Tout le monde connaît cette fable d’Ésope popularisée par Jean de la Fontaine et maintes fois reprise dans le monde des finances personnelles pour illustrer les différents types d’investisseur.
D’un côté, nous avons les personnalités de type fourmi, qui sont plus rigoureuses avec leur épargne et la planification à long terme. De l’autre, on trouve les cigales, qui préfèrent vivre au jour le jour sans trop penser à leur avenir.
Une bonne suggestion de lecture sur ce sujet est le livre Cigale? Fourmi? Les clés d’une bonne relation à l’argent, d’Émilie Devienne, paru en 2011 et qui est un guide d’auto-coaching pour bien vivre avec son porte-monnaie.
Le 29 février est la date limite pour cotiser à votre REER pour 2011. Beaucoup d’investisseurs auront cotisé de façon régulière tout au long de l’année et n’auront pas à faire de nouvelle cotisation. D’autres, comme les cigales, se précipiteront la dernière journée pour effectuer leur cotisation.
De plus, nombreux sont ceux qui effectueront leurs choix de placement à la sauvette. Pourtant, investir dans un REER exige la même réflexion que toute autre décision d’achat. Pour bénéficier d’un rendement satisfaisant, on doit y consacrer tout le temps et tout le sérieux nécessaires, car les sommes versées dans un REER sont généralement placées à long terme et avec l’objectif de se bâtir une retraite intéressante.
Rappelez-vous les règles de base durant votre rencontre avec votre conseiller financier. Il faut bien connaître son profil d’investisseur, sa tolérance au risque et son horizon d’investissement, rester fidèle à son plan d’action et éviter de prendre des décisions sous le coup de l’émotion ou de l’impulsivité.
Votre conseiller peut vous aider là-dedans. Toutefois, il doit connaître votre situation financière et personnelle ainsi que vos objectifs de placement afin de pouvoir faire des recommandations pertinentes. Posez-vous les bonnes questions et préparez-vous avant de faire un investissement.
La période des REER est un bon temps pour rééquilibrer son portefeuille et faire une révision de ses placements. Méfiez-vous des produits à la mode ou des produits qui ont performé dans les derniers mois. Ce sont souvent ces types d’investissement qu’il faut éviter.
Autre différence entre la fourmi et la cigale : l’utilisation du temps dans sa stratégie d’investissement. En prenant l’habitude de cotiser régulièrement à son REER (par exemple, chaque mois), au lieu d’attendre chaque année à la dernière minute, et en cotisant dès votre jeunesse, vous pourrez utiliser la composition des intérêts à votre avantage et ainsi avoir la chance d’accumuler plus d’épargne.
Si votre employeur offre un REER collectif, souscrivez-y, surtout si celui-ci bonifie vos cotisations et prélève vos contributions directement à la source. Vous épargnerez de l’impôt directement, sans attendre le remboursement à la fin de l’année.
Enfin, même si vous cotisez à votre REER à la dernière minute, vous n’êtes pas forcé de choisir un produit de placement aujourd’hui. Vous pouvez le garder en liquidité dans votre REER et prendre le temps nécessaire pour faire le bon choix. En adoptant ainsi un comportement de fourmi, vous obtiendrez certainement de meilleurs résultats!
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Bonne année à tous!
Si l’année dernière a été éprouvante, avec les marchés qui évoluaient en dents de scie, mes prévisions pour les mois à venir sont quand même bonnes. Pour prendre de sages décisions et effectuer des placements pertinents, l’investisseur devra toutefois garder à l’œil cinq facteurs décisifs.
La situation en Europe, qui nous a tenus en haleine l’an dernier, n’est toujours pas stabilisée. La Grèce restera-t-elle au sein de la zone euro? Les mesures d’austérité auront-elles les effets escomptées? Le risque de défaut de paiement de certains pays est-il écarté?
Un boom immobilier, semblable à celui qui a frappé le Japon dans les années 1980 et les États-Unis plus récemment, pourrait se produire en Chine, à la faveur de sa forte croissance intérieure. Déjà, on observe une flambée des prix. Le crédit dans les réseaux secondaires (autres que bancaires traditionnels) et non réglementés gagne en popularité, ce qui inquiète certains analystes.
