Les investissements dans les infrastructures peuvent prendre plusieurs formes, dont les infrastructures sociales et collectives comme les bâtisses gouvernementales pour la santé et l’éducation, les routes, les ponts, les pénitenciers et les stades sportifs. Nous avons également les actifs réglementés tels que le transport, la distribution du gaz et de l’électricité, la gestion de l’eau et le traitement des eaux usées. N’oublions pas les actifs payés par les usagers dont les aéroports, les routes à péage, les chemins de fer et les ports.
Investir dans les infrastructures est très populaire pour les gestionnaires de fonds de pension et institutionnels, car cela présente un revenu stable et prévisible. En plus, les infrastructures offrent une protection naturelle contre l’inflation. La majorité des actifs sont assujettis à une réglementation qui lie expressément leurs hausses de revenu à l’inflation (les autoroutes à péage et les centrales électriques, par exemple).
Les investissements dans les infrastructures sont insensibles aux cycles économiques et aux cycles des marchés. Les consommateurs continuent, tout au long des cycles, à utiliser de l’électricité et du gaz naturel, à conduire leurs voitures sur des routes à péage et à se servir d’autres infrastructures essentielles. Ainsi, les infrastructures offrent une diversification accrue car la corrélation des bénéfices des sociétés d’infrastructure est relativement faible vis-à-vis les autres catégories de placement. Par exemple, la corrélation des infrastructures mondiales avec les actions canadiennes n’est que de 0,38. En d’autres termes, quand les actions canadiennes baissent de 10%, les infrastructures baissent de 3,8%.
Il est aussi important de mentionner qu’en période de récession, tous les gouvernements à travers le monde multiplient les investissements dans leurs infrastructures afin de relancer leur économie et de créer de l’emploi.
En terme de rendement historique, le MFC Global Infrastructure Index a réalisé un rendement annuel moyen de 10,47% du 1er janvier 2000 au 31 décembre 2008. Pour la même période les marchés des actions canadiennes et américaines ont réalisé un rendement annuel moyen de 2,97% et -1,77% respectivement.
Il est possible pour les particuliers de participer aux marchés des infrastructures via un fonds communs de placement sectoriel ou un fonds négocié en bourse qui contient des sociétés d’infrastructures.
(Source: Bloomberg)
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L’univers du marché boursier canadien contient plusieurs compagnies oeuvrant dans le domaine de l’immobilier, que ce soit dans le secteur résidentiel, commercial, industriel, propriété pour personnes âgées ou gestion de terrain. La façon la plus simple et la moins onéreuse de participer au marché de l’immobilier canadien est sûrement d’acheter le fonds négocié en bourse (FNB) iShares CDN REIT Sector Index (symbole XRE à Toronto). Avec ce FNB, l’investisseur s’assure d’une bonne diversification géographique et de catégories d’immobilier en plus d’obtenir une liquidité immédiate au besoin.
Le fonds iShares CDN REIT Sector Index a chuté de 38% au cours de l’année 2008, avant de rebondir de 14% du 1er janvier 2009 au 22 juin 2009. Les analystes du secteur immobilier calculent régulièrement la valeur des actifs nets (VAN) des compagnies. Il s’agit d’une mesure assez juste de la valeur marchande des propriétés immobilières détenues par l’entreprise. Fait intéressant à noter, la VAN des compagnies est plus élevée que la valeur de l’action comme telle. Les actions se transigent avec un escompte sur la VAN de 20% en moyenne, il est donc plus avantageux pour l’investisseur d’acheter l’action de l’entreprise à la bourse plutôt que d’acquérir les propriétés une à une sur le marché privé.
Le marché de l’immobilier au Canada a été beaucoup moins touché que celui des États-Unis. Par exemple, la valeur des maisons résidentielles a baissé de seulement 5% par rapport à 18% au sud de la frontière. De plus, certaines provinces ont été davantage touchées que d’autre, c’est le cas notamment de l’Alberta. Dans cette province la valeur de l’immobilier résidentiel a baissé de 15% tandis qu’au Québec la valeur a fait du surplace. Cependant, la majorité des analystes pensent que l’immobilier en Alberta offre le potentiel le plus intéressant en terme de rendement.
Enfin, les investisseurs devraient évaluer la possibilité d’inclure des placements immobiliers dans leur portefeuille d’actifs à la bourse à la suite de la baisse spectaculaire survenue en 2008.
(Source : recherche VMD)
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