25 janvier 2010

L’année 2009 nous a amené des croissances comme on en voit rarement dans les marchés financiers. Malheureusement, très peu ont pu en profiter puisque la majorité était endettée au moment où les marchés étaient à leur plus bas. Si janvier est un mois populaire pour les bonnes résolutions, votre
situation financière devrait occuper une place parmi celles-ci.
Voici six résolutions que nous vous suggérons :

(1) Se libérer de ses dettes de crédit. Réduire le solde de votre carte ou de votre marge de crédit vous donnera la liberté de profiter d’occasions d’investissement comme celles qui se sont présentées en 2009.

(2) Viser 10 %. Par exemple, économisez 10 % de votre salaire. Impossible? Augmentez votre salaire
de 10 %. Impossible? Augmentez-le de 5 % et économisez 5 % de votre nouveau salaire. Inimaginable? Réduisez vos dépenses de 10 %.

(3) La règle no 2 vous forcera à faire un budget. De nombreux exemples sont disponibles sur la Toile.
L’exercice vaut la peine d’être effectué une fois l’an; vous constaterez alors où vont vos dollars.

(4) Pratiquer l’équilibre financier. Par exemple, pour chaque dollar dépensé avec votre carte de crédit, mettez un dollar de côté.

(5) Payez-vous en premier. Privilégiez l’épargne en demandant à votre employeur de déduire à la source des montants pour déposer dans votre REER. Sinon, faites des prélèvements automatiques vers
un REER ou un CELI.

(6) Comprendre vos investissements. Est-ce qu’un CELI vous dit quelque chose? Prenez le temps de lire vos états de compte et de constater quels sont les frais, s’il y en a. Si vous ne vous intéressez pas à vos investissements, quelqu’un d’autre le fera. Prendre le temps de lire sur différents sujets vous aidera à prendre de meilleures décisions.

Votre santé financière s’en portera mieux en 2011.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetrop9-25jan10

23 décembre 2009

2135555332_8d090ed29c_tNous aimerions profiter de la période des Fêtes qui s’amorce pour prendre ces quelques instants pour remercier l’ensemble de nos lecteurs et lectrices qui nous ont accompagnés et lus tout au long de l’année 2009.

Aussi, nous voudrions souligner la fidélité des lecteurs du journal Métro qui nous ont aussi suivi nos chroniques sur le site du journal Métro.

Nous en profitons également pour vous offrir nos meilleurs vœux pour le temps des Fêtes. Des vœux de santé, de bonheur, d’amour et de prospérité.

L’année qui s’achève a été une année exceptionnelle pour les marchés boursiers.  Elle a récompensé les investisseurs patients et ceux qui ont évité la panique du début d’année.

Si il y a cinq leçons à retenir de la dernière crise vous les retrouvées ici.

L’année 2009 a été encore plus extraordinaire pour les investisseurs qui ont eu le courage de réinvestir dans les marchés lorsque ceux-ci étaient à leur plus bas niveau et qui ont réduit leur niveau d’endettement.  Au moment de la reprise, nous avions rappelé les 10 bonnes raisons d’investir dans la crise que vous pourrez relire ici

Nous devrions nous attendre en 2010 à des rendements moins étonnants au niveau des bourses et la clé pour les investisseurs sera de conserver une aisance financière qui leur permettra de profiter des occasions qui se présenteront lors de la prochaine année. Nous vous recommandons de faire attention au piège de la sécurité  et de mieux connaître votre tolérance aux risques pour apporter les changements nécessaires à vos placements pour la prochaine année.

Nous vous donnons donc rendez-vous en 2010.

Voici le top5 des chroniques qui ont le plus retenues votre attention en 2009.

1. Je vais te montrer comment devenir riche
2. Une brève histoire de l’avenir
3. Les cinq leçons à retenir de la dernière crise financière
4. Madoff, Lacroix et maintenant Earl Jones
5. Le recyclage peut aussi s’appliquer aux cartes de crédit

4 septembre 2009
Cette semaine, notre chronique pose des questions à Hélène Bronsard, vice-présidente de Raymond Chabot gestion privée.  Nous avons demandé à Madame Bronsard si elle avait des conseils à donner aux épargnants de moins de 35 ans afin d’atteindre leurs objectifs financiers.   Madame Bronsard possède un baccalauréat en administration elle est spécialisé en finances et est membre de l’Ordre des administrateurs agréés du Québec.

1) Quelle serait le conseil financier le plus important que vous aimeriez donner au moins de 35 ans ? De faire extrêmement attention à l’endettement, utiliser la dette de façon intelligente (exemple actifs immobiliers ou pour fin d’éducation), éviter de s’endetter pour des biens de consommation. Une carte de crédit seulement avec assumassions du solde complet à payer à la fin de chaque mois. Avoir un petit fonds de réserve en tout temps.  J’insiste beaucoup sur ce fait car l’endettement est un fléau pour les jeunes qui aura de l’impact sur leurs choix de vie et limitera leur liberté.   

 2) Avez-vous des recommandations de lecture à nous faire part ?  L’ACEF (L’Association coopérative d’économie familiale), un organisme pan québécois organise des sessions de formation financière ouvert au grand public et sur différents thèmes. Ce n’est pas dispendieux et ce que j’en ai vu, très bien fait, très pratique.

