5 mai 2009

Le vieil adage «vendre en mai et s’en aller» qui incite à vendre tous ses titres boursiers pendant le mois de mai et à partir en vacances jusqu’à l’automne, pourrait ne pas tenir la route cette année.

Une étude basée sur la performance des marchés selon les saisons avait été réalisée par UBS Securities Canada. L’étude démontrait que depuis 1979, l’indice du TSX avait augmenté en moyenne de 11,8 % par an durant la période du 1er novembre au 31 mai, comparativement à une hausse de seulement 1,1 % pour la période du 1er juin au 31 octobre. L’étude concluait que 90 % du rendement boursier annuel était réalisé entre les mois de novembre et mai.

La principale raison pouvant justifier un comportement différent cette année est justement le fait que cette dernière n’a pas été comme les autres. Un grand nombre d’investisseurs ont été secoués depuis un an. Certain ont vendu dans le pire de la tempête en se promettant de réintégrer seulement lorsque tous les problèmes seraient réglés… D’autres, étant sur les lignes de côté, ont été surpris par la vitesse de la remontée des marchés. Ils attendent ainsi un repli pour investir de nouveau.

L’indice du TSX a gagné près de 7 % au mois d’avril alors que le S&P 500 gagnait plus de 10 %. Mais, ce qu’il y a de plus impressionnant, c’est la capacité du marché d’ignorer les mauvaises nouvelles comme les chiffres sur l’emploi et le PIB. Il n’y a pas si longtemps, ces chiffres auraient provoqué une chute importante des marchés.

Cette résilience des marchés démontre un tournant important dans la psychologie des investisseurs. Avec ce que nous avons vécu au cours des 12 derniers mois, il est fort probable que les vieux adages devraient être mis de côté pour le moment.

Depuis les creux de 1932, l’indice du S&P 500 a connu des hausses significatives entre les mois de mai et octobre juste après les 14 marchés baissiers (bear market) de cette période. Bref, si l’histoire se répète, ne soyons donc pas surpris de voir les marchés boursiers continuer leur ascension jusqu’à l’automne.

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3 avril 2009

Les profits moyens des compagnies à l’intérieur de l’indice du TSX connaissent actuellement une baisse importante par rapport à l’année précédente. Alors, comment expliquer le rebond que nous connaissons actuellement dans le marché boursier?

On peut dire, sans trop se tromper, que le marché anticipait le pire. On parlait même de dépression… Or, le marché semble plutôt nous indiquer que ce sera une sévère récession, mais que le ciel ne nous tombera pas sur la tête et qu’il y aura de meilleurs jours à venir.

Avant 2001, on remarquait que les marchés boursiers connaissaient des hausses importantes, surtout à la suite des baisses de taux d’intérêt venant de la Réserve fédérale américaine. Après 2001, les hausses des marchés étaient plutôt le reflet de preuves tangibles d’une croissance des profits des compagnies et d’une croissance économique soutenue.

Les hausses des dernières semaines pourraient simplement représenter un léger regain de confiance dans le système économique plutôt qu’un rebond dans l’économie. Il est encore tôt pour déterminer si le pire de l’économie est derrière nous. Le marché boursier étant un marché d’anticipation, il demeure l’un des meilleurs indicateurs précurseurs de la reprise, et ce, même lorsque les profits des compagnies baissent et que le taux de chômage augmente.

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5 mars 2009

Plusieurs investisseurs ont choisi de continuer à investir dans le marché boursier, ces derniers mois, dans l’espoir de profiter d’une reprise éventuelle. Le résultat est évidemment plus que décevant étant donné les baisses importantes des principales bourses mondiales.

Les questions que plusieurs se posent actuellement sont les suivantes: «Devrais-je vendre mes actions et acheter des obligations ou CPG et attendre la reprise avant d’investir de nouveau?» Ou bien : «Devrais-je maintenir le statu quo et respecter mon plan d’investissement initial?»

Cette décision comporte des conséquences plus grandes qu’on l’imagine.

Prenons l’exemple suivant : au début du mois d’octobre 2007, l’indice du Dow Jones atteint son sommet à 14 164,53. Par la suite, l’indice entame sa descente, perdant 17 % au début du mois de mars 2008. Le marché s’améliore alors fortement, augmentant de près de 5 % au début avril 2008. À la mi-mai, l’indice grimpe de 11 %, retrouvant pratiquement le même sommet que lors des deux mois précédents.

Un investisseur qui aurait vendu ses actions à la fin de 2007 ou au début de 2008 aurait peut-être vu la hausse du marché au printemps de 2008 comme un signal pour investir de nouveau. Tout semblait indiquer que le marché haussier était de retour. Nous savons maintenant que ce n’était pas le cas. L’indice du Dow Jones a plongé de 42 % entre le mois de mai et la fin du mois de novembre 2008.

Plusieurs investisseurs ne sont pas réalistes lorsqu’ils évoquent la possibilité de se retirer du marché afin d’éviter des pertes, puis d’y retourner plus tard lorsque le marché sera à la hausse. Lorsqu’on regarde le passé, il est facile de distinguer les différentes phases, mais c’est très différent en temps réel.

La réalité est que nous n’avons pas de moyen efficace pour prévoir si un rebond dans le marché boursier est une tendance à long terme. Un investisseur peut être tenté d’attendre sur les lignes de côté pendant une période donnée. Mais combien de temps attendra-t-il? Une semaine? Un mois? Ou jusqu’à ce que le prix des actions ait augmenté d’un certain pourcentage? Disons 20 %? Si l’investisseur place son objectif d’entrée trop bas, il risque d’entrer trop tôt dans le marché et connaître de nouvelles pertes. S’il attend trop longtemps, il risque de manquer un rebond important.

Plutôt que de jouer aux devinettes, nous pensons qu’il est préférable d’avoir une allocation d’actifs composée d’actions, d’obligations et de liquidités en lien avec votre tolérance au risque et votre horizon de placement. Mis à part le rééquilibrage périodique, la vente pour pertes fiscales et la maintenance normale du portefeuille (élimination de titres non performants), il est préférable de laisser le temps jouer pour vous et de respecter votre plan d’investissement initial.

Cependant, à travers les fluctuations importantes que nous vivons actuellement, il est possible que l’investisseur découvre que sa tolérance au risque est moins élevée qu’il ne l’évaluait. À ce moment, la nouvelle allocation d’actif devrait être révisée pour refléter le nouveau plan d’investissement.

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