Nous avons tous entendu les discours d’Obama au sujet des énergies alternatives et des investissements massifs au niveau des énergies propres. Qu’en est il pour les investisseurs qui désirent eux aussi profiter de cette nouvelle tendance «verte» qui n’est pas près de s’essouffler.
En effet, plusieurs compagnies, fonds communs de placement et fonds négociés en Bourse vous offrent la possibilité d’investir dans ce secteur en forte croissance et aussi très embryonnaire. Dans cette chronique nous voulions vous présenter l’une des possibilités qui s’offrent à vous, afin de mieux comprendre les grandes thématiques reliées aux énergies alternatives.
À titre d’exemple, le fonds négociés en bourse Powershares WilderHill Clean Energy Portfolio (symbole : PBW à New York). PBW réplique l’indice WilderHill Clean Energy Index, dans lequel il n’y a que des compagnies oeuvrant dans le domaine des énergies renouvelables et des différentes technologies qui facilitent les solutions «vertes».
Cet indice comporte 52 entreprises situées dans plusieurs pays à travers le monde, mais dont les actions se transigent sur les marchés boursiers américains. Ces entreprises opèrent dans les domaines suivants : énergie éolienne, énergie solaire, l’hydrogène, conversion d’énergie, la géothermie et l’hydroélectricité pour ne nommer que ceux-là.
Concrètement, voici une brève description de quelques-unes des compagnies importantes incluses dans PBW.
1. Broadwind Energy (Symbole : BWEN) : entreprise qui fabrique des tours éoliennes, son chiffre d’affaires est passé de 29 millions en 2007 à 217 millions en 2008 et sa valeur boursière actuelle est de 734 millions (tous les chiffres sont en dollar américain).
2. Trina Solar (TSL) : ce manufacturier fabrique des produits liés à l’énergie solaire, son chiffre d’affaires est passé de 301 millions en 2007 à 831 millions en 2008 et sa valeur boursière actuelle est de 1 milliard.
3. Yingli Solar : cette entreprise chinoise fabrique des panneaux solaires et produits complémentaires. Son chiffre d’affaires est passé de 535 millions en 2007 à 1 milliard en 2008 et sa valeur boursière actuelle est de 1,6 milliard.
4. OM Group (OMG) : ce groupe se spécialise dans la conception de différents produits chimiques qui ultimement servent, entre autres, aux traitements des eaux, à la purification de l’air et à l’énergie portable comme des batteries par exemple. Son chiffre d’affaires est passé de 1 milliard en 2007 à 1,7 milliard en 2008 et sa valeur boursière actuelle est de 906 millions.
Il est important de mentionner que la valeur boursière moyenne des compagnies comprises dans PBW n’est que 200 millions, et à ce niveau nous parlons de petites capitalisations. Donc par définition, la volatilité des petites capitalisations est beaucoup plus importante que celle des grandes capitalisations.
En conclusion, les investisseurs qui désirent investir dans les énergies alternatives devront le faire avec un objectif à long terme tout en acceptant une volatilité plus importante. Bien entendu, ce type de produit ne convient pas à tous les investisseurs.
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Plusieurs investisseurs se concentrent à obtenir un rendement supérieur via la sélection judicieuse de titres individuels. Cependant, il devient difficile pour la plupart de bien diversifier leur portefeuille afin de gérer le risque spécifique des actions individuelles. Certains avancent qu’il faut un minimum de 20 titres pour obtenir une diversification adéquate.
L’analyse approfondie des titres individuels est un exercice coûteux. Pour appliquer l’analyse fondamentale et technique à un titre, il faut des données, du temps et du savoir-faire. De plus, les analyses sont rapidement périmées. Pour pallier ces obstacles, l’investisseur se tourne souvent vers la gestion passive. C’est-à-dire l’achat d’indices boursiers via les fonds négociés en bourse (FNB).
Une manière efficace d’atteindre un juste équilibre entre le rendement et le risque est d’utiliser une stratégie core-satellite. Une telle stratégie combine l’utilisation des FNB et des titres individuels ayant un potentiel élevé de mieux performer que l’indice de référence. Le FNB a pour but de répliquer un indice spécifique et d’assurer qu’une partie du portefeuille soit aligné à cet indice. Les titres spécifiques visent à augmenter le rendement global du portefeuille.
Le but d’une approche core-satellite est de balancer le désir de « battre un indice » et le besoin de contrôler le niveau de risque. Une solide base « core » selon l’allocation d’actif permet d’éviter que les émotions dérangent la raison. Elle permet également de demeurer aligné sur les objectifs à long terme et d’assurer une bonne diversification. Pour ce qui est des titres satellites, ils permettront d’augmenter la performance global du portefeuille lorsque des opportunités se présenteront. Cette méthodologie concorde avec la proposition raisonnable selon laquelle les marchés des capitaux sont très – mais pas parfaitement – efficients.
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Les investissements dans les infrastructures peuvent prendre plusieurs formes, dont les infrastructures sociales et collectives comme les bâtisses gouvernementales pour la santé et l’éducation, les routes, les ponts, les pénitenciers et les stades sportifs. Nous avons également les actifs réglementés tels que le transport, la distribution du gaz et de l’électricité, la gestion de l’eau et le traitement des eaux usées. N’oublions pas les actifs payés par les usagers dont les aéroports, les routes à péage, les chemins de fer et les ports.
Investir dans les infrastructures est très populaire pour les gestionnaires de fonds de pension et institutionnels, car cela présente un revenu stable et prévisible. En plus, les infrastructures offrent une protection naturelle contre l’inflation. La majorité des actifs sont assujettis à une réglementation qui lie expressément leurs hausses de revenu à l’inflation (les autoroutes à péage et les centrales électriques, par exemple).
Les investissements dans les infrastructures sont insensibles aux cycles économiques et aux cycles des marchés. Les consommateurs continuent, tout au long des cycles, à utiliser de l’électricité et du gaz naturel, à conduire leurs voitures sur des routes à péage et à se servir d’autres infrastructures essentielles. Ainsi, les infrastructures offrent une diversification accrue car la corrélation des bénéfices des sociétés d’infrastructure est relativement faible vis-à-vis les autres catégories de placement. Par exemple, la corrélation des infrastructures mondiales avec les actions canadiennes n’est que de 0,38. En d’autres termes, quand les actions canadiennes baissent de 10%, les infrastructures baissent de 3,8%.
Il est aussi important de mentionner qu’en période de récession, tous les gouvernements à travers le monde multiplient les investissements dans leurs infrastructures afin de relancer leur économie et de créer de l’emploi.
En terme de rendement historique, le MFC Global Infrastructure Index a réalisé un rendement annuel moyen de 10,47% du 1er janvier 2000 au 31 décembre 2008. Pour la même période les marchés des actions canadiennes et américaines ont réalisé un rendement annuel moyen de 2,97% et -1,77% respectivement.
Il est possible pour les particuliers de participer aux marchés des infrastructures via un fonds communs de placement sectoriel ou un fonds négocié en bourse qui contient des sociétés d’infrastructures.
(Source: Bloomberg)
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