3) Pensez vous que les rendements de demain, reflèterons les rendements historiques pour les différentes classes d’actifs ou bien la crise financière nous amènera sur des nouvelles moyennes ?  C’est une question très vaste et je ne suis pas en position de faire des prévisions toutefois ce qu’on ressent est que les marchés demeurent fragiles, toujours beaucoup de volatilité tant au niveau des secteurs et même des devises, que la créativité financière est à courte vue, que l’effet cascade des décisions semble avoir été négligé et même récompensé. Je ne sais pas si la crise financière nous amènera sur de nouvelles moyennes mais certainement qu’elle devrait inciter à plus de rigueur et de profondeur, l’ajout de nouveaux filtres d’évaluation devient évident. Je pense que les analystes doivent se pencher sérieusement sur  la question.

4) Quelles erreurs les jeunes épargnants devraient-ils éviter ?  Moins on a d’argent, moins on devrait prendre de risque… souvent c’est l’inverse qui est véhiculé sur le marché. On invite les jeunes à prendre plus de risques “parce qu’ils ont le temps de se refaire”. Le risque c’est quelque chose qui se mesure et ne se prend pas à l’aveuglette…peu importe l’âge. Par ailleurs, il y a différents types de risques. Prenez l’exemple, un(e) jeune qui démarre une entreprise prend un risque important mais habituellement il/elle connaît l’environnement dans lequel il/elle s’engage, il/elle l’a choisit avec les risques et concessions que cela implique. Par ailleurs, il/elle a un plan d’affaires, des budgets prévisionnels etc. etc. donc on reconnaît là un risque calculé et mesuré. Une autre erreur, loin d’être seulement des jeunes, est l’appât du gain. Il faut se double-méfier des bons tuyaux, de l’argent qui semble se faire facilement. Vous connaissez certainement ”Un mien vaut mieux que deux tu l’auras”        

5) Comment choisir son conseiller en placement ou des gestionnaires avec qui l’on se sentira confortable ?  Je suis très préoccupée actuellement par la protection du public et plus particulièrement le particulier, le petit investisseur. Je pense que le contexte actuel de fraudes et de conseillers malhonnêtes, d’erreurs de jugement de gestionnaires de nos fonds publics, de l’ingénierie financière de plus en plus audacieuse ont ébranlé la confiance dans les marchés et dans l’efficacité des contrôles de sécurité. Comment choisir un conseiller? Pas facile, une “enquête” s’impose:

- valider les licences détenues auprès de l’AMF 

- valider la garde des valeurs, elle est faite par qui ? 

- recevrez-vous deux rapports ? l’un du gardien des valeurs et l’autre de la personne conseil ? 

- avez-vous accès internet à votre compte chez le gardien de valeurs 

- avez-vous un mandat qui décrit bien la répartition entre les classes d’actifs, les bornes maximales, les critères de sélection et de qualité des titres

Enfin j’en profite pour mentionner que ce souci de protection du public est partagé par de nombreux organismes et que nous collaborons ensemble afin de mettre à jour des filtres qui permettront au public d’effectuer une sélection éclairée….en attendant il y a le service de surveillance de Raymond Chabot Grant Thornton.

28 mai 2009

La dernière décennie aura battu tous les records quant à l’endettement des particuliers. Parce que le discours des entreprises incite à la consommation par l’entremise de la publicité, il est beaucoup plus tentant de posséder la dernière télévision HD ou un véhicule plus récent que son voisin que de maximiser son CELI ou d’avoir un compte d’épargne bien garni.

Pourtant, certaines statistiques me renversent… L’endettement total des ménages a atteint un sommet de 1 300 G$ au Canada à la fin de 2008. Cela représente près de 40 000 $ par habitant, soit près du double des chiffres de 2000.

Toutefois, saviez-vous que si, par exemple, vous et votre conjoint avez 25 ans et disposez d’un revenu familial de 60 000 $ (30 000 $ chacun) et que vous réussissez à épargner 10 000 $ par année pendant seulement cinq ans, la croissance du capital jusqu’à 60 ans pourrait être de plus de 1 M$, si vous obtenez un rendement de 10 % par an?  Bien sûr, 10 % peut sembler élevé pour le plus sceptique des investisseurs, surtout après une année comme 2008. Sachez que vous et votre conjoint serez aussi millionnaires à 60 ans si vous obtenez un rendement de 7 % au lieu de 10 %, à condition bien sûr d’épargner 10 000 $ par an jusqu’à l’âge de 36 ans.

Plusieurs gestes à poser
Réduire ses dépenses, épargner, réduire le nombre de cartes de crédit qu’on possède, consolider ses dettes en une marge de crédit, acheter des indices boursiers plutôt que des fonds mutuels sont tous de petits gestes qui vous permettront d’atteindre l’indépendance financière.

Dans l’exemple plus haut, notre couple doit réussir à épargner seulement 13,69 $ par jour par personne pour atteindre le niveau d’épargne souhaité. C’est très réaliste, il faut juste avoir un peu de discipline et accepter de réduire son niveau de consommation.

Dans le livre The Millionaire Next Door, Thomas J. Stanley et William D. Danko ont étudié le profil sociodémographique des millionnaires américains. Ils ont constaté que ceux-ci vivaient en dessous de leurs moyens, qu’ils accordaient plus d’importance au fait d’atteindre leur indépendance financière qu’à celui de montrer leur statut social, qu’ils désiraient faire le bon choix de carrière et qu’ils ne voulaient pas dépenser plus de 34 200 US$ pour leur voiture… Comme quoi l’habit ne fait pas le moine. Et vous? Quel habit portez-vous?

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