21 novembre 2011

Comment mesurer le risque d’insolvabilité d’un État?

L’Italie vit une crise classique de liquidité. Elle ne peut emprunter à un taux équitable à cause des spéculateurs qui s’empressent de vendre ses obligations dans la crainte d’un défaut imminent de paiement.

Normalement, le taux des obligations italiennes portant échéance de 10 ans devait être de 4 % ; or, la spéculation le fait grimper à près de 7 %.

Comment mesurer le risque d’insolvabilité d’un État? En théorie, deux facteurs suffisent à l’établir : le coût du service de la dette et le besoin de refinancement à l’étranger, les deux exprimés en pourcentage du produit intérieur brut (PIB).

Lorsqu’on utilise cette grille d’évaluation, on cons­tate que la Grèce est insolvable, mais pas l’Italie. En fait, à la lumière des données fondamentales, l’écart de rendement entre les obligations italiennes et allemandes (qui servent de référence) devrait avoisiner 2 %, au lieu d’atteindre 5 % comme c’est le cas actuellement.

On le voit : des spéculateurs peuvent pousser un pays à la faillite, sans que la réalité de sa dette le justifie.

Selon moi, le gouvernement italien et l’Union européenne vont annoncer sous peu des mesures visant à rassurer les marchés et à ramener les taux d’intérêt à l’intérieur d’une fourchette raisonnable. Sans quoi, la crise de liquidité pourrait en devenir une de solvabilité…

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8 avril 2011

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 8 avril 2011 dans les marchés financiers et dans l’économie:

• États-Unis : après six hausses consécutives, l’ISM non manufacturier a diminué en mars.

• États-Unis : le crédit à la consommation augmente à nouveau grâce aux prêts octroyés par le gouvernement fédéral.

• Canada : le marché du travail a subi une légère réduction d’emplois.

• Canada : les mises en chantier passent à 188 800 unités.

• Les prix des matières premières poursuivent leur envolée.

• La Banque centrale européenne amorce son resserrement monétaire.

• Les craintes d’inflation pèsent sur les marchés obligataires.

• Le dollar canadien à un sommet de 41 mois à près de 1,05 $ US.

Source: Études Économiques Desjardins

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21 février 2011

Des investisseurs semblent redouter le retour de l’inflation. De manière générale, l’inflation est l’ennemie de l’épargnant.

Depuis un moment, quel­ques composantes de l’Indice des prix à la consommation, dont l’alimentation et les ressources naturelles, ne cessent de grimper. De plus, des investisseurs réorganisent leur portefeuille pour en diminuer l’exposition au risque obliga­taire à long terme : ils semblent redou­ter un retour de l’inflation. Les économistes et autres experts ont donc revu à la hausse leurs prévisions de taux d’intérêt, ce qui influe entre autres choses sur le taux de change.

Qu’est-ce qui provoquerait cette inflation? L’action des gouvernements n’y est certes pas étrangère. Ils continuent d’imprimer de la monnaie pour injecter des milliards dans l’économie, bien que les Bourses aient déjà regagné en bonne partie le terrain perdu pendant la crise de 2008.

La menace inflationniste est-elle bien réelle? Le marché obligataire nous le confirmera avec le temps. Mais si elle se concrétisait, les banques centrales s’empresseraient de relever leur taux d’intérêt pour la juguler, ce qui réduirait d’autant la valeur des obligations, surtout celles à long terme. Les retraités et les investisseurs prudents qui ont choisi de tels titres pour leur sécurité pourraient déchanter!

Même quand l’inflation est sous contrôle, une obligation à long terme présente toujours un certain risque, car personne ne peut prévoir avec certitude l’évolution des prix sur une longue période de temps. De manière générale, l’inflation est l’ennemie de l’épargnant : si elle grimpe, il vous faudra un taux de rendement plus élevé pour compenser la perte de votre pouvoir d’achat.

Elle nuit aussi aux gouvernements, car elle encourage les placements spéculatifs au détriment des investissements productifs, créateurs de vraie richesse. Un pays affichant un taux élevé d’inflation n’est pas nécessairement attirant pour les investissements étrangers. Restons attentifs au mouvement de l’inflation !

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17 mai 2010

La naissance d’un enfant amène beaucoup de bonheur et aussi la possibilité de mettre des sous à l’abri de l’impôt.

Depuis 1998, le gouvernement fédéral octroie des portions de subventions pour l’éducation postsecondaire à chaque enfant de moins de 18 ans résidant du Canada et inscrit à un régime d’épargne-études (REEE). Le REEE permet aux parents de verser des contributions, d’être exonérés d’impôts sur les revenus de placement qui seront générés et de bénéficier de subventions gouvernementales. La subvention canadienne pour l’épargne études (SCEE) est de 20 % du montant cotisé annuellement, jusqu’à un maximum de 500 $. L’Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE) est de 10 %, jusqu’à concurrence de 250 $ annuellement.

Un de nos lecteurs nous informait récemment qu’il avait placé 3 500 $ dans le REEE de son nouveau-né en 2010. Toutefois, pour bénéficier du maximum des subventions, soit 750 $ (500 $ + 250 $), il aurait pu ne cotiser que 2 500 $. Même s’il a contribué davantage, il n’obtiendra pas de subventions additionnelles. Ainsi, il aurait été plus avantageux pour lui d’attendre en 2011 pour cotiser le 1 000 $ supplémentaire.

Les placements admissibles au REEE peuvent prendre différentes formes : CPG, fonds communs de placement ou fonds négociés en Bourse, etc. Le principal avantage du REEE est que vous pourrez obtenir un «rendement» immédiat de 30 % sur votre investissement à l’aide des subventions, et ce, malgré les faibles taux d’intérêt en vigueur actuellement, en plus de mettre vos gains à l’abri de l’impôt. L’imposition sur les revenus et les subventions ne débutera qu’au moment où les retraits seront effectués, à condition bien entendu que votre enfant poursuive des études postsecondaires, sans quoi, les subventions devront être remboursées aux gouvernements.

 Dans le contexte actuel, il n’est pas nécessaire de prendre des risques inutiles pour atteindre un rendement de 30 % : les subventions suffiront.

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