24 février 2010

L’augmentation du taux d’escompte américain (le taux d’intérêt que le gouvernement charge aux banques) la semaine dernière confirme, selon plusieurs, que la Fed entame un long processus de normalisation de sa politique monétaire. Il est certain que la Fed sera très prudente dans ses démarches afin de ne pas perturber les marchés financiers jusqu’à ce que la reprise économique soit plus solide.

La Fed a précisé que la hausse du taux d’escompte représente un ajustement technique et ne signale aucun changement dans les conditions monétaires. Néanmoins, lorsqu’on lit entre les lignes, on peut présumer qu’elle a bon espoir qu’une reprise économique durable est en cours.

La situation économique actuelle cependant laisse toujours prétendre que la première hausse du taux du Fed fund (le taux d’intérêt dont les banques se chargent entre elles) soit peu probable avant la fin de l’année ou au début de 2011.

La Fed ne sera sûrement pas pressée à resserrer le marché du crédit avec le taux de chômage à ces niveaux, des anticipations inflationnistes stables et le crédit bancaire commercial qui ne s’améliore pas.

Lors de la dernière réunion de la Fed en janvier, il a été dit que l’incertitude entourant les perspectives économiques est anormalement élevée. La réticence des consommateurs à consommer et des entreprises à embaucher demeure importante.

Bref, en dépit de la hausse du taux d’escompte, la première hausse du taux du Fed fund ne devrait pas avoir lieu avant plusieurs mois ce qui devrait continuer à favoriser le marché des actions et autres actifs plus risqués.

(Source: BCA Research)

27 janvier 2010

La Fed maintient le taux d’intérêt cible des fonds fédéraux dans une fourchette de 0,00 % à 0,25 %.

- L’économie a continué de prendre des forces, et la détérioration du marché du travail s’estompe. La consommation croît à un rythme modéré, mais elle demeure contenue par les pertes d’emplois, par la croissance molle des revenus, par la baisse de la valeur des maisons et par les difficultés d’obtention du crédit. Les investissements des entreprises en équipements et logiciels semblent remonter, mais leurs investissements immobiliers se contractent encore. Les entreprises ont ramené leurs stocks à un niveau plus approprié face aux ventes. Bien que le crédit se contracte, les conditions financières amènent un appui à la croissance économique.

- La sous-utilisation des capacités de production et la stabilité des anticipations inflationnistes font que l’inflation demeurera modérée.

- La Fed s’attend à ce que les conditions économiques prescrivent des taux directeurs exceptionnellement bas pour
une longue période. Le président de la Fed de Kansas City, Thomas Hoenig, s’est opposé à cette mention, signalant
qu’elle n’était plus nécessaire vu le changement des conditions économiques et financières.

- Dans le cadre de sa politique quantitative, la Fed poursuivra d’ici la fin du premier trimestre ses achats de titres
hypothécaires et d’obligations émises directement par les agences hypothécaires.

EXTRAIT DU COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA RÉSERVE FÉDÉRALE

Information received since the Federal Open Market Committee met in December suggests that economic activity has continued to strengthen and that the deterioration in the labor market is abating. Household spending is expanding at a moderate rate but remains constrained by a weak labor market, modest income growth, lower housing wealth, and tight credit. Business spending on equipment and software appears to be picking up, but investment in structures is still contracting and employers remain reluctant to add to payrolls. Firms have
brought inventory stocks into better alignment with sales. While bank lending continues to contract, financial market conditions remain supportive of economic growth. Although the pace of economic recovery is likely to be moderate for a time, the Committee anticipates a gradual return to higher levels of resource utilization in a context of price stability.

With substantial resource slack continuing to restrain cost pressures and with longer-term inflation expectations stable, inflation is likely to be subdued for some time.

The Committee will maintain the target range for the federal funds rate at 0 to 1/4 percent and continues to anticipate that economic conditions, including low rates of resource utilization, subdued inflation trends, and stable inflation expectations, are likely to warrant exceptionally low levels of the federal funds rate for an extended period. [...]

