1 décembre 2009

Plusieurs analystes et économistes s’intérrogent sur la nécessité de maintenir les taux d’intérêt à des niveaux de « scénario de dépression » sur une période indéterminée.

L’analyse des épisodes passés suggère que les risques sont clairement orientés vers une remontée tardive plutôt que hâtive des taux directeurs. La Réserve fédérale ne montrant aucun empressement à monter les taux d’intérêt, l’inflation contenue devrait permettre aux taux de dix ans de se maintenir dans un corridor serré (entre 3,20 % et 3,60 %) jusqu’à la fin de l’hiver, avec un risque important de traverser la borne inférieure.

Les assises de la reprise économique ne sont pas encore assez solides pour justifier le début d’un resserrement
monétaire. La Fed devrait demeurer prudente et garder inchangés ses taux directeurs au moins jusqu’au dernier
trimestre de 2010.

Quant à la Banque de Canada, tout indique qu’elle maintiendra son engagement de laisser le taux directeur à un seuil de 0,25 % jusqu’en juin 2010. Un scénario d’inflation un peu plus faible que prévu pourrait même l’obliger à repousser les premières hausses à la fin de 2010.

Source : Études économique Desjardins

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20 novembre 2009

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 20 novembre dans les marchés financiers et dans l’économie :

• L’automobile stimule les ventes au détail américaines.
• Les mises en chantier et la production manufacturière ont diminué en octobre aux États-Unis.
• Canada : l’inflation totale revient en territoire positif.
• Canada : les ventes des manufacturiers augmentent de 1,4 % en septembre.
• Les indices boursiers ont atteint de nouveaux sommets pour 2009 avant de retraiter lors des dernières séances de la semaine.
• Le taux des obligations américaines de deux ans s’approche de son creux de décembre dernier.
• Volatilité sur les marchés des devises cette semaine : le dollar américain termine en hausse.

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18 octobre 2009

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 16 octobre dans les marchés financiers et dans l’économie :

• États-Unis : la fin du programme « Cash for Clunkers » plombe les ventes au détail.
• Modeste croissance des prix à la consommation en septembre aux États-Unis.
• La reprise du secteur manufacturier américain se poursuit.
• La confiance des consommateurs américains est en baisse en octobre.
• Canada : le taux annuel d’inflation totale passe à -0,9 %.
• Canada : les ventes des manufacturiers diminuent fortement en août.
• Le Dow Jones a bondi au-dessus de 10 000 points, mais la séance de vendredi est plus difficile.
• Le marché obligataire canadien est en attente de la rencontre de la Banque du Canada.
• Le dollar canadien se rapproche de la parité avec le billet vert.

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12 août 2009

La Réserve Fédérale américaine se prononcera mercredi après-midi sur les taux d’intérêt et sur la santé générale de l’économie.  Il serait très surprenant que la Fed augmente les taux avant plusieurs mois même si les signes d’une reprise se font sentir actuellement. 

En poussant les recherches, on constate qu’au cours de la période suivant les quatre dernières récessions, la Fed n’a jamais augmenté les taux d’intérêt alors que le taux de chômage était en hausse.  La banque centrale a attendu un minimum de 12 mois et une moyenne de 19 mois après le sommet du taux de chômage avant de resserrer le marché du crédit.  

Les derniers chiffres sur l’emplois aux États-unis démontrent une décélération au niveau des pertes d’emplois pour le mois de juillet, mais la masse salariale continue de se contracter à un rythme de 4.2% sur une base annuelle.  

Pour ce qui est de l’inflation, la Fed utilise également plusieurs indicateurs avancés pour détecter les variations et l’évolution des prix.  Avant d’augmenter les taux, celle-ci regarde aussi les signes d’une reprise au niveau des prêts bancaires. Pour le moment, rien ne semble se matérialiser à ce niveau. 

Lorsqu’on analyse le comportement antérieur de la Fed et l’état actuel de l’économie, il est difficile d’imaginer des hausses de taux avant la mi-2010.  Les taux étant presque à 0%, le point de départ pour une remonté est à un niveau historique extrême, mais la taille du dernier choc financier est également extraordinaire. 

Bref, une remonté trop rapide des taux pourrait étouffer l’économie et une remonté trop lente pourrait entraîner la création d’une nouvelle bulle spéculative.  Bernanke et sa troupe doivent donc s’assurer de bien gérer la situation et permettre une reprise durable et soutenue.

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