Différentes institutions financières ont augmenté leurs taux d’intérêt hypothécaires, annonçant ainsi le début d’une hausse de taux généralisée. La Banque du Canada devrait, elle aussi, augmenter son taux d’escompte cet été, ce qui aura certainement des répercussions sur vos finances personnelles si vous avez des emprunts.
Comme nous ne contrôlons pas les taux d’intérêt, nous devons faire face à cette situation en adoptant une stratégie défensive envers nos finances, en nous attaquant au crédit. Malheureusement, un nombre grandissant de Canadiens accumulent des soldes impayés sur leurs carte de crédit, augmentant ainsi leur endettement. Si la perspective haussière des taux d’intérêt se concrétise, ces consommateurs risquent de creuser leur tombe.
Pour éviter de vous retrouver dans cette situation, vous devez avoir une vue d’ensemble de vos emprunts. Pour ce faire, il faut dans un premier temps faire la liste de tous vos produits de crédit, qu’ils soient utilisés ou non, avec les soldes, les mensualités à payer et les taux d’intérêt qui s’y rattachent, qu’ils soient fixes ou variables. Bien évidemment, vous devriez prioriser vos soldes de cartes de crédit, car habituellement leurs taux d’intérêt sont les plus élevés. Ainsi, vos économies de paiement d’intérêt serviront à rembourser vos autres prêts ou vous permettront de mettre des sous de côté.
Si vous ne disposez pas de liquidité pour rembourser vos dettes et si vous avez accumulé assez d’équité sur votre propriété, vous pourriez envisager de refinancer votre hypothèque; souvent, les taux d’intérêt sont inférieurs, la propriété agissant comme garantie. Cependant, en cas de défaillance, l’institution financière pourra saisir la maison.
Toutefois, il est important de souligner que cette façon de faire doit être utilisée uniquement pour réduire votre fardeau d’endettement et non pour financer votre niveau de vie et votre consommation.
La marge de crédit personnelle et la marge hypothécaire peuvent être d’excellents outils pour gérer vos liquidités. Elles offrent des taux d’intérêt très avantageux.
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L’année 2009 nous a amené des croissances comme on en voit rarement dans les marchés financiers. Malheureusement, très peu ont pu en profiter puisque la majorité était endettée au moment où les marchés étaient à leur plus bas. Si janvier est un mois populaire pour les bonnes résolutions, votre
situation financière devrait occuper une place parmi celles-ci.
Voici six résolutions que nous vous suggérons :
(1) Se libérer de ses dettes de crédit. Réduire le solde de votre carte ou de votre marge de crédit vous donnera la liberté de profiter d’occasions d’investissement comme celles qui se sont présentées en 2009.
(2) Viser 10 %. Par exemple, économisez 10 % de votre salaire. Impossible? Augmentez votre salaire
de 10 %. Impossible? Augmentez-le de 5 % et économisez 5 % de votre nouveau salaire. Inimaginable? Réduisez vos dépenses de 10 %.
(3) La règle no 2 vous forcera à faire un budget. De nombreux exemples sont disponibles sur la Toile.
L’exercice vaut la peine d’être effectué une fois l’an; vous constaterez alors où vont vos dollars.
(4) Pratiquer l’équilibre financier. Par exemple, pour chaque dollar dépensé avec votre carte de crédit, mettez un dollar de côté.
(5) Payez-vous en premier. Privilégiez l’épargne en demandant à votre employeur de déduire à la source des montants pour déposer dans votre REER. Sinon, faites des prélèvements automatiques vers
un REER ou un CELI.
(6) Comprendre vos investissements. Est-ce qu’un CELI vous dit quelque chose? Prenez le temps de lire vos états de compte et de constater quels sont les frais, s’il y en a. Si vous ne vous intéressez pas à vos investissements, quelqu’un d’autre le fera. Prendre le temps de lire sur différents sujets vous aidera à prendre de meilleures décisions.
Votre santé financière s’en portera mieux en 2011.
Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetrop9-25jan10
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Nous aimerions profiter de la période des Fêtes qui s’amorce pour prendre ces quelques instants pour remercier l’ensemble de nos lecteurs et lectrices qui nous ont accompagnés et lus tout au long de l’année 2009.
Aussi, nous voudrions souligner la fidélité des lecteurs du journal Métro qui nous ont aussi suivi nos chroniques sur le site du journal Métro.
Nous en profitons également pour vous offrir nos meilleurs vœux pour le temps des Fêtes. Des vœux de santé, de bonheur, d’amour et de prospérité.
L’année qui s’achève a été une année exceptionnelle pour les marchés boursiers. Elle a récompensé les investisseurs patients et ceux qui ont évité la panique du début d’année.
Si il y a cinq leçons à retenir de la dernière crise vous les retrouvées ici.
