18 juin 2010

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 18 juin 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :

• États-Unis : les mises en chantier commencent à refléter la fin du programme de crédit d’impôt.

• Bonne hausse de la production industrielle américaine.

• L’inflation demeure modeste aux États-Unis.

• La compétitivité des entreprises canadiennes se détériore encore malgré la progression de la productivité.

• Canada : les ventes des manufacturiers et des grossistes sont freinées par les difficultés du commerce extérieur en avril.

• Des gains hebdomadaires pour les principaux indices boursiers.

• Émissions d’obligations réussies pour le gouvernement espagnol.

• L’euro remonte à 1,24 $ US.

Source : Études économique Desjardins

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25 mai 2010

Quoique légèrement supérieure au consensus, l’évolution des prix à la consommation en avril est assez conforme aux attentes. La hausse des prix durant le mois est généralisée alors que les aliments forment la seule des composantes principales affichant un recul. Soulignons également que les effets saisonniers ont contribué à gonfler certains prix. Une fois corrigées des fluctuations saisonnières, la hausse mensuelle de l’indice total des prix à la consommation n’est que de 0,1 %. 

À 1,8 %, le taux annuel d’inflation totale se rapproche de la cible médiane de la Banque du Canada (2 %). À court terme, il est toutefois probable que ce dernier diminue quelque peu alors que l’effet de l’importante hausse des prix observée au printemps 2009 disparaîtra du calcul. Cela dit, le mois de juillet sera marqué par un sursaut considérable de l’inflation totale alors que de nouvelles taxes de vente entreront en vigueur en Ontario et en Colombie-Britannique. De plus, la Nouvelle-Écosse a annoncé dans son dernier budget une augmentation de deux points de pourcentage de sa taxe de vente harmonisée pour le 1er juillet 2010. À 15 %, cette dernière sera alors la plus élevée au pays. Dans ces conditions, tout porte à croire que le taux annuel d’inflation totale évoluera, au cours des mois qui suivront, dans la zone supérieure de la fourchette cible de la Banque du Canada(entre 2 % et 3 %).

L’indice de référence de la Banque du Canada, qui exclut non seulement huit des composantes les plus volatiles, mais aussi l’effet des impôts indirects (dont les taxes de vente), fait preuve d’une grande stabilité depuis plus d’un an, une situation qui se poursuivra vraisemblablement au cours des mois à venir.

Implications : Le maintien de l’inflation de référence près de la cible médiane fait en sorte que la politique monétaire basée sur des taux directeurs près de 0 % (soit un taux de -1,6 % une fois exprimé en termes réels) n’est plus appropriée. La demande intérieure est très vigoureuse, comme en témoignent les résultats de mars des ventes au détail publiés ce matin (+2,1 %). À moins d’un dérapage des problèmes sur la scène financière mondiale, la BdC devrait donc commencer à relever ses taux vers un niveau moins expansionniste dès le 1er juin, d’autant plus que la récente faiblesse du huard lui procure une marge de manoeuvre additionnelle.

(Source: Études économiques Desjardins)

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25 mai 2010

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 21 mai 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :

• Nouvelle croissance des mises en chantier aux États-Unis.          

• Recul de l’indice américain des prix à la consommation.

• États-Unis : première baisse mensuelle de l’indicateur avancé en un an.

• Le taux annuel d’inflation totale augmente légèrement au Canada.

• Canada : les ventes des grossistes et des détaillants progressent rapidement.

• Les Bourses et les matières premières plongent de nouveau.

• La faiblesse de l’inflation américaine amplifie les gains du marché obligataire.

• L’euro est passé sous le 1,22 $ US pour la première fois en quatre ans.

Source : Études économique Desjardins

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19 mai 2010

Il y a décidément peu de pressions inflationnistes aux États-Unis. Depuis le début de l’année, les indices de prix ont à peine bougé, et ce, malgré la reprise économique qui se fait de plus en plus apparente. Cette absence de mouvement de prix était déjà identifiée dans nos scénarios; l’ampleur de la crise économique et financière, l’anémie du crédit et la faible utilisation des capacités de production, notamment dans le marché du travail, faisaient que la croissance des prix ne pouvait que ralentir. 

Ce ralentissement prend cependant une autre dimension en avril. On remarque surtout la décélération de l’IPC de base qui a atteint sa plus faible variation annuelle depuis janvier 1966. De plus, la progression mensuelle de l’IPC de base n’a pas dépassé 0,1 % depuis octobre 2009. La stagnation des prix liée au logement est la principale source de ce ralentissement, mais on observe aussi d’autres facteurs, dont notamment une baisse de 0,7 % des prix des vêtements en avril ainsi qu’une diminution de 0,2 % des prix des véhicules. En fait, les prix des biens (excluant l’énergie et les aliments) ont connu le mois dernier leur plus importante baisse mensuelle depuis octobre 2008. C’est donc un renversement de la tendance haussière enregistrée au cours de l’année dernière, qui était due notamment aux prix des véhicules et à l’imposition de nouvelles taxes sur certains produits. 

Implications : Comme prévu, l’inflation de base est finalement passée sous la barre de 1 %. C’est l’approche de ce niveau qui avait tant inquiété les dirigeants de la Réserve fédérale (Fed) en 2004 en faisant craindre une période de véritable déflation. L’absence de pressions haussières sur les prix à la consommation, jumelée à la recrudescence des risques financiers, incitera évidemment la Fed à garder inchangés tout au long de 2010 les taux directeurs. De plus, la faiblesse de l’inflation devrait appuyer le marché obligataire en gardant les taux des obligations fédérales relativement faibles.

(Source : Études économiques Desjardins)

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