Pour un troisième mois consécutif, le nombre de mises en chantier résidentielles a diminué en juillet. Même si la réduction est moins prononcée que prévu, la tendance demeure sans conteste à la baisse. La disparition graduelle des facteurs temporaires ayant gonflé l’activité au sein du marché immobilier depuis l’automne dernier ainsi que l’entrée en vigueur en avril des nouvelles normes en matière de prêts hypothécaires affectent visiblement les mises en chantier au pays. De plus, l’introduction en juillet de la nouvelle taxe de vente provinciale en Ontario et en Colombie-Britannique a sans doute accentué les difficultés des mises en chantier dans ces deux provinces.
Le ralentissement du marché immobilier semble d’ailleurs se généraliser depuis quelques mois. Le nombre de maisons existantes vendues au pays est en baisse depuis mars dernier et leur prix moyen était en juin à son plus bas niveau depuis août 2009. Pour l’instant, l’indice des prix des logements neufs (soit l’ensemble des habitations neuves construites au pays) est toujours en hausse. Cela ne semble toutefois qu’une question de temps avant qu’un ralentissement soit aussi observé par cette statistique.
Malgré les résultats décevants des derniers mois, il n’est évidemment pas question d’effondrement du marché immobilier canadien, mais plutôt d’une phase de transition entre une période d’activité hors du commun vers une progression plus soutenable à moyen et à long terme. En attendant l’atteinte d’un nouvel équilibre, la contribution de l’investissement résidentiel à la croissance économique sera nettement moins favorable que lors des trimestres précédents.
Source: Études Économiques Desjardins
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Le PIB réel a augmenté de 5,7 % au quatrième trimestre selon la première estimation des comptes nationaux ce qui indique que la reprise se poursuit aux États-Unis.
Toutefois, des gains de plusieurs autres composantes du PIB proviennent en partie de l’appui des mesures gouvernementales de relance.
Tant que la hausse du PIB ne se répercute pas sur l’emploi, les autorités publiques devront continuer à soutenir la relance en espérant que le secteur privé prenne pleinement le relais.
FAITS SAILLANTS
- Augmentation de 5,7 % du PIB au quatrième trimestre.
- La principale source de la forte croissance du PIB est le déstockage moins important effectué par les entreprises.
- La consommation réelle a connu une croissance de 2,0 %.
- L’investissement des entreprises a augmenté de 2,9 %. Cette première hausse depuis le printemps de 2008 est due à une forte croissance de 13,3 % des investissements en équipements et logiciels. La construction non résidentielle continue de se contracter avec un recul de 15,4 %.
- L’investissement résidentiel a augmenté de 5,7 %, un rythme plus lent que la croissance de 18,9 % enregistrée à l’été.
- La croissance des exportations (18,1 %) a été plus forte que celle des importations (10,5 %). Le solde commercial s’est amélioré.
- Les dépenses gouvernementales ont reculé de 0,2 % alors que les dépenses militaires du gouvernement fédéral et les dépenses des États et localités ont diminué. Les dépenses hors défense du gouvernement fédéral ont augmenté de 8,1 %.
- Sur l’ensemble de 2009 (moyenne annuelle), le PIB réel a diminué de 2,4 % après un gain de 0,4 % en 2008. C’est le premier recul annuel du PIB réel depuis 1991et le plus sévère depuis 1946.
Source : Études économique Desjardins
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