Pour une deuxième année consécutive, les marchés boursiers ont été favorables aux investisseurs, et pour une septième année de suite, le Canada a battu le marché boursier américain.
Les éléments qui ont marqué l’économie et le monde de la finance en 2010 sont nombreux. Il y a notamment la reprise économique, qui s’annonce moins rapide que prévu, ainsi que les incertitudes face aux dettes de pays souverains qui continuent d’alimenter les craintes d’une nouvelle récession mondiale. Malgré tout, les marchés boursiers ont affiché un bon rendement en 2010.
Les taux d’intérêt à court et à long terme sont demeurés à des niveaux historiquement bas, tant au Canada qu’aux États-Unis, où la Fed a tout fait pour les empêcher de monter dans le but de relancer un marché de l’emploi déprimé. Le dollar canadien a atteint la parité avec le billet vert. L’inflation est demeurée sous contrôle, alors que l’or a franchi le seuil des 1 400 $US l’once.
En 2011, les marchés connaîtront en principe des moments d’incertitude, mais devraient encore enregistrer des résultats positifs soutenus par une croissance des profits des entreprises. Ne soyons pas surpris d’assister à une augmentation des taux d’intérêt au Canada dès l’été 2011. Il faudra ainsi faire preuve de vigilance et bien observer nos obligations de durée moyenne, pour éviter que nos portefeuilles obligataires ne perdent trop de leur valeur si une hausse des taux d’intérêt se produit. De plus, l’inflation risquant de refaire surface, il sera important de bien protéger son portefeuille contre celle-ci.
Les pays qui ont des problèmes d’endettement importants pourraient voir leur devise affectée, et l’annonce de mauvaises nouvelles pourrait faire plonger leurs marchés boursiers. Finalement, la Chine, qui a instauré une politique monétaire plus restrictive, représente un nouvel élément de risque; en effet, si ce pays réduit sa vitesse de croisière, cela pourrait bien freiner la croissance mondiale.
Bref, 2011 pourrait bien être une autre année des plus intéressantes à suivre. Nous vous donnons donc rendez-vous dans nos prochaines chroniques.
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Comment effectuer de bons placements si on ne dispose pas d’un conseiller pour nous guider? Lorsqu’on décide d’emprunter la voie de l’investissement sans conseils, il faut savoir choisir des routes qui ont fait leurs preuves si on veut éviter les erreurs.
Tout d’abord, il faut diversifier son portefeuille, tant dans le choix des industries que dans celui des secteurs géographiques. Une bonne répartition ne devrait pas surpondérer une industrie en particulier et devrait comprendre plusieurs régions du monde. Une façon de bien diversifier son portefeuille d’actions est d’utiliser des indices boursiers (fonds négociés en Bourse). Ainsi, on réduira considérablement les frais de gestion puisque les indices boursiers sont peu coûteux à détenir.
Réduire de 1 % les frais financiers peut faire toute la différence entre une excellente et une bonne retraite.
En outre, il faut éviter d’investir dans des secteurs ou des entreprises qu’on ne connaît pas ou connaît peu; les fonds de couverture et les produits structurés sont de bons exemples. Il est aussi déconseillé d’investir dans des entreprises qui ont des problèmes financiers ou de mauvais bilans.
Par ailleurs, même si les obligations corporatives ayant de faibles cotes de crédit offrent des rendements un risque important de défaut, surtout en période d’incertitude économique.
Il est important de rééquilibrer son portefeuille au moins une fois par année et de rester fidèle à son plan, à la répartition d’actifs, à ses objectifs et avant tout de respecter son profil d’investisseur.
Vouloir «jouer» le marché à la hausse comme à la baisse est très dangereux. Si vous voulez vendre vos investissements parce vous anticipez que le marché baissera et acheter quand vous pensez qu’il montera, vous risquez de perdre à long terme. Restez fidèle à votre plan et à votre horizon de placement et, surtout, évitez d’être émotif et impulsif.
Ainsi, vous améliorerez grandement votre chance d’obtenir de meilleurs rendements à long terme.
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Une suggestion de lecture pour commencer le printemps, un nouveau livre sur la finance personnelle écrit par le jeune Ramit Sethi : I Will Teach You To Be Rich.
Le titre peut paraître irrévérencieux, mais le blogue du même nom de Ramit Sethi attire en moyenne 200 000 lecteurs par mois et a été cité de nombreuses fois dans Forbes, CNBC, The Wall Street Journal et The New York Times.
Son écriture est intelligente, sa voix est pleine d’attitude et ses idées sont exceptionnellement saines et rafraîchissantes. Son livre qui s’adresse aux jeunes de 35 ans et moins développe une approche pratique sur la maîtrise de ses finances autour de quatre grands axes : l’épargne, le budget, l’investissement et la finance.
Sethi couvre de façon amusante différents sujets, comme par exemple :
# Comment sauver du temps sur la gestion de son argent
# Les légendes urbaines sur les cartes de crédit
# Comment négocier comme un Indien – la conversation commence par «non»
# Pourquoi faire son budget ne doit pas être un exercice inintéressant
# Comment créer de la richesse avec seulement 20 $
# Ce que la plupart des gens ne comprennent pas des taxes
# Comment obtenir un dîner sur le bras d’un président d’entreprise
# Comment éviter le piège à Super Mario Bros en faisant travailler votre épargne plus fort que vous
Selon Sethi, vous n’avez pas à être parfait ou à être un génie pour devenir riche. Suivre son programme de six semaines doit permettre d’atteindre l’indépendance financière. Il vous apprendra comment battre les frais du système bancaire et des cartes de crédit, automatiser ses rentrées d’argent, négocier pour une augmentation et gérer ses prêts étudiants tout en appréciant son café au lait ou ses Manolo Blahnik en dépensant de façon raisonnable.
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