25 octobre 2010

À l’heure actuelle, plusieurs gouvernements exercent une forte influence sur la devise d’un autre pays, alors que d’autres, dans le contexte d’une reprise économique incertaine, manipulent leur propre devise pour rendre leur économie plus concurrentielle.

Pour les investisseurs, il est devenu impensable de deviner quelle devise prendra de la valeur ou en perdra au cours des prochains mois. Ceux qui voudraient s’aventurer sur ce terrain pourraient bien y laisser leur chemise.

Même avant que ne prévale ce climat d’incertitude économique mondial, spéculer sur une devise était un jeu dangereux pour le petit investisseur. Imaginez! Comment comprendre et contrôler tous les facteurs qui influent sur une devise? Pour mesurer l’ampleur de la tâche, il suffit de penser aux balances commerciales, aux politiques monétaires, aux manipulations de marché, aux imprévisibles événements sociaux, économiques et politiques susceptibles de modifier la valeur d’une devise par rapport à une autre.

Boursicoter en vendant ou en achetant des actions semble être un jeu d’enfant, en comparaison de l’activité qui consiste à spéculer sur une devise.

Maintenant, comment, à partir de son domicile, un investisseur pourrait-il gagner son pari et choisir la bonne devise pour investir? S’il réussissait, ce serait sûrement de la chance. On peut gagner à ce jeu une fois, deux fois peutêtre, mais il est très improbable qu’on l’emporte sur une longue période. Si jamais cela vous arrivait, j’aimerais bien vous embaucher!

En fait, nous recommandons plutôt aux investisseurs de se protéger contre les fluctuations des devises. Donc, si vous avez des placements à l’extérieur du Canada dans une monnaie autre que le dollar canadien, vous pourriez opter pour des produits financiers qui se couvrent contre les mouvements de devises. Il est très facile d’acheter ce type de produit : il suffit de penser à des fonds négociés en Bourse (FNB) ou à des fonds communs de placement. Les frais de gestion pour ce type de produit sont négligeables ou inexistants. Si vous optez uniquement pour le plein potentiel de croissance d’un fonds commun de placement ou de l’indice, les mouvements de devises ne nuiront pas au rendement du fonds lui-même. L’impact des changements de devises touchera seulement les résultats des entreprises qui sont vulnérables à ce type d’événement, mais au moins, vos rendements ne souffriront pas de deux manières.

Par exemple, si vous voulez investir dans les 500 plus grandes entreprises aux États-Unis, vous pourriez le faire par le biais du fonds négocié en Bourse SPY, qui ne sera pas couvert, ou du XSP, qui est à l’abri des mouvements de la devise américaine face au huard.

Cependant, si vous ne bénéficiez pas d’une couverture de change, pensez-y avant d’investir à l’étranger. D’ailleurs, la majorité des grandes entreprises se prémunissent elles-mêmes contre les risques de fluctuations des devises afin d’éviter que ces changements ne nuisent à leur bilan. Si cet exercice est bon pour elles, peut-être le sera-t- il aussi pour vous?

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23 août 2010

Plusieurs investisseurs se tournent vers le marché du pétrole, de l’or ou du café. Acheter et vendre des commodités demande toutefois une formation solide et de l’expérience.

Étant donné la faiblesse des taux d’intérêt et l’incertitude économique qui persiste, plusieurs investisseurs se tournent vers le marché des marchandises (communément appelées commodités dans le jargon financier), telles que le pétrole, l’or ou le café.

Ces matières premières se négocient habituellement sous forme de contrats à terme et nécessitent des connaissances approfondies. Lorsquon achète un contrat à terme, on achète la promesse de livrer la marchandise à un prix déterminé et à une date donnée. Bien sûr, la majorité des investisseurs vendent leur contrat avant livraison, car ils ne sauraient que faire d’une cargaison de barils de pétrole!

Une solution de rechange intéressante est accessible grâce aux nombreux fonds négociés en Bourse (FNB) composés de contrats à terme liés à une commodité quelconque. À première vue, ce véhicule de placement (FNB) peut sembler évident et facile à comprendre. Par exemple, on pourrait présumer que si le prix du pétrole augmente, le FNB composé de contrats à terme liés au pétrole devrait augmenter aussi. Or, les faits démontrent que ce n’est pas toujours le cas. Ainsi, les investisseurs peuvent se faire piéger dans une trappe appelée l’effet contango.

 Ce phénomène se produit lorsque le gestionnaire achète des contrats à terme pour des mois successifs dont les prix sont progressivement supérieurs à ceux pour les mois de livraison plus proches, cela en partie à cause du coût implicite d’entreposage et d’autres frais liés à la marchandise.

Si vous cherchez une stratégie passive à long terme pour acheter des commodités, les FNB deviennent donc de très mauvais placements. Pour pouvoir bénéficier de tous leurs avantages, il faudrait les négocier sur une base journalière, ce qui devient très dangereux pour les petits investisseurs puisqu’ils risquent de se faire avaler tout rond par les investisseurs professionnels qui jouent sur cette inefficience des marchés. 

