20 novembre 2009

Depuis quelques mois sont apparus sur les marchés financiers de nouveaux produits encore très mal connus du public, ce sont les fonds négociés en Bourse à effet de levier et à effet de levier inversé, commercialisé sous les marques Horizon BetaPro. Ces produits se transigent comme des actions et ils sont conçus pour doubler les variations journalières des indices sous-jacents à la hausse ou à la baisse.

Ainsi, selon les lectures du marché, les investisseurs peuvent augmenter leur espérance de rendement en misant sur les hausses ou les baisses de secteurs comme l’énergie, l’or, les ressources naturelles, les services financiers, le S&/TSX composite et bien d’autres.

Toutefois, l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM), anciennement l’ACCOVAM, a émis un communiqué à  l’attention des conseillers en placement concernant l’importance de bien connaître son client et de s’assurer que ces produits se retrouvent entre les mains d’investisseurs comprenant les risques reliés associés.

Ces produits visent à doubler les rendements de l’indice qu’il reproduit. Celà est  vrai à la fin de la première journée de détention de ces fonds. Toutefois, si la détention de ces titres est d’une durée plus grande qu’une journée, les pertes possibles peuvent être abyssales! Il est donc très important de comprendre comment ils fonctionnent.  De plus, les frais de gestion associés à ces fonds sont relativement élevés et viennent réduire ainsi l’espérance de rendement.

Bernard Mooney, dans lesaffaires.com du 2 octobre dernier, nous donne l’exemple suivant :

« Supposons que vous investissiez 100 $ dans trois FNB : le premier est le FNB classique qui reproduit l’indice, le deuxième double le rendement quotidien à la hausse de l’indice (FNB haussier), et le troisième réalise le double de l’inverse de l’indice (FNB baissier).

La première journée, l’indice grimpe de 10 %. Le premier fonds vaut alors 110 $, le deuxième 120 $ (100 $ + 2 X 10 %, soit 20 $) et le troisième 80 $ (100 $ – 2 X 10 %).

Le lendemain, l’indice perd 10 %, ce qui équivaut à un rendement moyen de zéro pour les deux jours. Le FNB classique vaut alors 99 $ (110 $ – 10 %, soit 11 $). Le FNB haussier vaut 96 $ (120 $ – 2 X 10 %, soit 24 $), tout comme le FNB baissier. Si vous répétez cette séquence durant 10 jours, les deux fonds à levier vaudront 81,54 $, tandis que le FNB classique vaudra 95,10 $. Poursuivez cette séquence pendant six mois, et chacun de vos FNB à effet de levier ne vaudra plus que 2,54$.

Pendant que le marché aura fluctué quotidiennement sans reculer durant cette période, vous aurez perdu 97,4 % de votre capital !!! »

Récemment, Valeurs Mobilières Desjardins nous a informés que tous ses conseillers en placement ne pourraient plus solliciter les clients avec ces produits et que seulement des ordres non sollicités seraient acceptés à condition que le client ait signé son octroi à l’attribution d’une partie de son portefeuille à des titres spéculatifs.

Bref, à moins que vous soyez un boursicoteur aguerri ayant une vision à très court terme ou un investisseur institutionnel voulant faire de la couverture de risque, les fonds négociés en Bourse à effet de levier ne sont pas pour vous.

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13 novembre 2009

Avec la popularité grandissante des Fonds négociés en Bourse (FNB), il est intéressant d’examiner leur évolution et leurs caractéristiques.  Les FNB s’échangent comme des actions par l’entremise d’un courtier.  Ils reflètent la composition d’un indice (boursier, obligataire, sectoriel, etc.), permettant aux investisseurs de diversifier leur portefeuille.

Mais, contrairement aux fonds communs, les FNB ne sont pas gérés activement par un gestionnaire, ce qui réduit considérablement les frais de gestion.  En général, les frais annuels de gestion varient entre 0,17 % et 0,60 % dépendamment de la catégorie des FNB.

Au Canada, les actifs détenus dans les FNB ont explosé de 5 milliards en 2002, à plus de 31 milliards aujourd’hui.  À elle seule, la famille iShares de Barclays représente 80% du marché.  Les autres joueurs importants sont Claymore et Horizons BetaPro. Au total, il y a 102  FNB d’inscrits à la Bourse de Toronto.  Le FNB le plus populaire au Canada est sans doute iShares LargeCap 60 avec des actifs de 10,2 milliards de dollars. En terme d’actifs sous gestion il suit de  près le plus important fonds commun au Canada, Investors Dividendes Canadiens à 12,4 milliards de dollars.  Du côté des États-Unis, il y a plus de 785 FNB qui représentent des actifs totaux de 700 milliards de dollars. 

