À l’heure actuelle, plusieurs gouvernements exercent une forte influence sur la devise d’un autre pays, alors que d’autres, dans le contexte d’une reprise économique incertaine, manipulent leur propre devise pour rendre leur économie plus concurrentielle.
Pour les investisseurs, il est devenu impensable de deviner quelle devise prendra de la valeur ou en perdra au cours des prochains mois. Ceux qui voudraient s’aventurer sur ce terrain pourraient bien y laisser leur chemise.
Même avant que ne prévale ce climat d’incertitude économique mondial, spéculer sur une devise était un jeu dangereux pour le petit investisseur. Imaginez! Comment comprendre et contrôler tous les facteurs qui influent sur une devise? Pour mesurer l’ampleur de la tâche, il suffit de penser aux balances commerciales, aux politiques monétaires, aux manipulations de marché, aux imprévisibles événements sociaux, économiques et politiques susceptibles de modifier la valeur d’une devise par rapport à une autre.
Boursicoter en vendant ou en achetant des actions semble être un jeu d’enfant, en comparaison de l’activité qui consiste à spéculer sur une devise.
Maintenant, comment, à partir de son domicile, un investisseur pourrait-il gagner son pari et choisir la bonne devise pour investir? S’il réussissait, ce serait sûrement de la chance. On peut gagner à ce jeu une fois, deux fois peutêtre, mais il est très improbable qu’on l’emporte sur une longue période. Si jamais cela vous arrivait, j’aimerais bien vous embaucher!
En fait, nous recommandons plutôt aux investisseurs de se protéger contre les fluctuations des devises. Donc, si vous avez des placements à l’extérieur du Canada dans une monnaie autre que le dollar canadien, vous pourriez opter pour des produits financiers qui se couvrent contre les mouvements de devises. Il est très facile d’acheter ce type de produit : il suffit de penser à des fonds négociés en Bourse (FNB) ou à des fonds communs de placement. Les frais de gestion pour ce type de produit sont négligeables ou inexistants. Si vous optez uniquement pour le plein potentiel de croissance d’un fonds commun de placement ou de l’indice, les mouvements de devises ne nuiront pas au rendement du fonds lui-même. L’impact des changements de devises touchera seulement les résultats des entreprises qui sont vulnérables à ce type d’événement, mais au moins, vos rendements ne souffriront pas de deux manières.
Par exemple, si vous voulez investir dans les 500 plus grandes entreprises aux États-Unis, vous pourriez le faire par le biais du fonds négocié en Bourse SPY, qui ne sera pas couvert, ou du XSP, qui est à l’abri des mouvements de la devise américaine face au huard.
Cependant, si vous ne bénéficiez pas d’une couverture de change, pensez-y avant d’investir à l’étranger. D’ailleurs, la majorité des grandes entreprises se prémunissent elles-mêmes contre les risques de fluctuations des devises afin d’éviter que ces changements ne nuisent à leur bilan. Si cet exercice est bon pour elles, peut-être le sera-t- il aussi pour vous?
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Le rendement d’un bien ne se fait pas selon un simple calcul. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte, dont l’inflation.
Souvent, il nous arrive d’entendre des histoires sur le rendement que certains individus et investisseurs ont obtenu dans le passé. Nous n’avons qu’à penser à nos parents qui disaient «J’ai acheté ma maison 40 000 $ dans les années 1970 et je l’ai revendue 100 000 $ dans les années 1990.» Dans ce cas, ont-ils vraiment fait un rendement de 150 % sur leur mise de fonds, ou plutôt un rendement annuel composé d’environ 5 %?
Le rendement réel est en fait le rendement annuel composé duquel nous devons soustraire l’inflation. Les données récentes de la Banque du Canada indiquent un taux d’inflation de 1,7 %. Donc, si vous avez un Certificat de placement garanti (CPG) offrant un rendement de 3 %, votre rendement réel est de 1,3 %.
Mais pourquoi devrait-on s’intéresser au rendement réel, alors que dans nos poches, notre CPG nous donne un rendement de 3% en intérêt? En fait, vous devez vous y intéresser puisque dans plusieurs années votre argent vaudra moins que ce qu’il vaut aujourd’hui à cause de l’inflation qui vient éroder votre pouvoir d’achat. Rappelez-vous : lorsque vous étiez plus jeune, il en coûtait 0,25 $ pour acheter un jus ou des croustilles. Eh bien, vous voyez maintenant l’impact de l’inflation sur votre budget et votre rendement futurs.
Il est donc primordial, lorsque vous faites une projection de capital ou une planification financière à long terme, d’inclure l’inflation dans vos calculs afin d’obtenir un portrait plus réaliste de votre situation financière et de votre pouvoir d’achat futurs.
