Les dernières statistiques sur les dépenses de consommation américaine démontrent que la reprise économique est sur la bonne voie, mais qu’une diminution du taux de chômage sera nécessaire pour alimenter la prochaine phase de la reprise.
La croissance des dépenses personnelles est demeurée inchangée en février après plusieurs mois positifs. Certes, les consommateurs ne dépensent pas de façon agressive, car ils demeurent contraints par leurs revenus (qui étaient également inchangés pour le mois).
Néanmoins, il semble que les ménages commencent à se sentir mieux à propos de leur situation financière, de leurs revenus futurs et de leurs perspectives d’emploi : le taux d’épargne a chuté d’environ 3 % par rapport à son sommet au cours de la dernière récession. Historiquement, une baisse du taux d’épargne a toujours coïncidé avec un regain de confiance des consommateurs (les ménages se sentent moins obligés de mettre l’argent de côté pour les temps plus difficiles).
C’est une bonne nouvelle, car elle signale que les consommateurs croient maintenant que la récession est terminée et que les perspectives d’emploi s’améliorent. Cette dernière est essentielle au renforcement de la reprise économique.
Le marché de l’emploi s’améliore lentement, mais jusqu’à présent, la croissance des revenus d’emploi demeure très faible et le gros de la croissance des revenus est dû à des transferts du gouvernement plutôt qu’à des hausses de salaire.
Bref, l’amélioration des conditions du marché du travail et la création substantielle de nouveaux d’emplois seront cruciales afin de soutenir et garantir le prochain cycle de consommation des Américains.
(Source : BCA research)
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Êtes-vous un accumulateur d’épargne? Dépensez-vous l’ensemble de vos économies au fur et à mesure? Comment vous comparez-vous aux individus de votre âge?
Ces questions ont été traitées dans le livre The Millionnaire Next Door, rédigé par les auteurs Thomas J. Stanley and William D. Danko. Ces derniers y compilent les données d’une recherche effectuée sur des millionnaires au États-Unis. Dans ce livre, la définition d’un millionnaire est donnée comme étant une famille dont l’actif net dépasse 1 M$US.
Stanley et Danko classent les accumulateurs de richesse en trois catégories : les moyens, les prodigieux et les sous-accumulateurs.
Ils établissent une équation de la richesse pour déterminer la moyenne de l’actif que vous devriez avoir accumulé en fonction de votre âge. L’actif net accumulé devrait être égal au dixième de votre âge multiplié par votre revenu familial.
C’est-à-dire : (âge x revenu familial) / 10.
Par exemple, si vous avez 40 ans et que votre revenu familial est de 100 000 $, votre actif devrait être égal à (40 x 100 000) / 10, soit 400 000 $.
Un accumulateur prodigieux, quant à lui, aurait accumulé le double. Un sous-accumulateur, la moitié.
Et vous, êtes-vous sur la bonne voie?
Bien sûr, cette formule nous donne une meilleure précision sur le niveau d’actif que nous devrions avoir accumulé plus notre âge est élevée, puisque notre revenu annuel tend à se stabiliser avec le temps. Lorsque nous sommes plus jeunes, notre revenu annuel croît plus rapidement. Si vous avez 25 ans et que votre premier emploi après vos études offre une rémunération de 35 000 $ par an, il est peu probable que votre actif net ait déjà atteint 87 500 $ !
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Une suggestion de lecture pour commencer le printemps, un nouveau livre sur la finance personnelle écrit par le jeune Ramit Sethi : I Will Teach You To Be Rich.
Le titre peut paraître irrévérencieux, mais le blogue du même nom de Ramit Sethi attire en moyenne 200 000 lecteurs par mois et a été cité de nombreuses fois dans Forbes, CNBC, The Wall Street Journal et The New York Times.
Son écriture est intelligente, sa voix est pleine d’attitude et ses idées sont exceptionnellement saines et rafraîchissantes. Son livre qui s’adresse aux jeunes de 35 ans et moins développe une approche pratique sur la maîtrise de ses finances autour de quatre grands axes : l’épargne, le budget, l’investissement et la finance.
Sethi couvre de façon amusante différents sujets, comme par exemple :
# Comment sauver du temps sur la gestion de son argent
# Les légendes urbaines sur les cartes de crédit
# Comment négocier comme un Indien – la conversation commence par «non»
# Pourquoi faire son budget ne doit pas être un exercice inintéressant
# Comment créer de la richesse avec seulement 20 $
# Ce que la plupart des gens ne comprennent pas des taxes
# Comment obtenir un dîner sur le bras d’un président d’entreprise
# Comment éviter le piège à Super Mario Bros en faisant travailler votre épargne plus fort que vous
Selon Sethi, vous n’avez pas à être parfait ou à être un génie pour devenir riche. Suivre son programme de six semaines doit permettre d’atteindre l’indépendance financière. Il vous apprendra comment battre les frais du système bancaire et des cartes de crédit, automatiser ses rentrées d’argent, négocier pour une augmentation et gérer ses prêts étudiants tout en appréciant son café au lait ou ses Manolo Blahnik en dépensant de façon raisonnable.
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Il est important de différencier l’économie et le marché boursier. Après tout, l’économie américaine devrait baisser, selon plusieurs économistes, de 4 % en 2009. Cependant, les actions, elles, ont déjà chuté de 40 %. Le marché boursier est un marché d’anticipation, les mauvaises nouvelles sont déjà prises en compte pour la plupart. À preuve, la fraude de 50 G$ de Madoff n’avait pas eu d’impact à la baisse sur les marchés boursiers. Nous croyons que l’évaluation des actions anticipe déjà une récession longue et dure.
Le gouvernement américain fera tout pour relancer l’économie. Les taux d’intérêt sont à zéro, les différents plans de sauvetage ont été implantés. De plus, les autorités pourraient, par exemple, garantir les obligations corporatives afin de faciliter le crédit de ces corporations. Il n’y a pas de limite à l’intervention gouvernementale. Si les banques ne veulent plus prêter et les consommateurs ne veulent plus acheter, le gouvernement le fera à leur place. Il est difficile pour les gouvernements de mesurer les impacts des différentes interventions, mais il est préférable d’en faire trop plutôt que pas assez.
Pour ceux qui craignent l’inflation à cause des nombreux programmes gouvernementaux, sachez que les surplus de capacité des compagnies, la production des biens à faible coût par les pays émergents et la dégringolade de l’immobilier sauront garder l’inflation sous contrôle. En fait, le risque de déflation sera plus grand que celui de l’inflation pour au moins les deux prochaines années. Si l’inflation devient un problème à long terme, les gouvernements régleront en temps et lieu.
En 2009, nous passerons d’une économie de levier financier à une économie d’épargne. Cela veut dire que les consommateurs achèteront beaucoup moins, ce qui contribuera à diminuer les profits des compagnies, surtout sur le plan de la consommation discrétionnaire. Au cours des dernières années, la consommation par endettement des Américains a propulsé l’économie américaine et mondiale. Il faudra maintenant trouver une nouvelle avenue de croissance, et ce sera difficile de trouver un remplaçant.
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