Acheter et vendre des commodités demande une formation solide et de l’expérience. Les FNB ont donné à tout le monde la possibilité de négocier des commodités. Toutefois, l’inexpérience et le manque de connaissances pourraient vous ruiner si vous tentez de reproduire le prix au comptant d’une commodité par l’achat et la vente d’indices boursiers. Un investisseur averti en vaut deux.

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20 juillet 2010

Certains investisseurs chevronnés nous le recommandent fortement.

Nicholas Bloom, professeur agrégé au département d’économie de l’Université Stanford dit savoir exactement quoi faire quand les dirigeants et les investisseurs n’achètent pas d’actions. L’ex-conseiller du ministère de l’Économie et des finances britannique, qui en plus d’avoir publié trois études sur l’impact de l’incertitude sur l’économie, a déclaré : « Tout mon argent est sur le marché boursier ». Tandis que l’insécurité accrue peut diminuer la croissance en incitant des sociétés à remettre à plus tard l’investissement et l’embauche, ses études démontrent que l’effet est provisoire. Dans les prochains six mois, la production et l’emploi vont rebondir à mesure que l’anxiété diminuera, dit-il.

Cette recherche fait écho à celle publiée en 1980 par le président de la Réserve fédérale américaine, Ben S. Bernanke, quand il était également enseignant à l’Université Stanford en Californie. La résolution « d’incertitude », écrivait-il peut conduire à « un boom de l’investissement » par les entreprises.

D’ailleurs, James Paulsen, stratège chez Wells Capital Management à Minneapolis et Joseph Quinlan, chef de marché et stratège chez US Trust, Bank of America Private Wealth Management à New York, ont fait le pari que les études de Bloom seront exactes. Paulsen, dont l’entreprise gère environ 375 milliards de dollars, prévoit que l’indice Standard & Poor’s 500 terminera l’année entre 1300 et 1350. Quinlan, qui contribue à superviser près de 308 milliards de dollars, prévoit quant à lui une augmentation à 1250. Depuis hier, l’indice a diminué de 10 % par rapport à son sommet en avril, pour clôturer à 1095,34, même après avoir augmenté de 7,1 % durant les six derniers jours de bourse. L’indice MSCI Monde va dans la même direction en reculant également de 10,7 pour cent en dessous de son sommet atteint en avril, alors que les investisseurs déménageaient des sommes provenant d’actions en obligations.

Pourquoi cette baisse? Les derniers évènements mondiaux ont donné la frousse à plus d’un investisseur. Notamment, la crise de la dette souveraine en Europe et les doutes sur la capacité des décideurs du monde entier à réorienter et à relancer leurs économies dans le sillage de la récession 2008-2009 à travers le monde entier.

Source : Bloomberg, 14 juillet 2010

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28 juin 2010

Pendant que nous serons en vacances, comment notre économie se comportera-t-elle? Voilà une question intéressante pour nos investissements qui, eux, continueront de travailler! Après un premier semestre 2010 mouvementé, notamment à cause de l’incertitude économique engendrée par les déboires financiers de quelques pays d’Europe, comment l’année devrait-elle se terminer?

 Selon les économistes de Desjardins (Études économiques Desjardins), le Canada devrait montrer une performance enviable en 2010, avec un PIB réel en hausse de 3,6 %. Les estimations pour le Québec illustrent une croissance de 3,0 % en 2010. L’ensemble des pertes de production et d’emplois occasionnées par la dernière récession a été récupéré, et le Québec amorce maintenant une phase d’expansion. Pour 2011, la croissance du PIB réel devrait être de 3,0 % pour le Canada et de 2,5 % pour le Québec.

Beaucoup d’investisseurs sont encore frileux à l’idée d’investir en Bourse ou désirent encore vendre leurs actions pour acheter des obligations. Cela pourrait constituer une grave erreur, puisque les prévisions de croissance pour le S&P/TSX (Bourse de Toronto) laissent croire que celui-ci terminera l’année 2010 en hausse de 11,5 % avant de renchérir d’un autre 9,4 % en 2011.

Alors que les taux obligataires fédéraux de 10 ans ont atteint un plancher historique et que la majorité des analystes s’attendent à une remontée des taux d’intérêt dans un avenir rapproché, investir dans des obligations pourrait être très coûteux. Non seulement en intérêts futurs, mais aussi en perte en capital. Surtout si on achète des obligations à long terme, car on sait que lorsque les taux d’intérêt montent, les valeurs des obligations diminuent.

En ce qui concerne notre devise, il en coûtera probablement moins cher pour un Canadien de passer des vacances aux États-Unis. Les écarts entre les taux d’intérêt des deux pays devraient favoriser notre dollar. Les études économiques prévoient aussi que nos voisins du sud afficheront une performance globale de 3,0 % en 2010, mais que leur croissance économique retraitera à 2,8 % en 2011.

Malgré leurs déboires, les Européens pourront profiter de la faiblesse de l’euro pour améliorer leurs exportations, ce qui devrait avoir un impact positif sur certains pays.

Comme quoi vous pourrez prendre vos vacances la tête tranquille.

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