6 août 2010

Encore une fois, le marché du travail américain a été dominé par l’effet du recensement en juillet. Le recul important de l’emploi est ainsi totalement expliqué par la mise à pied de plus de 140 000 employés temporaires qui ont travaillé au printemps à cette enquête décennale. Il reste encore 196 000 emplois liés au recensement qui disparaîtront au cours des prochains mois. Cela continuera d’avoir une influence majeure sur les chiffres mensuels de l’emploi.

Même en excluant le recensement, les données de ce matin confirment la faiblesse du marché du travail américain. La création de 71 000 emplois privés est légèrement en dessous des attentes et, surtout, elle s’accompagne d’une révision à la baisse significative pour le mois de juin. Après un début d’année étonnamment fort, l’emploi privé affiche ainsi un ralentissement indéniable alors qu’une création moyenne de 154 000 emplois par mois, de février à avril, a été suivie d’une hausse moyenne de seulement 51 000 postes de mai à juillet. La hausse de 36 000 emplois dans le secteur manufacturier est positive, mais ce chiffre semble avoir été gonflé par certaines distorsions liées à la mise à niveau des usines dans le secteur de l’automobile.

Si le tableau de l’emploi est quelque peu décevant, les statistiques sur les heures travaillés et les salaires ont légèrement dépassé les attentes.

Implications : Dans l’ensemble, les données sur le marché du travail américain sont légèrement décevantes et semblent confirmer que l’économie américaine se dirige vers une croissance plus modeste en deuxième moitié d’année.

Source: Études économiques Desjardins

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4 juin 2010

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 4 juin 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :

• États-Unis : le recensement cache une performance décevante de l’emploi privé.

• États-Unis : les indices ISM prennent une pause.

• La Banque du Canada a commencé son resserrement monétaire.

• Canada : le PIB réel a progressé vigoureusement l’hiver dernier.

• Canada : les conditions du marché du travail s’améliorent nettement.

• Les Bourses évoluent en dents de scie

• Un nouveau creux cyclique pour l’euro à 1,20 $ US.

Source : Études économique Desjardins

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4 juin 2010

Après la forte croissance de l’emploi observée en avril, il n’aurait pas été étonnant de constater une contreperformance du marché du travail en mai. Il en a été cependant tout autrement alors que l’emploi a continué de croître à un rythme relativement rapide (près de 75 % des emplois perdus durant la récession ont maintenant été récupérés).

Outre le rebond du nombre d’emplois, plusieurs autres signes témoignent d’une embellie des conditions au sein du marché du travail. Le travail à temps plein a fait d’importants gains par rapport au travail à temps partiel. Le travail indépendant a diminué au cours des derniers mois, tandis que d’importantes hausses ont été observées au sein de l’emploi dans les entreprises et les administrations publiques. Ces deux tendances témoignent d’une moins grande précarité du travail. Enfin, le taux de participation au marché du travail a commencé à remonter, un signe que de plus en plus de travailleurs redeviennent actifs alors qu’ils sont encouragés par le rétablissement de l’emploi répertorié depuis quelques mois.

Enfin, il n’est pas surprenant de constater que l’Ontario et l’Alberta ont bénéficié de la plus forte création d’emplois en mai. Ces deux provinces affichent un certain retard par rapport à la moyenne nationale concernant le nombre d’emplois récupérés depuis la fin de la récession. Un rattrapage semble donc nécessaire dans ces régions.

Implications : L’amélioration des conditions au sein du marché du travail est indéniable et semble généralisée. Cela confirme une fois de plus à quel point la reprise économique est bien ancrée au pays. Combiné aux autres résultats exceptionnels obtenus au cours des dernières semaines (dont la forte croissance du PIB réel), cela donne amplement de munitions à la Banque du Canada (BdC) pour justifier d’autres hausses de ses taux d’intérêt directeurs. À moins d’une intensification significative des incertitudes planant sur l’économie mondiale et les marchés financiers, tout indique que la BdC décrétera une augmentation de 0,25 % du taux cible des fonds à un jour à chacune de ses rencontres d’ici la fin de l’année.

Source : Études économiques Desjardins

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20 avril 2010

Le dernier rapport sur l’emploi au Canada apporte un argument supplémentaire aux hausses de taux d’intérêt afin de garder le cap sur les pressions inflationnistes qui pourraient refaire surface.

Le Canada a fait un gain net de 18000 emplois en mars, caractérisé surtout par des gains dans l’emploi à temps partiel. L’économie a ajouté 82000 emplois au cours du dernier trimestre, le meilleur résultat en deux ans. Les gains ont renforcé la tendance de la reprise économique et ont réaffirmé le fait que le taux de chômage a atteint son sommet.

De plus, l’amélioration des perspectives d’emploi contribue à renforcer la confiance des consommateurs et le marché de l’immobilier : les ventes au détail sont de retour aux niveaux d’avant crise et les prix des maisons sont en hausse à un rythme étonnant.

Par ailleurs, il est évident que l’activité économique s’accélère et les sondages montrent que les intentions de dépenses en immobilisations de la part des entreprises ont grimpé en flèche. Les nouvelles commandes manufacturières sont plus élevées que prévu et les exportations se redressent graduellement (bien que toujours négatif sur une base annuelle).

Par conséquent, l’argument pour les hausses de taux de la Banque du Canada est évident. Ne soyons pas étonnés de voir les profits des entreprises canadiennes surprendre à la hausse les anticipations des analystes. Les Bourses canadiennes devraient ainsi mieux faire que l’indice de référence mondial et la devise canadienne demeure le bon choix pour les investisseurs canadiens.

Source : BCA Research

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