoup augmenté, à titre d’exemple, au troisième trimestre, il s’est transigé plus d’actions sur la Bourse en Chine que sur la Bourse à New York.

À l’égard de la gouvernance des corporations situées dans les pays émergents, plusieurs investisseurs croient que les entreprises sont moins bien gérées.  Cette croyance est maintenant désuète, nous pouvons affirmer que les standards de gestion d’entreprise ont atteint ceux des pays développés.  Nous pouvons même penser que l’éthique des compagnies situées dans les pays développés est inférieure à celle des pays émergents,  pensons aux nombreux scandales tels que : Enron, Tyco et WorldCom.  De plus, dans les pays émergents, il est très rare de voir des dirigeants d’entreprise recevoir des compensations salariales exagérées qui frôlent le scandale.

Enfin, le jour est proche que nous cesserons de les appeler : pays émergents.  Entre temps, nous pouvons affirmer que les pays émergents ont émergé!

*Les PPA représentent les taux de conversion monétaire qui permettent des comparaisons internationales en volume du PIB en éliminant les différences de niveau des prix entre les pays.  Les PIB (ajusté selon PPA) sont calculés par le Fonds Monétaire Internationale et les données sont disponibles sur le site Global Finance : http://www.gfmag.com/

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30 novembre 2009

Selon la mesure du Produit intérieur brut (PIB), le Japon se retrouve au deuxième rang parmi les économies mondiales. Il est le dixième pays le plus peuplé, avec environ 127 millions d’habitants et seulement 5,5% de taux de chômage. De plus, il est le quatrième plus gros exportateur et le sixième plus gros importateur au monde. Avec ces données, il est intéressant d’examiner les grands enjeux économiques auxquels ce pays fait face ainsi que les perspectives de son marché boursier.

Le Japon possède un des taux de naissance les plus bas au monde avec au taux de 7,87 naissances pour 1 000 habitants, à titre de comparaison les États-Unis possèdent un taux de 14,1 naissances par 1 000 habitants. La population nippone diminue graduellement. À moins d’importants changements des politiques gouvernementales,  les démographes anticipent  qu’elle devrait chuter à une centaine de millions d’ici 2050. Avec 22 % des Japonais qui ont plus de 65 ans, le Japon est le pays le plus vieux au monde.  Les enjeux économiques sont importants notamment sur le plan des dépenses de soins de santé et des dépenses gouvernementales liées à la retraite. 

La dette nationale du Japon représente 170 % de son PIB, ce qui inquiète de plus en plus la communauté des investisseurs. Cette statistique est encore plus frappante lorsqu’on la compare aux Etats-Unis, où ce pourcentage se situe à 63 %. Par contre, contrairement aux États-Unis, une crise d’endettement serait difficilement déclenchée par l’extérieur puisque seulement 6 % de la dette est détenue par les étrangers. 

L’indice boursier du MSCI Japon en dollar canadien a réalisé un rendement de -2,3 % annuel composé au cours des vingt dernières années. Les matières premières et l’énergie ne représentent que 9 % de l’indice, leur marché boursier est surtout dominé par la consommation discrétionnaire (20 %), les produits industriels (19 %) et la technologie (14 %).

La capitalisation boursière du marché japonais par rapport à l’ensemble des Bourses dans le monde représente 8,5 %, une baisse significative par rapport à 44 % à la fin des années 80.  Bref, le Japon n’est sûrement pas un endroit où les investisseurs devraient déployer beaucoup de leur temps et de leur argent. On constate ainsi qu’il y a plusieurs autres pays et marchés à favoriser où l’on retrouve plus de potentiel de croissance.

(Source : CSFB et Bank Credit Analyst)

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10 juillet 2009

Durant chaque décennie depuis la deuxième guerre mondiale, on a noté dans les marchés un thème qui évoluait et qui se transformait éventuellement en une euphorie financière ou une bulle quelconque. 

Par exemple, durant les années 1970, l’histoire économique dominante entourait l’inflation et la forte hausse du prix de l’or et des commodités en général. Pendant les années 1980, on assistait à l’effervescence du Japon  «pays du soleil levant» et la croissance de ses actifs. Les années 1990 ont été caractérisées par la révolution technologique et la hausse impressionnante des prix des actions dans ce secteur. 

La présente décennie a révélé une multitude de bulles dans les prix des commodités et du secteur immobilier à travers la planète. Les prix ont connu une croissance accélérée suivant l’implosion de la bulle technologique.  À l’époque, afin de stimuler l’économie, Greenspan avait baissé les taux d’intérêt de façon importante et pendant une très longue période.  Le résultat, comme nous le savons tous aujourd’hui, fut une crise bancaire sans précédent et la Grande Récession de 2008…

La question maintenant est : Quelle sera la prochaine bulle? L’histoire dominante pour la décennie qui suit, et peut-être même pour les décennies à venir, demeure l’industrialisation de la Chine et le déclin relatif de l’économie américaine. Selon nous, la suite normale de cette histoire devrait donc être le prolongement du marché haussier dans l’énergie et les prix des commodités.

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10 février 2009

Saviez-vous que les indices boursiers de Shenzhen et de Shanghai sont les deux seuls indices des principales bourses mondiales à avoir connu des rendements positifs au cours du premier mois de l’année? L’indice de Shenzhen a effectivement connu un rendement de 12,83 %, alors que celui de Shanghai a augmenté 9,33 %.

Avec des taux d’intérêt à zéro pour les États-Unis et le Japon, à 1% pour le Canada et à 2% pour l’Europe, la Chine représente la seule économie qui semble connaître du succès sur le plan de sa politique monétaire, avec un taux d’intérêt à 5,2 %. Elle a pourtant réduit ses taux considérablement et pourrait aller beaucoup plus loin si cela s’avérait nécessaire.

La Chine déploie actuellement son plan de relance évalué à 585 G$US, soit 16 % de son PIB. En comparaison, les États-Unis ont déployé 825 G$US pour relancer leur économie, ce qui représente 5,9 % de leur PIB.

Dans l’espoir d’augmenter les prêts commerciaux et personnels, la Chine a mis beaucoup de pression sur les banques. De plus, elle a réduit ses taxes d’exportation et a accepté de fournir du support important dans plusieurs industries, partant du secteur des métaux jusqu’au secteur de l’automobile.

Bref, la Chine possède beaucoup de ressources financières et semble les déployer de façon efficace. Ne soyons pas surpris si elle devient la première grande puissance à se sortir de cette crise économique mondiale.

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