4 décembre 2009

Les épargnants conservateurs vivent un véritable dilemme en ce moment. Les placements à court terme ne rapportent à peu près rien. Malheureusement, ils ne devraient pas s’attendre à un allégement de sitôt, étant donné l’engagement de la Banque du Canada et de la Fed à maintenir des taux exceptionnellement bas pendant une période prolongée.

Contrairement à l’année dernière, alors que les craintes de l’effondrement du système financier poussaient à la hausse les taux d’intérêt d’un large éventail de placements obligataires, il devient très difficile par les temps qui courent de trouver des opportunités attrayantes pour les marchés à revenu fixe.

Les obligations de sociétés, qui représentaient des aubaines en début d’année, ont remonté à un tel point que dans de nombreux cas, les rendements sont tombés à leur plus bas niveau depuis les 15 dernières années. La stabilisation du marché du crédit et la perception d’une reprise économique soutenable ont eu pour effet de diminuer à des niveaux très peu attrayants les rendements des dettes plus risqués.

Aux États-Unis, malgré les milliards de dollars de déficit, le rendement des obligations du Trésor 10 ans reste déprimé à environ 3,5 %. Ce phénomène s’explique en partie par la demande insoutenable de la monétisation de la Réserve Fédérale ainsi que par les banques américaines qui empruntent auprès de la Fed à 0 % d’intérêt pour ensuite obtenir un écart de rendement sur les obligations du trésor.

De plus, les Chinois et autres banques centrales étrangères, en dépit de leur mécontentement concernant les politiques monétaires et budgétaires des États-Unis, continuent de réinvestir leurs excédents commerciaux dans des obligations du gouvernement américain. Nonobstant les très mauvaises perspectives à long terme pour les obligations gouvernementales, les États-Unis pour le moment n’ont aucun mal à vendre leurs dettes.

Malgré la diminution importante des rendements des obligations, les investisseurs obligataires ont peut-être avantage à prendre leur mal en patience et à favoriser les placements de qualité à court et moyen terme. On ne peut jamais être certain du moment, mais un ajustement à la hausse important des rendements du marché obligataire se trouve quelque part à l’horizon.

L’intervention de la Réserve fédérale et sa politique de taux directeur à 0 % fourni un « abri » pour le marché obligataire, et cette protection devrait se poursuivre jusqu’en 2010. Par contre, les investisseurs doivent être conscients du fait que le prix des obligations ne reflète peut-être pas la situation réelle des conditions de marché.

Source : Bloomberg

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1 décembre 2009

Plusieurs analystes et économistes s’intérrogent sur la nécessité de maintenir les taux d’intérêt à des niveaux de « scénario de dépression » sur une période indéterminée.

L’analyse des épisodes passés suggère que les risques sont clairement orientés vers une remontée tardive plutôt que hâtive des taux directeurs. La Réserve fédérale ne montrant aucun empressement à monter les taux d’intérêt, l’inflation contenue devrait permettre aux taux de dix ans de se maintenir dans un corridor serré (entre 3,20 % et 3,60 %) jusqu’à la fin de l’hiver, avec un risque important de traverser la borne inférieure.

Les assises de la reprise économique ne sont pas encore assez solides pour justifier le début d’un resserrement
monétaire. La Fed devrait demeurer prudente et garder inchangés ses taux directeurs au moins jusqu’au dernier
trimestre de 2010.

Quant à la Banque de Canada, tout indique qu’elle maintiendra son engagement de laisser le taux directeur à un seuil de 0,25 % jusqu’en juin 2010. Un scénario d’inflation un peu plus faible que prévu pourrait même l’obliger à repousser les premières hausses à la fin de 2010.

Source : Études économique Desjardins

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12 août 2009

La Réserve Fédérale américaine se prononcera mercredi après-midi sur les taux d’intérêt et sur la santé générale de l’économie.  Il serait très surprenant que la Fed augmente les taux avant plusieurs mois même si les signes d’une reprise se font sentir actuellement. 

En poussant les recherches, on constate qu’au cours de la période suivant les quatre dernières récessions, la Fed n’a jamais augmenté les taux d’intérêt alors que le taux de chômage était en hausse.  La banque centrale a attendu un minimum de 12 mois et une moyenne de 19 mois après le sommet du taux de chômage avant de resserrer le marché du crédit.  

Les derniers chiffres sur l’emplois aux États-unis démontrent une décélération au niveau des pertes d’emplois pour le mois de juillet, mais la masse salariale continue de se contracter à un rythme de 4.2% sur une base annuelle.  

Pour ce qui est de l’inflation, la Fed utilise également plusieurs indicateurs avancés pour détecter les variations et l’évolution des prix.  Avant d’augmenter les taux, celle-ci regarde aussi les signes d’une reprise au niveau des prêts bancaires. Pour le moment, rien ne semble se matérialiser à ce niveau. 

Lorsqu’on analyse le comportement antérieur de la Fed et l’état actuel de l’économie, il est difficile d’imaginer des hausses de taux avant la mi-2010.  Les taux étant presque à 0%, le point de départ pour une remonté est à un niveau historique extrême, mais la taille du dernier choc financier est également extraordinaire. 

Bref, une remonté trop rapide des taux pourrait étouffer l’économie et une remonté trop lente pourrait entraîner la création d’une nouvelle bulle spéculative.  Bernanke et sa troupe doivent donc s’assurer de bien gérer la situation et permettre une reprise durable et soutenue.

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20 mars 2009

La Réserve fédérale américaine a surpris les marchés financiers mercredi en annonçant le rachat de 750 G$US de titres adossés à des créances hypothécaires ainsi que le rachat de 300 G$US d’obligations du trésor à long terme.

Acheteur de dernier ressort, la Réserve fédérale injecte actuellement des sommes monumentales dans le marché de l’hypothèque américain (1,45 billion de dollars américains). Le résultat est qu’elle détiendra presque le tiers du 4 billions de dollars américains d’hypothèques émises par les agences d’ici la fin de l’année. Des taux hypothécaire plus bas devraient encourager un nombre important de ménages à loyer à prendre possession d’une nouvelle maison et aider à stabiliser les prix. Mais, avant tout, ce phénomène devrait aider à stabiliser les dépenses de consommation, puisque les détenteurs d’hypothèque actuels pourront se refinancer à de meilleurs taux. Ces économies devraient en principe permettre aux consommateurs de maintenir un certain niveau de consommation.

En 2008, le taux hypothécaire américain moyen était de 6,5 %. Or, si la Réserve fédérale atteint son objectif, qu’elle réussit à baisser le taux des hypothèques sur 30 ans à 4,5 % et que tous les propriétaires peuvent se refinancer, les économies annuelles pour les consommateurs seront de l’ordre de 200 G$US. Les demandes de refinancement pour la semaine se terminant le 13 mars étaient en hausse de 31,2% par rapport à la même semaine en 2008.

Plusieurs sous-estiment la capacité de la Réserve fédérale. Même après avoir baissé les taux d’intérêt à zéro, Ben Bernanke et sa troupe démontrent qu’ils peuvent en faire plus encore pour stabiliser l’économie. Le seul hic à cette pratique d’impression de milliards de billets verts est la notion d’inflation. Ce qui sera difficile, ce sera justement de bien anticiper la reprise économique et de gérer les risques inflationnistes qui suivront éventuellement.

(Source : Recherche VMD)

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