17 novembre 2009

De nombreux investisseurs utilisent des stratégies d’investissement en fonction des rendements qu’ils désirent obtenir.

En réalité, c’est l’approche inverse qu’ils devraient favoriser. C’est-à-dire, se concentrer sur la gestion du risque et accepter les rendements qui vont avec leur tolérance aux risques.

Dans un monde idéal, nous aimerions tous obtenir un rendement élevé, sans aucun risque. En réalité, nous savons que pour obtenir un rendement élevé, nous devons investir dans les placements qui impliquent une possibilité de perdre de l’argent sur une période donnée.

Une fois que l’investisseur a identifié sa tolérance aux risques, il est en mesure de choisir une allocation d’actifs (liquidités, obligations et actions) à l’intérieur d’un portefeuille qui lui permettra de maximiser son rendement en fonction de son niveau de confort des fluctuations.

Il est évident que cette approche n’est pas une théorie hypothétique pour les investisseurs de cette dernière décennie. Les années 2000 nous ont apporté deux marchés baissiers importants à l’intérieur de sept ans. Avez-vous été capable de tenir le coup - ou avez-vous paniqué et ensuite liquidé vos positions? C’est le véritable test de la tolérance aux risques de l’investisseur: la capacité de s’accrocher à ses actions alors qu’elles perdent de la valeur dans l’espoir (basé sur l’histoire) qu’elles vaudront plus un jour.

Alors posez-vous la question suivante : que feriez-vous si votre portefeuille baissait de 10 %, 20 % ou 40 % par rapport à son niveau actuel? Est-ce que cela changerait votre mode de vie? Si vous êtes à la retraite, pourriez-vous compter sur d’autres sources de revenus, ou devrez-vous retourner sur le marché du travail (et comment vous sentiriez vous à ce moment)? Les réponses à ces questions vous mèneront à bien identifier votre tolérance aux risques. Bref, plus votre tolérance à des baisses de marchés est faible, plus votre portefeuille doit être en obligations.

Une règle du pouce souvent utilisé par les Conseillers en placement est représentée par le tableau suivant :

 Je peux tolérer perdre ______% de mon portefeuille afin d’obtenir un rendement potentiellement plus élevé  % recommandé en action dans mon portefeuille
 35 %  80 %
 30 %  70 %
 25 %  60 %
 20 %  50 %
 15 % 40 %
 10 %  30 %
 5 %  20 %
 0 %  10 %

9 septembre 2009

Le légendaire Warren Buffett essai toujours de respecter deux grands principes de l’investissement : «1- Ne jamais perdre d’argent  2- Ne jamais oublier le 1er principe…»

Certes, beaucoup de principes n’ont pas été respectés dans cette dernière crise, et ce, même pour l’investisseur le plus célèbre de la planète.

À 79 ans, M. Buffett complète sa pire année de sa longue et fructueuse carrière. À un certain moment pendant la crise, il affichait une perte sur papier de plus de 25 milliards de dollars US.  Cette débâcle lui a même fait perdre son titre de l’homme le plus riche au monde (son ami et partenaire de bridge, Bill Gates, lui enlevant ainsi l’honneur, selon le magazine Forbes.)

Et pourtant, très peu d’investisseurs ont su capitaliser sur cette crise comme l’a fait M. Buffett. Après avoir été consulté par le gouvernement américain pour sauver l’industrie financière du pays et après avoir recommandé ouvertement au public américain d’acheter des actions, M. Buffett s’est positionné pour profiter des chaos du marché et ainsi assurer son héritage comme l’un des plus grands investisseurs de tout les temps.

Pour le moment, tout semble  indiquer que M. Buffett a fait les bons investissements au bon moment et son rendement pourrait être très intéressant.  Il a investi des sommes monumentales dans la dernière année et cette crise pourrait donc lui permettre de laisser une dernière empreinte de marque sur son conglomérat, Berkshire Hathaway.

Par ailleurs, la reprise des marchés boursiers des 6 derniers mois a apporté un regain de confiance pour plusieurs investisseurs.  Mais pour M. Buffet, on dénote plutôt certains signes de prudence.  Vers la fin du 2e trimestre, les dernières données provenant de son conglomérat démontrent qu’il vend plus d’actions qu’il achète (selon Bloomberg).  En fait, ses achats d’actions ont baissé au plus bas niveau des 5 dernières années. 

Cette prudence pourrait simplement être le reflet d’un autre de ses grands principes que nous avons abordé dans le pire de la crise au mois de février dernier: «Soyez craintifs quand les autres sont avides, et avides quand les autres sont craintifs».

