17 septembre 2012

Déçus par le marché des actions, les investisseurs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers les grandes fiducies immobilières.

C’est que ces investisseurs les apprécient non seulement pour les alléchantes distributions qu’elles versent, mais aussi pour la qualité de leur actif et de leur gestion.

Pour illustrer cet engouement, prenons le iShare XRE, un fonds négocié en Bourse, dont le portefeuille inclut des titres de 13 fiducies immobilières canadiennes (RioCan, Calloway, Cominar et Boardwalk, notamment).

En moins de 30 mois, sa valeur unitaire a bondi de 156 %, passant de 6,81 $ le 10 mars 2009 à 17,40 $ le 30 août dernier. En comparaison, l’indice S&P/TSX 60 a progressé de 45 % au cours de la même période. Reste à savoir si les fiducies immobilières pourront afficher d’aussi bons résultats dans les prochaines années…

Comparons le ratio cours-bénéfices des fiducies immobilières avec celui des 30 sociétés de l’indice Dow Jones Canada Total Market qui obtiennent le meilleur rendement et versent le dividende le plus élevé (ces entreprises appartiennent surtout aux secteurs de l’énergie, de la finance, des télécommunications et des services publics).

Historiquement, le ratio cours-bénéfices des fiducies immobilières a toujours été moindre. À l’heure actuelle, il s’apparente à celui du groupe des 30.

En fait, les titres de fiducies immobilières se négocient à un prix équivalant à 17,6 fois le flux de trésorerie provenant de l’exploitation (soit les fonds générés par leurs opérations courantes). Dans le groupe des 30, ce ratio est plutôt de 8,1 fois. Comme on peut le voir, les titres des fiducies immobilières sont pleinement évalués et s’échangent même avec prime, au-dessus de leur valeur nette.

En conséquence, nous recommandons une certaine prudence, en répétant qu’une saine diversification doit toujours prévaloir.

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13 août 2012

Dans le milieu de la finance, on fait généralement une corrélation entre le risque et le rendement : en principe, un placement garanti à 100 % rapporte moins qu’une action, plus sujette aux variations. Est-ce toujours vrai?

Depuis quelques années, des classes d’actifs réputées sûres, comme les obligations des gouvernements, procu­rent un rendement supérieur à celui des titres boursiers, pourtant assortis d’un plus fort degré de risque.

Certains considèrent même cette anomalie comme la nouvelle norme! Leur conclusion est peut-être hâtive. Nous déconseillons d’acheter de telles obligations pour trois raisons. Primo, les taux sont trop bas. Secundo, la fragilité budgétaire de plusieurs gouvernements devrait inciter à la prudence. Tertio, compte tenu de l’inflation, le rendement réel à l’échéance se révèle plutôt négatif.

Bien que la conjoncture actuelle semble l’invalider, la règle de corrélation entre risque et rendement demeure donc valide à long terme.

Par ailleurs, dans le marché boursier, on note une diminution importante des dividendes.

En 2011, le taux de profits versés aux actionnaires des sociétés formant l’indice S&P 500 n’a pas dépassé 28 %, comparativement à 62 % au cours des 140 dernières années. L’apparition de gestionnai­res-vedettes et l’accroissement du nombre de boursicoteurs ont eu pour effet de mettre davantage l’accent sur le gain en capital (ou profit enregistré au moment de la vente d’un titre).

Or, dans le contexte que nous connaissons, un gain en capital n’est pas facile à réaliser.

Cette réalité, combinée au recul des dividendes, ébranle également la règle de corrélation : le rendement obtenu n’est pas à la hauteur du risque encouru.

Les investisseurs (particuliers et institutionnels) ont besoin de revenus. Les sociétés vont devoir réviser leurs politiques de distribution de dividendes pour les ramener à un niveau historiquement normal et rendre les actions plus attrayantes.

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10 janvier 2011

Pour une deuxième année consécutive, les marchés boursiers ont été favorables aux investisseurs, et pour une septième année de suite, le Canada a battu le marché boursier américain.