Source : Études économique Desjardins

6 janvier 2010

3214724263_cb22cb36ce_tCes deux dernières années auront été exceptionnelles pour les marchés boursiers. L’année 2008 nous aura fait vivre le pire marché baissier depuis les années 1930, l’indice du S&P 500 baissant de 57 % par rapport à son sommet. Tandis que 2009 représente le meilleur marché haussier depuis la même période, les actions grimpant de 64 % par rapport à leurs bas du mois de mars.

L’indice du S&P/TSX a sur performé l’indice du S&P 500 avec un rendement près de 35 %, soit le meilleur rendement depuis 1979 par rapport à 26 % pour le S&P 500 (en dollars US). Si l’on ajoute l’appréciation de 17 % du dollar canadien, l’indice du S&P/TSX est en hausse de 58 % en dollars US, soit le meilleur rendement depuis 50 ans. 

Selon nous, la prémisse de 2009 est caractérisée par les gestes concrets et sans précédent de la Fed. Bernanke, qui a fait sa thèse de doctorat sur la grande dépression, a pris les bonnes décisions au bon moment afin de stabiliser le système financier et l’économie. Il a ainsi permis d’éviter que l’histoire se répète. De plus, le plan de relance de la Chine, représentant 16 % de leur PIB, a pu compenser la diminution de la demande des ressources des économies de l’Ouest.

Bref, l’année 2009 nous a fait vivre de fortes émotions. Plus que jamais, cette dernière année nous a démontré l’importance d’une bonne allocation d’actif correspondant à la tolérance aux risques et des objectifs des investisseurs. La diversification, la patience et la discipline ont récompensé plusieurs investisseurs encore cette année.   

(Source : VMD)

17 décembre 2009

L’année 2009, qui a défié les prédictions de nombreux experts, sera mémorable pour plusieurs raisons. Elle évoquera à jamais les images de la volatilité extrême des marchés, la fragilité du système bancaire mondial et de son interdépendance, le rôle crucial de la Fed et des gouvernements, les scandales financiers, et surtout, les plus belles opportunités pour les investisseurs depuis très longtemps.

Il y a plusieurs leçons que nous pouvons tirer de la dernière année. Le légendaire investisseur et milliardaire Warren Buffet, un personnage qui inspire autant les petits que les grands investisseurs, nous les rappelle régulièrement dans ses livres, dans les médias et lors de son assemblé annuel des actionnaires. Voici donc nos 5 leçons préférées :

1. Il n’y a pas de corrélation entre le quotient intellectuel d’un investisseur et sa capacité d’investir. Lorsqu’on possède une intelligence normale, on a simplement besoin d’un tempérament qui nous permettra de contrôler nos émotions. Buffett nous rappel que les émotions et non le dernier rapport de recherche sont souvent la source des mauvaises décisions.

2. Il faut toujours respecter deux grands principes de l’investissement : 1) ne jamais perdre d’argent ; 2) ne jamais oublier le 1er principe…

3. Soyez craintifs quand les autres sont avides, et avides quand les autres sont craintifs.

4. Le marché boursier ne pourra jamais être rationnel. Le fait que les investisseurs auront toujours de la cupidité, de la peur et de l’exubérance sont prévisibles. C’est la séquence qui n’est pas prévisible.

5. Si un investisseur achète périodiquement des actions pour la retraite, il devrait espérer que le marché baisse à l’occasion. Plusieurs investisseurs ne sont pas à l’aise avec les baisses de marché. Ils sont déprimés lorsque les marchés baissent et euphoriques lorsqu’ils montent. Selon M. Buffett, cette réaction ne fait pas de sens. Seulement ceux qui doivent vendre leurs actions prochainement devraient être heureux de voir les hausses. Ceux qui veulent acheter devraient préférer les baisses.

Warren Buffett est le plus grand investisseur de la planète. Il achète des compagnies à rabais pendant que la majorité des gens ont trop peur d’investir. À cause de sa sagesse, sa discipline et son opportunisme, 2009 aura été une très bonne année pour lui. Nous espérons que vous avez pu en profiter vous aussi.

 
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