Bonne année à tous!
Si l’année dernière a été éprouvante, avec les marchés qui évoluaient en dents de scie, mes prévisions pour les mois à venir sont quand même bonnes. Pour prendre de sages décisions et effectuer des placements pertinents, l’investisseur devra toutefois garder à l’œil cinq facteurs décisifs.
La situation en Europe, qui nous a tenus en haleine l’an dernier, n’est toujours pas stabilisée. La Grèce restera-t-elle au sein de la zone euro? Les mesures d’austérité auront-elles les effets escomptées? Le risque de défaut de paiement de certains pays est-il écarté?
Un boom immobilier, semblable à celui qui a frappé le Japon dans les années 1980 et les États-Unis plus récemment, pourrait se produire en Chine, à la faveur de sa forte croissance intérieure. Déjà, on observe une flambée des prix. Le crédit dans les réseaux secondaires (autres que bancaires traditionnels) et non réglementés gagne en popularité, ce qui inquiète certains analystes.
La menace iranienne de blocus dans le détroit d’Ormuz pourrait provoquer une hausse du prix du brut, ce qui serait préjudiciable à l’économie mondiale. De plus, l’accession au pouvoir de Kim Jong-un en Corée du Nord, la possibilité d’une guerre civile en Irak et l’incertitude politique en Russie constituent des ombres au tableau.
Quel sera le résultat de l’élection de novembre à la présidence des États-Unis? Il ne pas exclu que se répètent à l’avenir les débats sans fin de 2011 sur le relèvement du plafond de la dette et la paralysie qu’ils ont provoquée.
L’Agence internationale de l’énergie émettait récemment un avertissement sérieux : le monde se dirige vers un changement climatique irréversible. L’économie devra démontrer sa capacité à s’adapter pour éviter la catastrophe.
Oups! J’allais oublier la fin du monde le 21 décembre selon le calendrier maya. Mais c’est une autre histoire, qui dépasse mes compétences…
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Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 2 décembre 2011 dans les marchés financiers et dans l’économie:
• Étonnante baisse du taux de chômage aux États-Unis qui passe de 9,0 % à 8,6 %.
• États-Unis : bonne hausse de l’ISM manufacturier.
• Fort rebond de la confiance des consommateurs américains.
• Canada : le PIB réel a rebondi au troisième trimestre.
• Canada : l’emploi reste négatif en novembre.
• Les Bourses effacent leurs pertes des deux semaines précédentes.
• Fortes baisses des taux obligataires en Europe.
• Rebond de l’euro à plus de 1,35 $ US.
Source: Études Économiques Desjardins
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Je relis ma chronique du 12 octobre 2010 et, ma foi, elle est toujours d’actualité! Souvenez-vous : les marchés boursiers nord-américains, après avoir été maussades de janvier jusqu’en août, avaient rebondi de façon spectaculaire pour terminer l’année en hausse.
Le scénario semble se reproduire : la remontée soudaine observée en octobre (excluant la journée du 31) est venue effacer la presque totalité des pertes encourues depuis le début de 2011. L’indice S&P 500 a progressé en effet de 13 %.
Plus précisément, 477 des 500 sociétés qui le composent ont enregistré des gains. Une telle cohésion n’avait pas été observée depuis 1987. L’indice de volatilité VIX a fondu, lui, de 30 %.
Pendant ces mêmes 30 jours, l’indice de la Bourse de Toronto a gagné 8 %, ce qui est fort appréciable. Certes, les nouvelles sont encourageantes. L’Europe est déterminée à régler ses dettes, alors que l’économie américaine donne des signes de redressement. Le PIB de nos voisins du sud a grimpé de 2,5 % au troisième trimestre et les deux tiers des entreprises ont publié des résultats supérieurs aux attentes. Le secteur immobilier se stabilise, et les taux d’intérêt resteront bas encore un bout de temps.
Ils le resteront également chez nous, la Banque du Canada étant résolue, malgré le risque inflationniste, à maintenir une politique de stimulation. Est-ce le moment d’acheter? Est-ce que demain plus favorable qu’aujourd’hui? Si vous investissez à long terme, la réponse n’a pas beaucoup d’importance…
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Il semble que les marchés boursiers, précurseurs de l’économie, aient anticipé le ralentissement que vous redoutez. Jugez-en par vous-même : depuis 1960, l’indice S&P 500 a connu 12 périodes de correction excédant 18 %. Parmi ces périodes de recul, huit périodes ont correctement annoncé une récession.
Or, entre le 22 juillet et le 9 août dernier, le S&P 500 a perdu 18,5 %. Même si le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, préfère parler d’une croissance très faible, la menace d’enlisement n’en est pas moins présente et d’autres indicateurs (masse monétaire réelle, moyenne hebdomadaire des heures de travail, nouvelles commandes de biens durables, vente de logements, de meubles et d’articles ménagers, etc.) pourraient bientôt la confirmer.
Mais ce repli récent des marchés boursiers a du bon, puisqu’il ramène les ratios cours-bénéfices à des niveaux fort attrayants : 12,3 au Canada, 10,8 aux États-Unis, 9 dans les pays émergents et 8,4 en Europe, pour une moyenne mondiale de 10. Dans ce contexte, et considérant le taux des obligations, les actions offrent beaucoup d’intérêt. Ce serait donc le temps d’acheter…
Évidemment, des incertitudes persistent dans la zone euro : l’ampleur des dettes des gouvernements constitue un risque systémique réel, et personne ne peut prévoir la suite avec exactitude. Dans ma chronique de la semaine prochaine, qui traitera de la théorie du cygne noir, j’identifierai des repères qui peuvent quand même nous guider.
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