Les éléments qui ont marqué l’écono­mie et le monde de la finance en 2010 sont nombreux. Il y a notamment la reprise économique, qui s’annonce moins rapide que prévu, ainsi que les incertitudes face aux dettes de pays souverains qui continuent d’alimenter les crain­tes d’une nouvelle récession mon­diale. Malgré tout, les marchés boursiers ont affiché un bon rendement en 2010.

Les taux d’intérêt à court et à long terme sont demeurés à des niveaux historiquement bas, tant au Canada qu’aux États-Unis, où la Fed a tout fait pour les empêcher de monter dans le but de relancer un marché de l’emploi déprimé. Le dollar canadien a atteint la parité avec le billet vert. L’inflation est demeurée sous contrôle, alors que l’or a franchi le seuil des 1 400 $US l’once.

En 2011, les marchés connaîtront en principe des moments d’incertitude, mais devraient encore enregistrer des résultats positifs soutenus par une croissance des profits des entreprises. Ne soyons pas surpris d’assister à une augmentation des taux d’intérêt au Canada dès l’été 2011. Il faudra ainsi faire preuve de vigilance et bien observer nos obligations de durée moyenne, pour éviter que nos portefeuilles obligataires ne perdent trop de leur valeur si une hausse des taux d’intérêt se produit. De plus, l’inflation risquant de refaire surface, il sera important de bien protéger son portefeuille contre celle-ci.

Les pays qui ont des problèmes d’endettement im­portants pourraient voir leur devise affectée, et l’annonce de mauvaises nouvelles pourrait faire plonger leurs marchés boursiers. Finalement, la Chine, qui a instauré une politique monétaire plus restrictive, représente un nouvel élément de risque; en effet, si ce pays réduit sa vitesse de croisière, cela pourrait bien freiner la croissance mondiale.

Bref, 2011 pourrait bien être une autre année des plus intéressantes à suivre. Nous vous donnons donc rendez-vous dans nos prochaines chroniques.

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19 avril 2010

Comment effectuer de bons placements si on ne dispose pas d’un conseiller pour nous guider? Lorsqu’on décide d’emprunter la voie de l’investissement sans conseils, il faut savoir choisir des routes qui ont fait leurs preuves si on veut éviter les erreurs.

Tout d’abord, il faut diversifier son portefeuille, tant dans le choix des industries que dans celui des secteurs géographiques. Une bonne répartition ne devrait pas surpondérer une industrie en particulier et devrait comprendre plusieurs régions du monde. Une façon de bien diversifier son portefeuille d’actions est d’utiliser des indices boursiers (fonds négociés en Bourse).  Ainsi, on réduira considérablement les frais de gestion puisque les indices boursiers sont peu coûteux à détenir.

Réduire de 1 % les frais financiers peut faire toute la différence entre une excellente et une bonne retraite.

En outre, il faut éviter d’investir dans des secteurs ou des entreprises qu’on ne connaît pas ou connaît peu; les fonds de couverture et les produits structurés sont de bons exemples. Il est aussi déconseillé d’investir dans des entreprises qui ont des problèmes financiers ou de mauvais bilans.

Par ailleurs, même si les obligations corporatives ayant de faibles cotes de crédit offrent des rendements un risque important de défaut, surtout en période d’incertitude économique.

Il est important de rééquilibrer son portefeuille au moins une fois par année et de rester fidèle à son plan, à la répartition d’actifs, à ses objectifs et avant tout de respecter son profil d’investisseur.

Vouloir «jouer» le marché à la hausse comme à la baisse est très dangereux. Si vous voulez vendre vos investissements parce vous anticipez que le marché baissera et acheter quand vous pensez qu’il montera, vous risquez de perdre à long terme. Restez fidèle à votre plan et à votre horizon de placement et, surtout, évitez d’être émotif et impulsif.

Ainsi, vous améliorerez grandement votre chance d’obtenir de meilleurs rendements à long terme.

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