La menace iranienne de blocus dans le détroit d’Ormuz pourrait provoquer une hausse du prix du brut, ce qui serait préjudiciable à l’économie mondiale. De plus, l’accession au pouvoir de Kim Jong-un en Corée du Nord, la possibilité d’une guerre civile en Irak et l’incertitude politique en Russie constituent des ombres au tableau.
Quel sera le résultat de l’élection de novembre à la présidence des États-Unis? Il ne pas exclu que se répètent à l’avenir les débats sans fin de 2011 sur le relèvement du plafond de la dette et la paralysie qu’ils ont provoquée.
L’Agence internationale de l’énergie émettait récemment un avertissement sérieux : le monde se dirige vers un changement climatique irréversible. L’économie devra démontrer sa capacité à s’adapter pour éviter la catastrophe.
Oups! J’allais oublier la fin du monde le 21 décembre selon le calendrier maya. Mais c’est une autre histoire, qui dépasse mes compétences…
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L’Autorité des marchés financiers a lancé un site destiné aux générations montantes, Tesaffaires.com, dont le but est de développer chez nos jeunes de bonnes habitudes d’épargne et de consommation, qu’ils conserveront à l’âge adulte.
Le portail propose une boîte d’outils en ligne, incluant notamment des calculateurs pour apprivoiser la notion d’intérêt composé ou pour comprendre, chiffres à l’appui, pourquoi il est tellement important de régler rapidement le solde de sa carte de crédit.
Les jeunes y trouveront aussi une série d’astuces adaptées à leur réalité : comment économiser à la rentrée scolaire, comment freiner ses dépenses pendant la période des Fêtes, comment préparer un budget et tenir ses résolutions financières.
Un questionnaire leur permet même de découvrir leur personnalité d’investisseur, ce qui leur sera fort utile quand leur épargne sera suffisante pour qu’ils puissent acheter des placements.
Toute une section du site est réservée aux professeurs, qui pourront y puiser du matériel pour organiser des activités en classe.
Enfin, le site fournit de l’information sur des concours financiers destinés aux jeunes, comme Bourstad, un exercice de simulation boursière qui consiste, pour les participants, à gérer pendant neuf semaines un portefeuille fictif de 100 000 $.
Ce concours annuel, fruit d’une initiative du Collège de Rosemont, connaît un succès croissant et attire un nombre impressionnant de cégépiens.
En cette fin d’année, promouvoir l’éducation financière de nos enfants devrait compter parmi nos priorités. Tesaffaires.com est tout indiqué dans ce contexte.
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La volatilité des indices devient de plus en plus forte, on ne peut le nier.
Pour tenter d’expliquer la volatilité des indices boursiers, nous entendons souvent que les marchés ne sont plus ce qu’ils étaient et que tous les acteurs économiques dépendent aujourd’hui les uns des autres, mondialisation oblige.
Mais, si vous respectez scrupuleusement votre profil d’investisseur, cette volatilité ne devrait pas vous empêcher de dormir. Elle apporte même d’alléchantes occasions qu’il vous suffit de saisir. Car il ne faut pas confondre volatilité et risque.
Actuellement, la situation budgétaire en Grèce et le fléchissement de la croissance en Chine préoccupent les épargnants.
Ce n’est pas la première ni la dernière fois que de telles appréhensions créent de la volatilité (ou de l’instabilité, si vous préférez) et affectent les Bourses à la baisse. Il n’en demeure pas moins que des milliers d’entreprises, partout dans le monde, vont continuer d’encaisser des profits imposants, même si la Grèce faisait faillite ou si la consommation des Chinois diminuait. L’économie n’arrêtera pas de tourner.
La volatilité actuelle est sans doute amplifiée par les manchettes alarmistes des médias, qui ont pour effet d’engendrer de la panique, incitant des investisseurs mal avisés à se débarrasser de leurs actions.
Plus ils sont nombreux à liquider leurs titres, plus les indices fondent. Un cercle vicieux se forme. La peur n’est jamais bonne conseillère. Et c’est généralement quand les prix sont hauts qu’il est logique de vendre.
Si vous éprouvez toujours un certain malaise face à la conjoncture, parlez-en avec votre conseiller. Votre profil n’est peut-être pas bien adapté à votre réalité.
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