Avec l’effervescence de l’économie chinoise, il est bon de faire un retour périodique sur la situation car celle-ci évolue de façon quasi exponentielle.
Dernièrement, on constate que les ventes de voitures ont accéléré en juillet pour atteindre 1,1 million d’unités dans l’ensemble du pays – progression de 64 % d’une année à l’autre – surpassant du coup les ventes de voitures aux États-Unis qui ont atteint 860 000 unités.
Depuis le début de l’année, l’indice boursier chinois figure d’ailleurs parmi les plus performants de la planète avec une hausse de 48%. Les prêts bancaires sont en forte progression dans le pays – hausse de 300% au premier semestre pour atteindre 25% du PIB. La Chine s’est dotée d’un programme d’infrastructure et d’aide à la relance économique colossal équivalant à 16% du PIB et en plus le gouvernement dispose d’une marge de manœuvre additionnelle en cas de besoin.
En 2007, la consommation américaine représentait 30% de la consommation totale du monde entier. La Chine représentait quant à elle que 5,3% de la consommation globale. Il est prévu que la Chine dépassera les Américains en 2020. À ce moment, la consommation des États-Unis et de la Chine représentera 20 % et 21 % respectivement de la consommation globale. La génération des Chinois qui a vu le jour après 1980 changera le portrait de la consommation en Chine. Cette génération, maintenant âgée de 20 à 29 ans, est la catégorie d’âge où les salaires augmentent le plus rapidement. Ils sont mieux éduqués et plus polyvalents quant au type de travail. Cette génération adore les produits griffés et est prête à payer une prime pour ces derniers. Ils passent beaucoup de temps sur internet, ce qui en fait des consommateurs instruits et actifs.
Les programmes gouvernementaux qui ciblent les citoyens vivant en milieu rural est un autre changement important qui pourrait avoir beaucoup d’influence sur la consommation en Chine. Pendant que les salaires en milieu urbain ont beaucoup augmenté, les salaires ont été stagnants en campagne. Le gouvernement met en place un plan agressif de dépenses qui permettra de construire des routes et des moyens de communication efficaces afin d’intégrer ces gens à la croissance. De plus, les fermiers pourront maintenant emprunter aux banques des sommes d’argent en utilisant la valeur de leur terre agricole.
Finalement, il est probable qu’au cours de la prochaine décennie la Chine développera ses propres marques maisons à la Coca-Cola, McDonalds et Google. La Chine démontre très bien que sa croissance économique est durable et soutenue, et qu’elle demeure un incontournable pour les investisseurs à long terme.
(Source : Recherche VMD et Crédit Suisse First Boston)
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À première vue, il est probable que le plan de relance économique de Barack Obama de 825 G$US ne soit pas suffisant pour redémarrer une économie américaine en panne sèche.
Moins de la moitié du plan sera attribuée à l’infrastructure et 300 G$ à des réductions d’impôts aux individus et aux entreprises. Ces économies d’impôts permettront aux contribuables de rembourser leurs dettes ou de dépenser davantage chez Wal-Mart, bénéficiant ainsi à la Chine autant qu’aux États-Unis.
L’année dernière, le gouvernement américain avait fait parvenir aux contribuables des chèques au montant de 600 $US, totalisant près de 150 G$US. L’impact de ce stimulus avait été moins que convaincant. Les ventes au détail ont pu être stabilisées pendant quelques semaines au printemps, juste avant que l’économie américaine entre dans une spirale descendante.
Il semble qu’au moins le quart du plan de relance d’Obama ne sera pas dépensé avant 2011, selon le bureau du Budget du Congrès américain. Le bureau a également affirmé que la majorité du montant de 355 G$ attribué au programme d’infrastructure ne sera pas dépensée avant 2010.
Il ne semble pas y avoir énormément de munition pour stabiliser le marché de l’immobilier qui est la source même du malaise. Selon nous, la clé demeure la stabilisation du prix des maisons en encourageant de nouveaux acheteurs afin que les maisons puissent passer vers des mains fortes et éviter des futurs défauts sur les emprunts hypothécaires. Bref, seulement le temps peut nous dire si le plan de relance est suffisant. Chose certaine, le monde entier est unanime pour dire que le nouveau gouvernement Obama a tout un défi devant lui.
(Source : Recherche – Analyse Quantitative VMD)
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Un budget qui encourage les prêteurs à prêter, les consommateurs à consommer, et les entreprises à investir. Le budget fédéral 2009, présenté ce mardi, vise à stimuler l’économie canadienne afin de contrer les effets de la récession mondiale qui s’aggrave et de la pénurie de crédit qui sévit dans plusieurs régions du monde.
Les grands points à retenir sont les suivants :
Relancer le crédit : Encourager les prêteurs à prêter : Le Cadre de financement exceptionnel fournira jusqu’à 200 G$ aux marchés du crédit afin d’améliorer l’accès au financement pour les consommateurs et les entreprises.
Inciter les consommateurs à consommer : Le budget prévoit un allégement de l’impôt sur le revenu plus élevé des particuliers et un crédit d’impôt temporaire pour la rénovation domiciliaire. Il fait passer à 25 000 $ la limite des emprunts que les titulaires de REER peuvent faire pour financer l’achat d’une maison et il accorde un nouveau crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation.
Aider les entreprises à investir et à dépenser : Des mesures d’encouragement au moyen d’allégements fiscaux à l’achat de machineries et d’équipements, et des réductions accélérées des taux d’imposition des sociétés.
Plus de routes et de ponts : Le gouvernement accordera près de 12 G$ à la stimulation de l’activité économique entourant les projets d’infrastructure.
Les retombées pour les investisseurs : Ce budget ne contient aucune disposition spécifique axée sur l’investisseur comme le compte CELI, qui avait été annoncé dans le budget de l’année précédente. Cependant, il procure des politiques supplémentaires qui visent à assurer la sécurité et la solidité des institutions financières canadiennes, d’autant plus que celles-ci jouent un rôle important dans l’administration des épargnes et des portefeuilles de nombreux Canadiens.
Le budget devrait aider largement à dissiper le malaise que ressentent non seulement les investisseurs, mais aussi les consommateurs. Dans la mesure où il permettra de remettre l’économie canadienne sur la bonne voie, et sur celle de la croissance, on peut dire que ce budget est attrayant pour l’investisseur.
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