La naissance d’un enfant amène beaucoup de bonheur et aussi la possibilité de mettre des sous à l’abri de l’impôt.
Depuis 1998, le gouvernement fédéral octroie des portions de subventions pour l’éducation postsecondaire à chaque enfant de moins de 18 ans résidant du Canada et inscrit à un régime d’épargne-études (REEE). Le REEE permet aux parents de verser des contributions, d’être exonérés d’impôts sur les revenus de placement qui seront générés et de bénéficier de subventions gouvernementales. La subvention canadienne pour l’épargne études (SCEE) est de 20 % du montant cotisé annuellement, jusqu’à un maximum de 500 $. L’Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE) est de 10 %, jusqu’à concurrence de 250 $ annuellement.
Un de nos lecteurs nous informait récemment qu’il avait placé 3 500 $ dans le REEE de son nouveau-né en 2010. Toutefois, pour bénéficier du maximum des subventions, soit 750 $ (500 $ + 250 $), il aurait pu ne cotiser que 2 500 $. Même s’il a contribué davantage, il n’obtiendra pas de subventions additionnelles. Ainsi, il aurait été plus avantageux pour lui d’attendre en 2011 pour cotiser le 1 000 $ supplémentaire.
Les placements admissibles au REEE peuvent prendre différentes formes : CPG, fonds communs de placement ou fonds négociés en Bourse, etc. Le principal avantage du REEE est que vous pourrez obtenir un «rendement» immédiat de 30 % sur votre investissement à l’aide des subventions, et ce, malgré les faibles taux d’intérêt en vigueur actuellement, en plus de mettre vos gains à l’abri de l’impôt. L’imposition sur les revenus et les subventions ne débutera qu’au moment où les retraits seront effectués, à condition bien entendu que votre enfant poursuive des études postsecondaires, sans quoi, les subventions devront être remboursées aux gouvernements.
Dans le contexte actuel, il n’est pas nécessaire de prendre des risques inutiles pour atteindre un rendement de 30 % : les subventions suffiront.
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Le CELI (compte d’épargne libre d’impôt) est né en janvier 2009. Depuis, les comparaisons entre ce plan d’épargne et le REER ne font qu’augmenter.
Dans les deux cas, les gains en capitaux, les intérêts et les dividendes ne sont pas imposables. Par contre, le REER se différencie du CELI parce qu’il permet un crédit d’impôt et que les retraits sont imposables.
Prenons l’exemple suivant: supposons que pendant les cinq prochaines années, vous cotisiez le maximum à votre CELI, soit 5 000 $ annuellement dans un placement garanti, au lieu de cotiser à votre REER. À la fin des cinq années, votre CELI vaudra 25 000 $,sans compter les intérêts. Si vous aviez fait le même investissement dans votre REER pendant la même période, sa valeur serait aussi de 25 000$, en plus des intérêts, mais à ce montant s’ajouteraient les remboursements d’impôt annuels. Que cette comparaison soit faites pour 2, 5,10 ou 20 ans, le REER est mathématiquement plus rentable que le CELI si on inclut les remboursements d’impôt. Par contre, il faut aussi tenir compte de vos projets et du moment où vous pensez retirer votre pécule. Le CELI, en cas d’imprévu financier, permet de retirer des montants plus facilement sans qu’on soit imposé.
Si l’objectif de votre épargne est la retraite, le REER est préférable au CELI si vous prévoyez avoir des revenus de retraite inférieurs. Par contre, si votre objectif est de vous créer un fonds d’urgence à court terme, le CELI est une meilleure option.
De façon générale, vos cotisations devraient être privilégiées et maximisées dans un REER. Si un montant supplémentaire est encore disponible pour de l’épargne additionnelle et que votre contribution REER maximale est atteinte, le CELI devient la meilleure solution.
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