De façon générale, en octobre l’évolution des prix à la consommation a été plus rapide que prévu. La variation annuelle de l’IPC total est remontée à 2,4 %, soit le niveau le plus élevé depuis deux ans. Une bonne partie de cette hausse est toutefois attribuable aux modifications apportées à certaines taxes provinciales de vente en juillet. Ainsi, la variation annuelle de l’IPC total serait plutôt de 1,7 % si l’effet des taxes indirectes était exclu.
Mentionnons également que les résultats d’octobre ont été gonflés par la hausse des impôts fonciers. Cette composante n’est ajustée qu’une fois par année, en octobre, de sorte que son impact sur la variation mensuelle totale est important. À elle seule, la contribution des impôts fonciers à la variation mensuelle de l’IPC total s’élève donc à un peu plus de 0,1 %.
Avec une hausse de 2,3 %, la progression mensuelle des vêtements paraît aussi très importante. Il faut toutefois mentionner que les derniers mois ont été marqués par d’importantes réductions de prix. Ainsi, sur un an, les prix de l’habillement affichent une baisse de 1,6 %.
Enfin, la hausse de 3,3 % des prix de l’essence n’est pas une surprise. Les relevés hebdomadaires des prix à la pompe affichaient une croissance moyenne de 3,2 % durant le mois.
Malgré la progression plus rapide que prévu de l’indice de référence, sa variation annuelle demeure à l’intérieur de la fourchette relativement restreinte (entre 1,5 % et 2,1 %) qui est observée depuis le début de 2009. De plus, nos projections indiquent que l’inflation de référence restera vraisemblablement dans cette zone au cours des prochains mois. Le portrait global de l’inflation est donc toujours le même. Rappelons que l’output gap négatif actuellement observé diminue les pressions haussières sur les prix.
Implications : Les résultats d’aujourd’hui ne changent en rien les perspectives concernant l’inflation au pays. La Banque du Canada a donc toute la marge de manoeuvre voulue pour attendre autant que nécessaire avant de reprendre les hausses de taux d’intérêt directeurs.
Source: Études Économiques Desjardins
Popularity: 1% [?]
Tout le monde a déjà entendu parler du compte d’épargne libre d’impôt (CELI). Mais à qui s’adresse-t-il vraiment et quel type de placement est-il préférable d’y investir?
Peut-il convenir autant aux jeunes professionnels qu’aux gens à la retraite ou aux personnes dans la quarantaine? La réponse est fort simple : oui! Car en fait, ce n’est pas l’âge qui importe, mais bien l’utilisation que vous pensez faire du CELI.
Le CELI offre une multitude d’options de placement pouvant répondre aux besoins de chacun. Par exemple, un individu pourrait, à court terme, utiliser son CELI comme compte d’épargne ou encore investir dans des certificats de placement garantis pour se créer une mise de fonds pour acheter une maison. Une personne ayant un horizon de placement plus long pourrait choisir d’investir dans des fonds communs de placement ou des actions. Les actions privilégiées ou les obligations pourraient être une solution intéressante pour ceux qui ont besoin d’un revenu régulier.
Le CELI est une belle initiative du gouvernement pour nous faire épargner et pour contrer le phénomène de l’endettement. Peu importe votre objectif et l’usage que vous faites de votre épargne, les gains, revenus et intérêts obtenus dans un CELI ne seront pas imposables. C’est drôlement mieux qu’une carte de crédit, n’est-ce pas? Petite mise en garde aux investisseurs : si vous négociez des actions dans votre CELI et qu’elles perdent de la valeur, cette perte ne sera pas déductible d’impôt. Comme quoi on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre.
En résumé, le CELI est un excellent outil pour mettre à l’abri de l’impôt vos rendements de placement. Il peut aussi être un bon complément au REER. La question à laquelle nous devons maintenant répondre est donc la suivante : CELI ou REER, lequel choisir? La suite la semaine prochaine.
Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro6avril
Popularity: 3% [?]
C’est la coutume au Québec d’attendre février pour cotiser à son REER. La plupart des institutions financières ont ainsi pris l’habitude de faire leur battage publicitaire REER à cette période de l’année. Ce sont souvent ces publicités qui nous rappellent qu’il est temps de cotiser.
Malheureusement, nous recevons à peu près au même moment notre relevé de compte de carte de crédit couvrant nos achats des Fêtes, en plus du compte de taxes municipales quand on est propriétaire. Comme il peut être difficile de trouver des liquidités, cette tendance à attendre à la dernière minute force plusieurs épargnants à emprunter pour pouvoir cotiser à leur REER.
Soupeser la question
Il faut bien soupeser cette option. En règle générale, emprunter pour cotiser à un REER peut être une stratégie intéressante si le prêt est remboursé en totalité en moins d’un an et si le revenu de l’emprunteur se situe dans une tranche d’imposition supérieure. Il faut se rappeler que cette stratégie ne vise pas à augmenter son endettement, mais à reporter l’imposition à plus tard. De plus, les intérêts sur le prêt ne sont pas déductibles d’impôt.
Cotiser régulièrement
L’effort financier serait certainement moins difficile en cotisant régulièrement à votre REER. Vous pourriez demander à votre employeur de déduire un montant fixe à même votre salaire à chaque période de paie. De plus, si vos cotisations sont faites à la source avant que les gouvernements ne prélèvent leurs impôts, vous serez en affaires!
Vérifiez si un tel programme est offert par votre employeur, vous éviterez ainsi d’avoir à cotiser à la dernière minute. Ainsi, en cette période de l’année où l’on subit les rigueurs de l’hiver, vous éviterez le dilemme entre opter pour le bénéfice à très long terme que procure l’épargne à l’abri de l’impôt et la récompense à court terme, soit s’offrir un voyage dans le sud. Peut-être pourrez-vous profiter des deux?
Popularity: 1% [?]