Pourquoi les FNB connaissent une telle croissance?  Voici une courte liste des facteurs qui influencent cet engouement :

  • L’un des principaux facteurs demeure leurs frais de gestion modiques.  Les investisseurs sont plus sensibles à l’égard des frais de gestion lorsqu’ils perdent  de l’argent comme ce fut le cas en 2008 et au début de l’année en 2009.
  • L’offre des fournisseurs de FNB est beaucoup plus étendue qu’il y a peine deux ou trois ans.  Les concepteurs des FNB ont le don d’offrir à l’investisseur ce qu’il cherche de façon rapide, transparente et économique.  Par exemple il est très facile pour un investisseur de participer au marché des métaux précieux en se procurant iShares CDN Gold Sector Index Fund (XGD).
  • Certains spéculateurs adorent les FNB à effet de levier (par exemple, 200 % de la croissance de l’indice sous jacent) car ils leur permettent de bonifier davantage les décisions qu’ils prennent.
  • L’engouement des investisseurs vis-à-vis les placements à l’étranger. Souvent les FNB représentent le véhicule de prédilection des gestionnaires pour atteindre de façon simple et rapide ces régions du monde.

Bien que les FNB soient en forte croissance, ils sont loin d’être aussi populaires que les fonds communs de placement.  En fait, les actifs des fonds communs au Canada sont de 700 milliards, soit 22 fois plus important que les FNB.  Mais pour le moment, ce sont les FNB qui ont le vent dans les voiles en connaissant une croissance exponentielle!

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11 septembre 2009

Plusieurs investisseurs se concentrent à obtenir un rendement supérieur via la sélection judicieuse de titres individuels. Cependant, il devient difficile pour la plupart de bien diversifier leur portefeuille afin de gérer le risque spécifique des actions individuelles. Certains avancent qu’il faut un minimum de 20 titres pour obtenir une diversification adéquate. 

L’analyse approfondie des titres individuels est un exercice coûteux. Pour appliquer l’analyse fondamentale et technique à un titre, il faut des données, du temps et du savoir-faire. De plus, les analyses sont rapidement périmées. Pour pallier ces obstacles, l’investisseur se tourne souvent vers la gestion passive. C’est-à-dire l’achat d’indices boursiers via les fonds négociés en bourse (FNB). 

Une manière efficace d’atteindre un juste équilibre entre le rendement et le risque est d’utiliser une stratégie core-satellite. Une telle stratégie combine l’utilisation des FNB et des titres individuels ayant un potentiel élevé de mieux performer que l’indice de référence. Le FNB a pour but de répliquer un indice spécifique et d’assurer qu’une partie du portefeuille soit aligné à cet indice.  Les titres spécifiques visent à augmenter le rendement global du portefeuille.

Le but d’une approche core-satellite est de balancer le désir de « battre un indice » et le besoin de contrôler le niveau de risque. Une solide base « core » selon l’allocation d’actif permet d’éviter que les émotions dérangent la raison. Elle permet également de demeurer aligné sur les objectifs à long terme et d’assurer une bonne diversification. Pour ce qui est des titres satellites, ils permettront d’augmenter la performance global du portefeuille lorsque des opportunités se présenteront. Cette méthodologie concorde avec la proposition raisonnable selon laquelle les marchés des capitaux sont très – mais pas parfaitement – efficients.

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23 avril 2009

L’histoire nous démontre que ce sont habituellement les ME qui rebondissent plus rapidement lorsque l’économie reprend son rythme de croissance. Des pays comme le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine (BRIC), mais aussi des pays comme Taiwan et la Corée du Sud sont tous considérés comme des marchés émergents (ME).

Les bourses des ME ont touché leur creux en octobre 2008 contrairement aux indices américains et européens qui, eux, ont touché un nouveau creux en mars 2009. Plusieurs économistes prévoient que l’économie mondiale se stabilisera lors de la deuxième moitié de 2009. Les investisseurs devraient étudier sérieusement la possibilité d’investir dans ces pays en développement.

Quelques points généraux méritent toutefois d’être soulignés lorsqu’on évalue l’économie des ME. D’abord les ME n’ont pas connu de crises bancaires importantes contrairement à celles survenues aux États-Unis et en Europe. Les banques continuent à prêter et la croissance des prêts aux entreprises est maintenue. Les gens ne sont pas surendettés et leur niveau d’épargne est sain depuis plusieurs années. Tous ces facteurs sont propices à une reprise plus rapide et plus importante des indices boursiers des ME.

Du 1er janvier 2009 au 21 avril 2009, les rendements du S&P 500, S&P Europe 350 et de l’indice MSCI Emerging Markets ont été de -8,17 %, -9.55% et +11,34 % respectivement. Donc, déjà, l’écart se creuse en faveur des ME. La meilleure façon d’investir dans ces régions du monde est d’acheter un fonds commun de placement ou d’investir dans un fonds négocié en bourse (FNB).

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