L’année 2009 a été encore plus extraordinaire pour les investisseurs qui ont eu le courage de réinvestir dans les marchés lorsque ceux-ci étaient à leur plus bas niveau et qui ont réduit leur niveau d’endettement. Au moment de la reprise, nous avions rappelé les 10 bonnes raisons d’investir dans la crise que vous pourrez relire ici
Nous devrions nous attendre en 2010 à des rendements moins étonnants au niveau des bourses et la clé pour les investisseurs sera de conserver une aisance financière qui leur permettra de profiter des occasions qui se présenteront lors de la prochaine année. Nous vous recommandons de faire attention au piège de la sécurité et de mieux connaître votre tolérance aux risques pour apporter les changements nécessaires à vos placements pour la prochaine année.
Nous vous donnons donc rendez-vous en 2010.
Voici le top5 des chroniques qui ont le plus retenues votre attention en 2009.
1. Je vais te montrer comment devenir riche
2. Une brève histoire de l’avenir
3. Les cinq leçons à retenir de la dernière crise financière
4. Madoff, Lacroix et maintenant Earl Jones
5. Le recyclage peut aussi s’appliquer aux cartes de crédit
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1) Quelle serait le conseil financier le plus important que vous aimeriez donner au moins de 35 ans ? De faire extrêmement attention à l’endettement, utiliser la dette de façon intelligente (exemple actifs immobiliers ou pour fin d’éducation), éviter de s’endetter pour des biens de consommation. Une carte de crédit seulement avec assumassions du solde complet à payer à la fin de chaque mois. Avoir un petit fonds de réserve en tout temps. J’insiste beaucoup sur ce fait car l’endettement est un fléau pour les jeunes qui aura de l’impact sur leurs choix de vie et limitera leur liberté.
2) Avez-vous des recommandations de lecture à nous faire part ? L’ACEF (L’Association coopérative d’économie familiale), un organisme pan québécois organise des sessions de formation financière ouvert au grand public et sur différents thèmes. Ce n’est pas dispendieux et ce que j’en ai vu, très bien fait, très pratique.
3) Pensez vous que les rendements de demain, reflèterons les rendements historiques pour les différentes classes d’actifs ou bien la crise financière nous amènera sur des nouvelles moyennes ? C’est une question très vaste et je ne suis pas en position de faire des prévisions toutefois ce qu’on ressent est que les marchés demeurent fragiles, toujours beaucoup de volatilité tant au niveau des secteurs et même des devises, que la créativité financière est à courte vue, que l’effet cascade des décisions semble avoir été négligé et même récompensé. Je ne sais pas si la crise financière nous amènera sur de nouvelles moyennes mais certainement qu’elle devrait inciter à plus de rigueur et de profondeur, l’ajout de nouveaux filtres d’évaluation devient évident. Je pense que les analystes doivent se pencher sérieusement sur la question.
4) Quelles erreurs les jeunes épargnants devraient-ils éviter ? Moins on a d’argent, moins on devrait prendre de risque… souvent c’est l’inverse qui est véhiculé sur le marché. On invite les jeunes à prendre plus de risques « parce qu’ils ont le temps de se refaire ». Le risque c’est quelque chose qui se mesure et ne se prend pas à l’aveuglette…peu importe l’âge. Par ailleurs, il y a différents types de risques. Prenez l’exemple, un(e) jeune qui démarre une entreprise prend un risque important mais habituellement il/elle connaît l’environnement dans lequel il/elle s’engage, il/elle l’a choisit avec les risques et concessions que cela implique. Par ailleurs, il/elle a un plan d’affaires, des budgets prévisionnels etc. etc. donc on reconnaît là un risque calculé et mesuré. Une autre erreur, loin d’être seulement des jeunes, est l’appât du gain. Il faut se double-méfier des bons tuyaux, de l’argent qui semble se faire facilement. Vous connaissez certainement »Un mien vaut mieux que deux tu l’auras »
5) Comment choisir son conseiller en placement ou des gestionnaires avec qui l’on se sentira confortable ? Je suis très préoccupée actuellement par la protection du public et plus particulièrement le particulier, le petit investisseur. Je pense que le contexte actuel de fraudes et de conseillers malhonnêtes, d’erreurs de jugement de gestionnaires de nos fonds publics, de l’ingénierie financière de plus en plus audacieuse ont ébranlé la confiance dans les marchés et dans l’efficacité des contrôles de sécurité. Comment choisir un conseiller? Pas facile, une « enquête » s’impose:
- valider les licences détenues auprès de l’AMF
- valider la garde des valeurs, elle est faite par qui ?
- recevrez-vous deux rapports ? l’un du gardien des valeurs et l’autre de la personne conseil ?
- avez-vous accès internet à votre compte chez le gardien de valeurs
- avez-vous un mandat qui décrit bien la répartition entre les classes d’actifs, les bornes maximales, les critères de sélection et de qualité des titres
Enfin j’en profite pour mentionner que ce souci de protection du public est partagé par de nombreux organismes et que nous collaborons ensemble afin de mettre à jour des filtres qui permettront au public d’effectuer une sélection éclairée….en attendant il y a le service de surveillance de Raymond Chabot Grant Thornton.
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