La dernière décennie aura battu tous les records quant à l’endettement des particuliers. Parce que le discours des entreprises incite à la consommation par l’entremise de la publicité, il est beaucoup plus tentant de posséder la dernière télévision HD ou un véhicule plus récent que son voisin que de maximiser son CELI ou d’avoir un compte d’épargne bien garni.
Pourtant, certaines statistiques me renversent… L’endettement total des ménages a atteint un sommet de 1 300 G$ au Canada à la fin de 2008. Cela représente près de 40 000 $ par habitant, soit près du double des chiffres de 2000.
Toutefois, saviez-vous que si, par exemple, vous et votre conjoint avez 25 ans et disposez d’un revenu familial de 60 000 $ (30 000 $ chacun) et que vous réussissez à épargner 10 000 $ par année pendant seulement cinq ans, la croissance du capital jusqu’à 60 ans pourrait être de plus de 1 M$, si vous obtenez un rendement de 10 % par an? Bien sûr, 10 % peut sembler élevé pour le plus sceptique des investisseurs, surtout après une année comme 2008. Sachez que vous et votre conjoint serez aussi millionnaires à 60 ans si vous obtenez un rendement de 7 % au lieu de 10 %, à condition bien sûr d’épargner 10 000 $ par an jusqu’à l’âge de 36 ans.
Plusieurs gestes à poser
Réduire ses dépenses, épargner, réduire le nombre de cartes de crédit qu’on possède, consolider ses dettes en une marge de crédit, acheter des indices boursiers plutôt que des fonds mutuels sont tous de petits gestes qui vous permettront d’atteindre l’indépendance financière.
Dans l’exemple plus haut, notre couple doit réussir à épargner seulement 13,69 $ par jour par personne pour atteindre le niveau d’épargne souhaité. C’est très réaliste, il faut juste avoir un peu de discipline et accepter de réduire son niveau de consommation.
Dans le livre The Millionaire Next Door, Thomas J. Stanley et William D. Danko ont étudié le profil sociodémographique des millionnaires américains. Ils ont constaté que ceux-ci vivaient en dessous de leurs moyens, qu’ils accordaient plus d’importance au fait d’atteindre leur indépendance financière qu’à celui de montrer leur statut social, qu’ils désiraient faire le bon choix de carrière et qu’ils ne voulaient pas dépenser plus de 34 200 US$ pour leur voiture… Comme quoi l’habit ne fait pas le moine. Et vous? Quel habit portez-vous?
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Il est important de différencier l’économie et le marché boursier. Après tout, l’économie américaine devrait baisser, selon plusieurs économistes, de 4 % en 2009. Cependant, les actions, elles, ont déjà chuté de 40 %. Le marché boursier est un marché d’anticipation, les mauvaises nouvelles sont déjà prises en compte pour la plupart. À preuve, la fraude de 50 G$ de Madoff n’avait pas eu d’impact à la baisse sur les marchés boursiers. Nous croyons que l’évaluation des actions anticipe déjà une récession longue et dure.
Le gouvernement américain fera tout pour relancer l’économie. Les taux d’intérêt sont à zéro, les différents plans de sauvetage ont été implantés. De plus, les autorités pourraient, par exemple, garantir les obligations corporatives afin de faciliter le crédit de ces corporations. Il n’y a pas de limite à l’intervention gouvernementale. Si les banques ne veulent plus prêter et les consommateurs ne veulent plus acheter, le gouvernement le fera à leur place. Il est difficile pour les gouvernements de mesurer les impacts des différentes interventions, mais il est préférable d’en faire trop plutôt que pas assez.
Pour ceux qui craignent l’inflation à cause des nombreux programmes gouvernementaux, sachez que les surplus de capacité des compagnies, la production des biens à faible coût par les pays émergents et la dégringolade de l’immobilier sauront garder l’inflation sous contrôle. En fait, le risque de déflation sera plus grand que celui de l’inflation pour au moins les deux prochaines années. Si l’inflation devient un problème à long terme, les gouvernements régleront en temps et lieu.
En 2009, nous passerons d’une économie de levier financier à une économie d’épargne. Cela veut dire que les consommateurs achèteront beaucoup moins, ce qui contribuera à diminuer les profits des compagnies, surtout sur le plan de la consommation discrétionnaire. Au cours des dernières années, la consommation par endettement des Américains a propulsé l’économie américaine et mondiale. Il faudra maintenant trouver une nouvelle avenue de croissance, et ce sera difficile de trouver un remplaçant.
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