25 novembre 2010

De façon générale, en octobre l’évolution des prix à la consommation a été plus rapide que prévu. La variation annuelle de l’IPC total est remontée à 2,4 %, soit le niveau le plus élevé depuis deux ans. Une bonne partie de cette hausse est toutefois attribuable aux modifications apportées à certaines taxes provinciales de vente en juillet. Ainsi, la variation annuelle de l’IPC total serait plutôt de 1,7 % si l’effet des taxes indirectes était exclu.

 Mentionnons également que les résultats d’octobre ont été gonflés par la hausse des impôts fonciers. Cette composante n’est ajustée qu’une fois par année, en octobre, de sorte que son impact sur la variation mensuelle totale est important. À elle seule, la contribution des impôts fonciers à la variation mensuelle de l’IPC total s’élève donc à un peu plus de 0,1 %.

Avec une hausse de 2,3 %, la progression mensuelle des vêtements paraît aussi très importante. Il faut toutefois mentionner que les derniers mois ont été marqués par d’importantes réductions de prix. Ainsi, sur un an, les prix de l’habillement affichent une baisse de 1,6 %.

Enfin, la hausse de 3,3 % des prix de l’essence n’est pas une surprise. Les relevés hebdomadaires des prix à la pompe affichaient une croissance moyenne de 3,2 % durant le mois.

Malgré la progression plus rapide que prévu de l’indice de référence, sa variation annuelle demeure à l’intérieur de la fourchette relativement restreinte (entre 1,5 % et 2,1 %) qui est observée depuis le début de 2009. De plus, nos projections indiquent que l’inflation de référence restera vraisemblablement dans cette zone au cours des prochains mois. Le portrait global de l’inflation est donc toujours le même. Rappelons que l’output gap négatif actuellement observé diminue les pressions haussières sur les prix.

Implications : Les résultats d’aujourd’hui ne changent en rien les perspectives concernant l’inflation au pays. La Banque du Canada a donc toute la marge de manoeuvre voulue pour attendre autant que nécessaire avant de reprendre les hausses de taux d’intérêt directeurs.

Source: Études Économiques Desjardins

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22 novembre 2010

Peut-être avez-vous entendu parler dans les nouvelles économiques de quantitative easing ou, en français, d’assouplissement quantitatif. Mais qu’est-ce que ça mange en hiver?

 En résumé, l’assouplissement quantitatif est une politique monétaire que la Réserve fédérale américaine a décidé d’appliquer pour augmenter la masse monétaire (l’argent en circulation) en rachetant 600 G$ d’obligations fédérales à long terme. Cette politique est généralement préconisée lorsque les autres méthodes pour réguler la masse monétaire ont échoué (par exemple, lorsque le taux directeur, le taux d’escompte ou le taux  interbancaire sont près de ou égal à 0 %). Ce qui est le cas en ce moment.

 Mais est-ce une bonne nouvelle pour l’économie et les consommateurs? Même si l’activité économique semble reprendre du poil de la bête,  l’augmentation du chômage et l’évolution quelque peu bizarre de l’inflation ont poussé la Réserve fédérale à prendre cette initiative. On pourra dire que c’est une bonne nouvelle si cette méthode permet d’assurer un climat propice à stimuler l’économie pendant une période de croissance par des taux d’intérêt bas et un assouplissement du crédit. Ainsi, les  consommateurs et les petites entreprises ressentant moins de pression pour le remboursement de leurs dettes pourront continuer à consommer et donc à stimuler l’économie.

 Toutefois, les risques d’une telle approche peuvent être grands. Un assouplissement de la politique monétaire pourrait créer une pression inflationniste, voire même hyper inflationniste sur l’économie. Cette méthode pourrait, non seulement, entraîner une baisse du dollar américain, mais inciter également les banques commerciales à agir autrement en n’assouplissant pas le crédit de leurs clients. Il est important de demeurer attentif aux conséquences d’une telle mesure.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro22novembre

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19 novembre 2010

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 19 novembre 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :

• La production industrielle américaine a déçu en octobre, mais les ventes au détail ont été plus fortes que prévu.

• États-Unis : les indices manufacturiers régionaux se montrent contradictoires.

• L’inflation de base ralentit davantage aux États-Unis.

• Canada : les ventes des manufacturiers reculent.

• Les ventes des grossistes canadiens ont toutefois augmenté de nouveau en septembre.

• Canada : l’indicateur avancé revient en territoire positif.

• L’Europe et la Chine continuent de préoccuper les investisseurs.

• Les doutes envers la Réserve fédérale nuisent au marché obligataire.

• Le dollar américain profite des tensions financières en Europe.

Source: Études Économiques Desjardins

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8 novembre 2010

On dit depuis maintenant deux ans que les taux ne peuvent continuer de baisser. Si les taux à court terme ont augmenté légèrement depuis quelques mois, les taux à long terme, eux, poursuivent leur descente.

 À l’heure actuelle, un certificat de placement garanti (CPG) ou un dépôt à terme d’une durée de cinq ans procure un maigre 2,85 %! Il n’y a vraiment pas de quoi s’exciter!

Et cette période de faibles taux pourrait bien se prolonger. La Banque du Canada a récemment suspendu son resserrement monétaire, car la reprise économique a ralenti, et les données sur la croissance économique semblent moins bonnes que prévu.

Depuis l’été, la Banque du Canada a augmenté ses taux de 25 points de base à 3 reprises, mais rien ne laisse croire qu’elle augmentera les taux d’intérêt, car l’inflation est maîtrisée. Toutefois, elle le fera si la croissance économique et l’inflation augmentent.

Cette pause, qui s’ajoute à la décision de la Réserve fédérale d’injecter de l’argent neuf dans l’économie afin de stimuler celle-ci, a pour effet d’exercer une pression à la baisse sur les taux à plus long terme. Ainsi, il y a quelques semaines, le taux d’un CPG de cinq ans était de 3 %.

La situation actuelle devrait favoriser encore le marché immobilier. En effet, la baisse des taux hypothécaires de cinq ans fait en sorte que ce marché devrait rester aussi attrayant pour les acheteurs de maisons, car celles-ci demeurent encore abordables. Par contre, si les taux venaient à monter, une pression pourrait s’exercer sur les ménages qui s’inquiéteraient de leurs paiements hypothécaires, ce qui pourrait nuire au marché immobilier à moyen terme.

Selon les études économiques de Desjardins, le taux d’escompte de la Banque du Canada, qui est présentement à 1,25 %, devrait se situer entre 2 % et 2,5 % au dernier trimestre de 2011. Pour ce qui est du taux préférentiel, qui est de 3 %, il devrait osciller entre 3,75 et 4,25 %.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro8novembre

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