25 août 2009

Prendre des décisions d’investissement n’est pas facile, cela prend beaucoup de temps et de constance.  Lorsqu’on navigue dans des marchés qui ne pardonnent pas, il faut prendre des décisions de grandes qualités et surtout réduire le nombre d’erreurs.  L’essence de l’analyse des macro tendances est la suivante : oubliez la sélection d’actions ou d’idées « hot » et concentrez-vous sur des décisions macro économiques.  Posez-vous des questions comme : devrais-je être investi dans les actions ou les obligations?  Devrais-je investir aux États-Unis ou dans les pays émergents au lieu de passer tout votre temps à dénicher le prochain Apple?  Les décisions basées sur les macro tendances prennent moins de temps, elles sont moins coûteuses, les différences de rendements sont supérieures et les risques sont moindres.

Par exemple au cours de l’année 2008, le rendement des marchés boursiers mondiaux, selon le MSCI World Index, a été de -40% et pendant ce temps le rendement moyen des obligations canadiennes, selon le Dex Univers, a été de +6%.  Avec un écart de 46%, l’investisseur devrait consacrer beaucoup de temps à surveiller la répartition de son portefeuille entre les actions et les obligations.  Ainsi juste le fait de réduire le poids des actions dans un portefeuille de 10% aurait bonifié le rendement total de 4,6%, ce qui n’est pas négligeable. 

Maintenant comment s’y prendre pour prendre de telles décisions.  Il existe des centaines de données économiques qui peuvent appuyer les décisions macro, mais ce n’est pas le but de les énumérer dans cette chronique. Le simple fait de re-balancer son portefeuille régulièrement entre les obligations versus les actions permet à l’investisseur de prendre des décisions importantes de façon automatique, nous appelons ceci la répartition dynamique d’un portefeuille.  

Bref le monde de l’investissement est très complexe lorsque nous le regardons dans ses moindres détails mais lorsque nous le regardons à vol d’oiseau tout semble plus simple et logique.  Pour ceux et celles qui veulent en connaître davantage sur ces concepts nous vous recommandons le livre écrit par Jack Ablin (Chef des placements pour Harris Private Bank) qui s’intitule « Reading Minds and Markets ».

 (Sources: Thomson One et le livre Reading Minds and Markets)

21 juillet 2009

Les investissements dans les infrastructures peuvent prendre plusieurs formes, dont les infrastructures sociales et collectives comme les bâtisses gouvernementales pour la santé et l’éducation, les routes, les ponts, les pénitenciers et les stades sportifs. Nous avons également les actifs réglementés tels que le transport, la distribution du gaz et de l’électricité, la gestion de l’eau et le traitement des eaux usées. N’oublions pas les actifs payés par les usagers dont les aéroports, les routes à péage, les chemins de fer et les ports.

Investir dans les infrastructures est très populaire pour les gestionnaires de fonds de pension et institutionnels, car cela présente un revenu stable et prévisible. En plus, les infrastructures offrent une protection naturelle contre l’inflation. La majorité des actifs sont assujettis à une réglementation qui lie expressément leurs hausses de revenu à l’inflation (les autoroutes à péage et les centrales électriques, par exemple).

Les investissements dans les infrastructures sont insensibles aux cycles économiques et aux cycles des marchés. Les consommateurs continuent, tout au long des cycles, à utiliser de l’électricité et du gaz naturel, à conduire leurs voitures sur des routes à péage et à se servir d’autres infrastructures essentielles. Ainsi, les infrastructures offrent une diversification accrue car la corrélation des bénéfices des sociétés d’infrastructure est relativement faible vis-à-vis les autres catégories de placement. Par exemple, la corrélation des infrastructures mondiales avec les actions canadiennes n’est que de 0,38. En d’autres termes, quand les actions canadiennes baissent de 10%, les infrastructures baissent de 3,8%.

Il est aussi important de mentionner qu’en période de récession, tous les gouvernements à travers le monde multiplient les investissements dans leurs infrastructures afin de relancer leur économie et de créer de l’emploi.

En terme de rendement historique, le MFC Global Infrastructure Index a réalisé un rendement annuel moyen de 10,47% du 1er janvier 2000 au 31 décembre 2008.  Pour la même période les marchés des actions canadiennes et américaines ont réalisé un rendement annuel moyen de 2,97% et -1,77% respectivement.

Il est possible pour les particuliers de participer aux marchés des infrastructures via un fonds communs de placement sectoriel ou un fonds négocié en bourse qui contient des sociétés d’infrastructures.

(Source: Bloomberg)

 
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