Comment mesurer le risque d’insolvabilité d’un État?
L’Italie vit une crise classique de liquidité. Elle ne peut emprunter à un taux équitable à cause des spéculateurs qui s’empressent de vendre ses obligations dans la crainte d’un défaut imminent de paiement.
Normalement, le taux des obligations italiennes portant échéance de 10 ans devait être de 4 % ; or, la spéculation le fait grimper à près de 7 %.
Comment mesurer le risque d’insolvabilité d’un État? En théorie, deux facteurs suffisent à l’établir : le coût du service de la dette et le besoin de refinancement à l’étranger, les deux exprimés en pourcentage du produit intérieur brut (PIB).
Lorsqu’on utilise cette grille d’évaluation, on constate que la Grèce est insolvable, mais pas l’Italie. En fait, à la lumière des données fondamentales, l’écart de rendement entre les obligations italiennes et allemandes (qui servent de référence) devrait avoisiner 2 %, au lieu d’atteindre 5 % comme c’est le cas actuellement.
On le voit : des spéculateurs peuvent pousser un pays à la faillite, sans que la réalité de sa dette le justifie.
Selon moi, le gouvernement italien et l’Union européenne vont annoncer sous peu des mesures visant à rassurer les marchés et à ramener les taux d’intérêt à l’intérieur d’une fourchette raisonnable. Sans quoi, la crise de liquidité pourrait en devenir une de solvabilité…
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La volatilité des indices devient de plus en plus forte, on ne peut le nier.
Pour tenter d’expliquer la volatilité des indices boursiers, nous entendons souvent que les marchés ne sont plus ce qu’ils étaient et que tous les acteurs économiques dépendent aujourd’hui les uns des autres, mondialisation oblige.
Mais, si vous respectez scrupuleusement votre profil d’investisseur, cette volatilité ne devrait pas vous empêcher de dormir. Elle apporte même d’alléchantes occasions qu’il vous suffit de saisir. Car il ne faut pas confondre volatilité et risque.
Actuellement, la situation budgétaire en Grèce et le fléchissement de la croissance en Chine préoccupent les épargnants.
Ce n’est pas la première ni la dernière fois que de telles appréhensions créent de la volatilité (ou de l’instabilité, si vous préférez) et affectent les Bourses à la baisse. Il n’en demeure pas moins que des milliers d’entreprises, partout dans le monde, vont continuer d’encaisser des profits imposants, même si la Grèce faisait faillite ou si la consommation des Chinois diminuait. L’économie n’arrêtera pas de tourner.
La volatilité actuelle est sans doute amplifiée par les manchettes alarmistes des médias, qui ont pour effet d’engendrer de la panique, incitant des investisseurs mal avisés à se débarrasser de leurs actions.
Plus ils sont nombreux à liquider leurs titres, plus les indices fondent. Un cercle vicieux se forme. La peur n’est jamais bonne conseillère. Et c’est généralement quand les prix sont hauts qu’il est logique de vendre.
Si vous éprouvez toujours un certain malaise face à la conjoncture, parlez-en avec votre conseiller. Votre profil n’est peut-être pas bien adapté à votre réalité.
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Plusieurs d’entre vous ont exprimé des préoccupations quant à la situation économique grecque. Selon nos lectures et recherches, nous anticipons que la Grèce sera éventuellement en défaut de paiement puisque sa dette a atteint un niveau démesuré. La Grèce a tout simplement trop de dettes et une restructuration celles-ci est inévitable. À notre avis, la Grèce vit davantage une crise de solvabilité qu’une crise de liquidité comme le prétendent certains gouvernements.
Le Parlement grec vient de voter de nouvelles mesures d’austérité afin d’inciter l’Union européenne et le Fonds monétaire international à libérer une tranche de financement de 12 milliards d’euros (17,2 milliards de dollars canadiens).
Mais, nous sommes en droit de nous demander si tous les efforts qui sont actuellement déployés n’auront comme effet que de reporter à plus tard l’inévitable. À première vue, on pourrait penser qu’une restructuration de la dette serait une catastrophe, mais elle demeure la meilleure solution pour éviter une contamination des autres pays européens en difficulté.
De façon concrète, il ne sera pas facile de rétablir l’équilibre des finances publiques grecques. Pour prendre le contrôle de sa situation budgétaire, la Grèce risque d’être condamnée à longue période de réductions budgétaires, de gels salariaux et à une faible croissance économique.
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Si vous avez des placements à la Bourse et que vous suivez l’actualité, vous êtes probablement intéressé par tout ce qui se passe en Grèce. Les dernières nouvelles politiques et financières ont ébranlé la planète entière en ramenant à la surface les mauvais souvenirs de la dernière crise financière mondiale. La possibilité d’une contagion des autres pays de la zone euro a fait exploser les taux obligataires, en plus d’influencer l’euro à la baisse. Le 2 janvier 2009, acheter un euro coûtait 1,68 $; aujourd’hui, cela coûte environ 1,31 $. C’est une baisse de 22 %.
La faiblesse de l’euro pourrait être salutaire pour l’économie européenne et avoir des impacts bénéfiques au-de-là de l’attrait touristique qu’elle représente. Une devise faible favorisera les exportations et prendra le delais de la demande interne, désavantagée par les hausses récentes de taxes et d’impôts, et par les importantes compressions dans les dépenses de l’État.
La zone euro a profité de la création d’un plan de 700 G€ accordé par ses dirigeants. Toutefois, cette aide n’a permis que d’étouffer le volcan sans l’éteindre complètement. La nervosité est bien réelle sur les places financières, et la volatilité est de retour. Aucune Bourse n’a été épargnée jusqu’ici. Par exemple, durant la semaine du 3 mai, le S&P 500 a chuté de 6,4 %; le S&P/TSX, de 4,4 %; la Bourse de Shanghai, de 6,3 %, et le Nikkei 225, de 7,2 %.
Que faire maintenant? Comme lorsque la dernière crise financière battait son plein, le pire scénario serait de liquider vos actions, surtout si vous avez du temps devant vous. Il faut plutôt profiter de la faiblesse des marchés pour acheter des actions de très grande qualité, notamment dans les secteurs de la technologie, des produits industriels, des métaux et des services financiers.
Il faudrait aussi penser à réduire l’échéance de vos obligations, surtout si ce sont des obligations d’État. Attention de ne pas surpondérer votre portefeuille dans l’or même s’il se négocie à des niveaux records, évitez les émotions, mais surtout rééquilibrez votre portefeuille pour vous positionner en marge d’une éventuelle reprise.
Enfin, comme dirait Warren Buffet, soyez craintif quand les autres sont cupides, et cupide quand les autres sont craintifs. Si vous vendez demain, rappelez-vous que quelqu’un achètera vos placements. Posez-vous la question suivante : préférez-vous être un vendeur ou un acheteur à rabais?
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