13 novembre 2009

Avec la popularité grandissante des Fonds négociés en Bourse (FNB), il est intéressant d’examiner leur évolution et leurs caractéristiques.  Les FNB s’échangent comme des actions par l’entremise d’un courtier.  Ils reflètent la composition d’un indice (boursier, obligataire, sectoriel, etc.), permettant aux investisseurs de diversifier leur portefeuille.

Mais, contrairement aux fonds communs, les FNB ne sont pas gérés activement par un gestionnaire, ce qui réduit considérablement les frais de gestion.  En général, les frais annuels de gestion varient entre 0,17 % et 0,60 % dépendamment de la catégorie des FNB.

Au Canada, les actifs détenus dans les FNB ont explosé de 5 milliards en 2002, à plus de 31 milliards aujourd’hui.  À elle seule, la famille iShares de Barclays représente 80% du marché.  Les autres joueurs importants sont Claymore et Horizons BetaPro. Au total, il y a 102  FNB d’inscrits à la Bourse de Toronto.  Le FNB le plus populaire au Canada est sans doute iShares LargeCap 60 avec des actifs de 10,2 milliards de dollars. En terme d’actifs sous gestion il suit de  près le plus important fonds commun au Canada, Investors Dividendes Canadiens à 12,4 milliards de dollars.  Du côté des États-Unis, il y a plus de 785 FNB qui représentent des actifs totaux de 700 milliards de dollars. 

Pourquoi les FNB connaissent une telle croissance?  Voici une courte liste des facteurs qui influencent cet engouement :

  • L’un des principaux facteurs demeure leurs frais de gestion modiques.  Les investisseurs sont plus sensibles à l’égard des frais de gestion lorsqu’ils perdent  de l’argent comme ce fut le cas en 2008 et au début de l’année en 2009.
  • L’offre des fournisseurs de FNB est beaucoup plus étendue qu’il y a peine deux ou trois ans.  Les concepteurs des FNB ont le don d’offrir à l’investisseur ce qu’il cherche de façon rapide, transparente et économique.  Par exemple il est très facile pour un investisseur de participer au marché des métaux précieux en se procurant iShares CDN Gold Sector Index Fund (XGD).
  • Certains spéculateurs adorent les FNB à effet de levier (par exemple, 200 % de la croissance de l’indice sous jacent) car ils leur permettent de bonifier davantage les décisions qu’ils prennent.
  • L’engouement des investisseurs vis-à-vis les placements à l’étranger. Souvent les FNB représentent le véhicule de prédilection des gestionnaires pour atteindre de façon simple et rapide ces régions du monde.

Bien que les FNB soient en forte croissance, ils sont loin d’être aussi populaires que les fonds communs de placement.  En fait, les actifs des fonds communs au Canada sont de 700 milliards, soit 22 fois plus important que les FNB.  Mais pour le moment, ce sont les FNB qui ont le vent dans les voiles en connaissant une croissance exponentielle!

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25 juin 2009

L’univers du marché boursier canadien contient plusieurs compagnies oeuvrant dans le domaine de l’immobilier, que ce soit dans le secteur résidentiel, commercial, industriel, propriété pour personnes âgées ou gestion de terrain.  La façon la plus simple et la moins onéreuse de participer au marché de l’immobilier canadien est sûrement d’acheter le fonds négocié en bourse (FNB) iShares CDN REIT Sector Index (symbole XRE à Toronto).  Avec ce FNB, l’investisseur s’assure d’une bonne diversification géographique et de catégories d’immobilier en plus d’obtenir une liquidité immédiate au besoin.

Le fonds iShares CDN REIT Sector Index a chuté de 38% au cours de l’année 2008, avant de rebondir de 14% du 1er janvier 2009 au 22 juin 2009. Les analystes du secteur immobilier calculent régulièrement la valeur des actifs nets (VAN) des compagnies. Il s’agit d’une mesure assez juste de la valeur marchande des propriétés immobilières détenues par l’entreprise. Fait intéressant à noter, la VAN des compagnies est plus élevée que la valeur de l’action comme telle. Les actions se transigent avec un escompte sur la VAN de 20% en moyenne, il est donc plus avantageux pour l’investisseur d’acheter l’action de l’entreprise à la bourse plutôt que d’acquérir les propriétés une à une sur le marché privé.

Le marché de l’immobilier au Canada a été beaucoup moins touché que celui des États-Unis. Par exemple, la valeur des maisons résidentielles a baissé de seulement 5%  par rapport à 18% au sud de la frontière. De plus, certaines provinces ont été davantage touchées que d’autre, c’est le cas notamment de l’Alberta. Dans cette province la valeur de l’immobilier résidentiel a baissé de 15% tandis qu’au Québec la valeur a fait du surplace. Cependant, la majorité des analystes pensent que l’immobilier en Alberta offre le potentiel le plus intéressant en terme de rendement.

Enfin, les investisseurs devraient évaluer la possibilité d’inclure des placements immobiliers dans leur portefeuille d’actifs à la bourse à la suite de la baisse spectaculaire survenue en 2008.

(Source : recherche VMD)

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