Si vous estimez avoirbesoin d’un million dollars dans 20 ans pour vous permettre une retraite confortable et que la valeur de vos actifs est présentement de 200 000 $, vous devrez obtenir un rendement d’environ 8,38 % par an. Si vous anticipé que l’inflation se maintiendra à une moyenne de 2 % pour les mêmes 20 années, alors le rendement réel que vous devrez obtenir sera de 10,38 %.
Revenons donc à l’exemple de nos parents. Puisque, dans les années 1980, l’inflation pouvait atteindre plus de 14 %, le rendement réel que nos parents ont dégagé de la vente de leur maison n’est pas de 5 % annuellement composé. En fait, leur rendement réel a probablement été négatif, c’est-à-dire que l’inflation a érodé leur niveau de vie.
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Avec la plus forte hausse depuis le mois de mars, l’augmentation des ventes au détail en août constitue une bonne nouvelle. Puisqu’il est aussi meilleur que les attentes consensuelles, le gain devrait permettre aux investisseurs de mettre un peu plus de côté les risques de retour en récession. Ainsi, on remarque une nette amélioration des ventes par rapport aux résultats décevants enregistrés récemment. Alors qu’elles s’enlisaient sur une tendance descendante depuis le printemps, les ventes au détail semblent reprendre une trajectoire plus positive.
La saison du retour en classe s’est donc bien amorcée en août. On le remarque surtout du côté des magasins de biens non durables. Ainsi, après quatre mois consécutifs de baisse, les ventes de vêtements ont enfin enregistré une croissance au cours du mois dernier. Il reste à voir si cette augmentation n’est pas en partie due à une hausse des prix des vêtements, car l’indice des prix à la consommation lié à ce type de biens est en forte progression depuis quelques mois. La situation est plus sombre du côté des biens durables où il semble que la réticence des consommateurs à contracter du crédit et les difficultés renouvelées du marché immobilier limitent les ventes auprès des magasins de meubles et de biens électroniques.
Implications : Les ventes au détail ont décidément mieux fait en août qu’au cours des derniers mois. La croissance de la consommation réelle devrait néanmoins être relativement faible au troisième trimestre sans toutefois vouloir revenir en territoire négatif.
source: Études Économiques Desjardins
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Avec les années, nous avons observé que les investisseurs commettent souvent les mêmes erreurs
Voici les erreurs les plus communes, que vous pourrez dorénavant éviter
La base de la réussite en investissement repose sur le respect de son profil d’investisseur et de la juste répartition de ses actifs. Trop souvent, on remarque que les portefeuilles des investisseurs sont surpondérés en actions au détriment des obligations. Pour éviter une telle situation, il faut rééquilibrer son portefeuille de façon périodique. Ainsi, en 2008, quand les actions ont perdu 50 % de leur valeur, un investisseur attentif aurait dû réduire ses positions dans les obligations et racheter des actions pour rééquilibrer son portefeuille. De cette façon, il aurait probablement mieux bénéficié de la remontée rapide des marchés en 2009.
Il ne faut pas confondre «répartition» et «dispersion». Confier ses placements à différentes institutions financières peut s’avérer une très mauvaise stratégie à la longue, puisque personne n’aura jamais la vision globale de votre portefeuille, l’ensemble de vos placements ne sera jamais optimisé et adapté en fonction de votre profil d’investisseur et votre répartition globale d’actifs. Il est souvent préférable d’être un «gros» client à un endroit, plutôt qu’un «petit» client un peu partout. En regroupant tous vos placements à un seul endroit, votre portefeuille sera parfaitement organisé selon votre profil et, en plus, vous économiserez certainement sur vos frais de gestion.
Les investisseurs ont tendance à acheter quand les marchés sont à leur sommet et à vendre quand ils sont au plus bas. Ce comportement est généralement attribué à l’émotion, et au bruit occasionné par les différents médias. Rappelez-vous que les médias ont comme mandat de vendre la nouvelle, alors mieux vaut avoir un regard détaché quand vous les consultez.
Inversement, tenter de jouer avec le marché en synchronisant vos ventes avec les hauts et vos achats avec les bas peut s’avérer dangereux. Vous réussirez peut-être une première fois, ou même une deuxième fois, mais ensuite votre ambition pourrait vous coûter cher. En additionnant tous les frais de gestion pour chacune des transactions, l’impôt à payer et les coûts pour avoir manqué quelques bonnes occasions, vous réaliserez que votre rendement pourrait en souffrir énormément. On rappelle souvent à nos clients qu’investir doit être ennuyant! Plus ce sera «ennuyant», moins vous serez engagé émotivement dans vos décisions. En général, pour les investisseurs particuliers, une stratégie passive est plus payante qu’une stratégie active.
Enfin, l’erreur que nous observons ces temps-ci avec la faiblesse des taux d’intérêt est qu’un grand nombre d’épargnants placent une majorité de leurs avoirs dans des obligations gouvernementales à long terme par souci de sécurité, même si elles offrent des taux très bas. En considérant l’inflation à long terme, votre pécule pourrait valoir beaucoup moins que ce que vous auriez souhaité.
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