Plusieurs d’entre vous ont exprimé des préoccupations quant à la situation économique grecque. Selon nos lectures et recherches, nous anticipons que la Grèce sera éventuellement en défaut de paiement puisque sa dette a atteint un niveau démesuré. La Grèce a tout simplement trop de dettes et une restructuration celles-ci est inévitable. À notre avis, la Grèce vit davantage une crise de solvabilité qu’une crise de liquidité comme le prétendent certains gouvernements.
Le Parlement grec vient de voter de nouvelles mesures d’austérité afin d’inciter l’Union européenne et le Fonds monétaire international à libérer une tranche de financement de 12 milliards d’euros (17,2 milliards de dollars canadiens).
Mais, nous sommes en droit de nous demander si tous les efforts qui sont actuellement déployés n’auront comme effet que de reporter à plus tard l’inévitable. À première vue, on pourrait penser qu’une restructuration de la dette serait une catastrophe, mais elle demeure la meilleure solution pour éviter une contamination des autres pays européens en difficulté.
De façon concrète, il ne sera pas facile de rétablir l’équilibre des finances publiques grecques. Pour prendre le contrôle de sa situation budgétaire, la Grèce risque d’être condamnée à longue période de réductions budgétaires, de gels salariaux et à une faible croissance économique.
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La croissance économique des pays émergents n’est plus un secret pour personne, les investisseurs des pays développés leur accordent de plus en plus d’importance. La valeur de leurs actions a augmenté considérablement au cours de l’année 2009 par rapport à celles des pays développés (tel qu’illustré sur le tableau plus bas).
Est-ce que 2010 nous réserve un écart de rendement semblable?
Selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), la croissance économique sera plus importante pour les pays émergents. La Chine et l’Inde devraient sortir du peloton avec des croissances économiques prévues de 9 % et de 6,4 % respectivement, par rapport à 3,1 % pour la moyenne des pays développés. Toutefois, la valeur des actions de la majorité des pays émergents reflète déjà la croissance anticipée. L’évaluation des actions, sur base historique, est élevée avec un ratio cours – bénéfice moyen de 16,5 comparé à une moyenne historique de 14,5. Compte tenu de ces évaluations, il serait surprenant de revoir un écart de rendement aussi important en 2010.
Privilégier l’Inde et le Brésil
Selon Bank Credit Analyst (BCA), l’Inde et le Brésil devrait être privilégiés par rapport aux autres pays émergents. Selon eux, des dépenses en capital importantes sont à prévoir au cours des prochaines années. Ces dernières stimuleront davantage leur économie que celle de la Chine par exemple. Selon Goldman Sachs, les dépenses d’infrastructure en Inde atteindront 1 700 milliards de dollar américain au cours de la prochaine décennie, créant ainsi plusieurs opportunités pour les investisseurs. Au Brésil, les secteurs des matières premières et de l’énergie représentent 52 % de la Bourse. Dans un contexte de croissance économique mondiale, ces deux secteurs devraient bien performés en 2010.
|
Pays |
Rendement de l’indice en 2009 (converti en dollar canadien) |
Croissance prévue du PIB en 2010 (selon FMI) |
| Brésil |
111,9 % |
3,5 % |
| Russie |
88,9 % |
1,5 % |
| Inde |
74,1 % |
6,4 % |
| Chine |
56,8 % |
9,0% |
| Hong Kong |
34,5 % |
3,5 % |
| Pays développés (MSCI World) |
12,2 % |
3,1 % |
Source: Bank credit analyst, FMI
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