13 août 2010

Après trois mois consécutifs de recul, l’IPC a augmenté significativement en juillet, ce qui devrait quelque peu apaiser les craintes associées à la déflation. La hausse des prix de l’énergie y est certes pour beaucoup, mais force est de constater que les prix de plusieurs autres composantes ont aussi augmenté durant le mois.

Cela dit, ce sont surtout les résultats des ventes au détail qui retiennent l’attention. La diminution des ventes excluant les secteurs de l’automobile et des stations-services est quelque peu décevante et s’ajoute aux résultats modestes obtenus au cours des derniers mois. Visiblement, les consommateurs américains demeurent frileux. Il faut dire que leur confiance a été ébranlée au cours des dernières semaines avec l’accentuation des incertitudes et le prolongement des difficultés du marché du travail. Heureusement, la version préliminaire de l’indice de confiance de l’Université du Michigan, également publiée ce matin, montre une légère amélioration en août.

 La croissance des ventes au détail étant pratiquement la même que celle des prix à la consommation en juillet, tout porte à croire que le volume des dépenses de consommation de biens demeurera pratiquement inchangé durant le mois.

source: Études Économiques Desjardins

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6 août 2010

Encore une fois, le marché du travail américain a été dominé par l’effet du recensement en juillet. Le recul important de l’emploi est ainsi totalement expliqué par la mise à pied de plus de 140 000 employés temporaires qui ont travaillé au printemps à cette enquête décennale. Il reste encore 196 000 emplois liés au recensement qui disparaîtront au cours des prochains mois. Cela continuera d’avoir une influence majeure sur les chiffres mensuels de l’emploi.

Même en excluant le recensement, les données de ce matin confirment la faiblesse du marché du travail américain. La création de 71 000 emplois privés est légèrement en dessous des attentes et, surtout, elle s’accompagne d’une révision à la baisse significative pour le mois de juin. Après un début d’année étonnamment fort, l’emploi privé affiche ainsi un ralentissement indéniable alors qu’une création moyenne de 154 000 emplois par mois, de février à avril, a été suivie d’une hausse moyenne de seulement 51 000 postes de mai à juillet. La hausse de 36 000 emplois dans le secteur manufacturier est positive, mais ce chiffre semble avoir été gonflé par certaines distorsions liées à la mise à niveau des usines dans le secteur de l’automobile.

Si le tableau de l’emploi est quelque peu décevant, les statistiques sur les heures travaillés et les salaires ont légèrement dépassé les attentes.

Implications : Dans l’ensemble, les données sur le marché du travail américain sont légèrement décevantes et semblent confirmer que l’économie américaine se dirige vers une croissance plus modeste en deuxième moitié d’année.

Source: Études économiques Desjardins

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4 juin 2010

Il est paradoxal d’être déçu par la création de 431 000 emplois. En fait, c’est plutôt la composition de cette croissance qui constitue une surprise à la baisse. Une forte contribution du recensement était prévue et elle a été à la hauteur des attentes, et même plus. Toutefois, c’est la faiblesse de l’emploi privé qui désole. Après plusieurs mois de bonne croissance soit 158 000 postes en mars et 218 000 en avril, l’embauche de 41 000 travailleurs constitue un ressac qui jette un doute sur la véritable santé de l’économie américaine. De plus, cette contre-performance est partagée entre plusieurs secteurs, et seulement 54,1 % de ces secteurs ont augmenté leur nombre de travailleurs en mai comparativement à 66,7 % en avril. Les pertes d’emplois dans la construction, dans l’industrie financière et chez les détaillants sont décevantes.

Si, cette fois, le recensement a sauvé la mise, ce ne sera plus le cas dès les prochains mois. À partir de juin, cette activité aura une incidence négative sur le marché du travail, car la très grande majorité des 564 000 postes jusqu’à maintenant créés grâce au recensement devrait être lestée d’ici la fin de l’année, avec les plus grosses mises à pied dès cet été. Par exemple, après la création de 348 000 emplois grâce au recensement en mai 2000, 225 000 postes avaient été abolis en juin de la même année.

Implications : La croissance de l’emploi en mai provient exclusivement d’un phénomène, le recensement, qui est appelé à se renverser dès les prochains mois. Il faut donc porter notre attention sur la santé du secteur privé qui a malheureusement été décevante en mai avec des embauches sous les attentes. L’économie américaine semble donc encore fragile, comme nous le montrait d’ailleurs la stagnation de certaines statistiques récemment publiées telle la consommation. Pour les marchés et la Réserve fédérale, cette fragilité s’ajoute aux autres incertitudes, notamment à celles provenant d’Europe.

 Source : Études économiques Desjardins

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17 mars 2010

L’économie canadienne semble plus saine que les économies des autres pays développés. Et selon le ministre Flaherty, la confiance des entreprises au Canada est beaucoup plus élevée qu’aux États-Unis.

«En terme relatif, notre économie se comporte très bien par rapport aux économies de nos concurrents. La situation budgétaire de notre gouvernement semble également très bonne. Franchement, nous sommes l’envie des États-Unis, le Royaume-Uni et d’autres économies occidentales développées», a déclaré M. Flaherty aux journalistes.

Il mentionne que la force du dollar canadien par rapport à la devise américaine pourrait aider les entreprises qui importent de la machinerie et des équipements à meilleur marché, même s’il nuit aux exportations.

Une démarche visant à éliminer tous les tarifs sur les matériaux utilisés par les fabricants, proposée dans le budget fédéral la semaine dernière, est également destinée aux redressements des entreprises suivant la récession, a-t-il dit.

Les dernières statistiques démontrent que l’emploi a progressé de 21 000 en février, de fortes hausses du travail à temps plein ayant été partiellement contrebalancées par le repli du travail à temps partiel. Le taux de chômage a légèrement fléchi pour se fixer à 8,2 % en février. En réaction à ces statistiques, les taux à court terme ont bondi. À en juger par les contrats à terme sur les acceptations bancaires de trois mois, le marché obligataire continue de prévoir que le Canada sera le prochain pays à augmenter son taux directeur.

Bref, malgré le fait qu’un déficit se situant à 3,5 % du PIB soit encore préoccupant, on constate que les chiffres du Canada sont favorables par rapport aux États-Unis (10,6 %) et à la Grèce à (14,6 %). Plus important encore, avec un ratio de la dette (nette) par rapport au PIB à 35 %, le Canada a beaucoup plus de marges de manœuvre que d’autres pays qui approchent les 100 %. 

(source : VMD)

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