La croissance économique des pays émergents n’est plus un secret pour personne, les investisseurs des pays développés leur accordent de plus en plus d’importance. La valeur de leurs actions a augmenté considérablement au cours de l’année 2009 par rapport à celles des pays développés (tel qu’illustré sur le tableau plus bas).
Est-ce que 2010 nous réserve un écart de rendement semblable?
Selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), la croissance économique sera plus importante pour les pays émergents. La Chine et l’Inde devraient sortir du peloton avec des croissances économiques prévues de 9 % et de 6,4 % respectivement, par rapport à 3,1 % pour la moyenne des pays développés. Toutefois, la valeur des actions de la majorité des pays émergents reflète déjà la croissance anticipée. L’évaluation des actions, sur base historique, est élevée avec un ratio cours – bénéfice moyen de 16,5 comparé à une moyenne historique de 14,5. Compte tenu de ces évaluations, il serait surprenant de revoir un écart de rendement aussi important en 2010.
Privilégier l’Inde et le Brésil
Selon Bank Credit Analyst (BCA), l’Inde et le Brésil devrait être privilégiés par rapport aux autres pays émergents. Selon eux, des dépenses en capital importantes sont à prévoir au cours des prochaines années. Ces dernières stimuleront davantage leur économie que celle de la Chine par exemple. Selon Goldman Sachs, les dépenses d’infrastructure en Inde atteindront 1 700 milliards de dollar américain au cours de la prochaine décennie, créant ainsi plusieurs opportunités pour les investisseurs. Au Brésil, les secteurs des matières premières et de l’énergie représentent 52 % de la Bourse. Dans un contexte de croissance économique mondiale, ces deux secteurs devraient bien performés en 2010.
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Pays |
Rendement de l’indice en 2009 (converti en dollar canadien) |
Croissance prévue du PIB en 2010 (selon FMI) |
| Brésil |
111,9 % |
3,5 % |
| Russie |
88,9 % |
1,5 % |
| Inde |
74,1 % |
6,4 % |
| Chine |
56,8 % |
9,0% |
| Hong Kong |
34,5 % |
3,5 % |
| Pays développés (MSCI World) |
12,2 % |
3,1 % |
Source: Bank credit analyst, FMI
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Une histoire intéressante s’est déroulée lors des élections en Inde cette semaine. Le parti de droite du Premier ministre Manmohan Singh a consolidé une victoire importante. Son parti a pu prendre 261 sièges des 543 sièges au Parlement. Manquant 11 sièges pour atteindre la majorité, cette victoire est la plus écrasante en près de deux décennies.
En quoi cette victoire est-elle si importante pour l’économie à travers le monde? D’une part, elle confirme la volonté du pays d’accueillir les investissements étrangers, d’augmenter les dépenses en infrastructure et de maintenir le taux de croissance élevé de son PIB. Ainsi, le quasi effondrement du Parti Communiste laisse prévaloir la refonte économique, ce dernier ayant bloqué plusieurs projets au cours des cinq dernières années.
Première étape: réduire la pauvreté
Plus de 700 millions d’Indiens ont exercés leur droit de vote et ont manifesté leur désir pour l’avancement. Plus de 230 millions d’Indiens souffrent encore de malnutritions et la Banque mondiale estime que 41,6% de la population survie avec moins de 1,25$ par jour. La création de richesse ne se fera pas du jour au lendemain. L’Inde désire maintenir un taux de croissance annuel de son PIB à plus de 8% pendant plusieurs années justement dans le but de réduire cette pauvreté.
Il est évident que cette évolution ne sera pas facile. Mais dans un pays où il y a autant de gens qui vivent sans électricité, imaginons la situation dans 10 ou 20 ans. Pour notre part, nous combattons la modernisation (et la réduction de la demande pour nos ressources naturels) en faisant du co-voiturage ou en fermant les lumières une heure plus tôt le soir… Imaginons le fait de faire passer quelques centaines de millions d’Indiens de la pauvreté à la classe moyenne. Avons-nous réellement saisi l’impact sur la demande en ressources? Plusieurs diront qu’il est encore tôt pour l’estimer. Si on se fie à la réaction du marché boursier indien, qui a augmenté de 17% suite à l’annonce de la victoire de M. Singh, les perspectives de croissance et de profits pour les investisseurs semblent très attrayantes.
(Source : Excel Funds Management)
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L’histoire nous démontre que ce sont habituellement les ME qui rebondissent plus rapidement lorsque l’économie reprend son rythme de croissance. Des pays comme le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine (BRIC), mais aussi des pays comme Taiwan et la Corée du Sud sont tous considérés comme des marchés émergents (ME).
Les bourses des ME ont touché leur creux en octobre 2008 contrairement aux indices américains et européens qui, eux, ont touché un nouveau creux en mars 2009. Plusieurs économistes prévoient que l’économie mondiale se stabilisera lors de la deuxième moitié de 2009. Les investisseurs devraient étudier sérieusement la possibilité d’investir dans ces pays en développement.
Quelques points généraux méritent toutefois d’être soulignés lorsqu’on évalue l’économie des ME. D’abord les ME n’ont pas connu de crises bancaires importantes contrairement à celles survenues aux États-Unis et en Europe. Les banques continuent à prêter et la croissance des prêts aux entreprises est maintenue. Les gens ne sont pas surendettés et leur niveau d’épargne est sain depuis plusieurs années. Tous ces facteurs sont propices à une reprise plus rapide et plus importante des indices boursiers des ME.
Du 1er janvier 2009 au 21 avril 2009, les rendements du S&P 500, S&P Europe 350 et de l’indice MSCI Emerging Markets ont été de -8,17 %, -9.55% et +11,34 % respectivement. Donc, déjà, l’écart se creuse en faveur des ME. La meilleure façon d’investir dans ces régions du monde est d’acheter un fonds commun de placement ou d’investir dans un fonds négocié en bourse (FNB).
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