Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 16 octobre dans les marchés financiers et dans l’économie :
• États-Unis : la fin du programme « Cash for Clunkers » plombe les ventes au détail.
• Modeste croissance des prix à la consommation en septembre aux États-Unis.
• La reprise du secteur manufacturier américain se poursuit.
• La confiance des consommateurs américains est en baisse en octobre.
• Canada : le taux annuel d’inflation totale passe à -0,9 %.
• Canada : les ventes des manufacturiers diminuent fortement en août.
• Le Dow Jones a bondi au-dessus de 10 000 points, mais la séance de vendredi est plus difficile.
• Le marché obligataire canadien est en attente de la rencontre de la Banque du Canada.
• Le dollar canadien se rapproche de la parité avec le billet vert.
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Comme vous le savez sûrement, la grande dépression des années 1930 a fait perdre beaucoup d’argent à des millions d’investisseurs à travers la planète. Ce fut une des pires crises financières de l’ère moderne.
Mais, ce qu’un bon nombre d’investisseurs actuels ne réalisent pas, c’est que plusieurs personnes ont non seulement fait de l’argent pendant cette période, mais elles en ont fait encore plus, et ce, justement parce que les marchés boursiers avaient chuté de façon significative.
Voici ce qui s’est passé. Le 3 septembre 1929, l’indice du Dow Jones atteint un sommet de 381 points. Un sommet qui ne sera pas surpassé pendant les 25 années suivantes (un quart de siècle!). Comment un investisseur arrive-t-il à faire de l’argent dans un tel marché? La réponse est très simple : en réinvestissant ses dividendes. Les investisseurs aguerris de l’époque ont pu transformer 1000 $US en US 4400 $US (basé sur un dividende de 6 % annuel composé) afin de quadrupler leur argent.
Le phénomène qui attire surtout notre attention est le fait que si le Dow Jones n’avait pas connu une baisse aussi importante s’étalant sur une décennie, ces mêmes investisseurs n’auraient pas fait autant d’argent. La baisse de la bourse a eu pour effet d’accroître leurs investissements puisque le réinvestissement des dividendes leur ont permis d’acheter plus d’actions à un meilleur prix.
Bref, les investisseurs qui avaient une vision à long terme ont pu profiter de cette situation aux dépens de ceux qui ont dû vendre leurs actions, soit parce qu’ils étaient sur marge, ou parce qu’ils ont vendu dans un mouvement de panique… Personne ne connaît l’avenir. Or, l’histoire demeure souvent notre meilleur point de référence dans les périodes plus difficiles.
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Le nouveau plan présenté par le secrétaire au trésor américain, Tim Geithner, a été très bien reçu par les investisseurs hier. Geithner a annoncé que le gouvernement américain investira dans des fonds au côté de firmes privées afin d’acheter les titres non liquides (toxiques) se trouvant à l’intérieur des bilans des banques. De plus, le gouvernement propose de financer ces mêmes acheteurs.
En offrant une source de financement à taux réduit, le gouvernement a bon espoir de créer un marché et de réunir acheteurs et vendeurs afin qu’ils s’entendent sur un prix. Les banques refusant de faire des ventes de feu, ce marché se trouve dans l’impasse depuis plusieurs mois.
De toute évidence, c’est un plan intrigant qui a capté l’intérêt de plusieurs gros investisseurs, dont le réputé gestionnaire Bill Gross de la compagnie PIMCO. Ce dernier a indiqué qu’il serait très intéressé à y participer et à en faire bénéficier ses clients.
Cet intérêt généralisé s’est traduit par un niveau d’optimisme rarement vu dans le marche boursier ces derniers temps. L’indice du Dow Jones industriel a augmenté de 500 points, ou 6,8% hier. Les titres des grandes banques américaines ont été parmis les plus performants, augmentant de près de 20 %.
Cependant, aussi populaire que le plan semble être à Wall Street, il reste difficile de déterminer si l’accessibilité au financement du gouvernement permettra de fixer des prix assez élevés pour inciter les banques à y participer.
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Plusieurs investisseurs ont choisi de continuer à investir dans le marché boursier, ces derniers mois, dans l’espoir de profiter d’une reprise éventuelle. Le résultat est évidemment plus que décevant étant donné les baisses importantes des principales bourses mondiales.
Les questions que plusieurs se posent actuellement sont les suivantes: «Devrais-je vendre mes actions et acheter des obligations ou CPG et attendre la reprise avant d’investir de nouveau?» Ou bien : «Devrais-je maintenir le statu quo et respecter mon plan d’investissement initial?»
Cette décision comporte des conséquences plus grandes qu’on l’imagine.
Prenons l’exemple suivant : au début du mois d’octobre 2007, l’indice du Dow Jones atteint son sommet à 14 164,53. Par la suite, l’indice entame sa descente, perdant 17 % au début du mois de mars 2008. Le marché s’améliore alors fortement, augmentant de près de 5 % au début avril 2008. À la mi-mai, l’indice grimpe de 11 %, retrouvant pratiquement le même sommet que lors des deux mois précédents.
Un investisseur qui aurait vendu ses actions à la fin de 2007 ou au début de 2008 aurait peut-être vu la hausse du marché au printemps de 2008 comme un signal pour investir de nouveau. Tout semblait indiquer que le marché haussier était de retour. Nous savons maintenant que ce n’était pas le cas. L’indice du Dow Jones a plongé de 42 % entre le mois de mai et la fin du mois de novembre 2008.
Plusieurs investisseurs ne sont pas réalistes lorsqu’ils évoquent la possibilité de se retirer du marché afin d’éviter des pertes, puis d’y retourner plus tard lorsque le marché sera à la hausse. Lorsqu’on regarde le passé, il est facile de distinguer les différentes phases, mais c’est très différent en temps réel.
La réalité est que nous n’avons pas de moyen efficace pour prévoir si un rebond dans le marché boursier est une tendance à long terme. Un investisseur peut être tenté d’attendre sur les lignes de côté pendant une période donnée. Mais combien de temps attendra-t-il? Une semaine? Un mois? Ou jusqu’à ce que le prix des actions ait augmenté d’un certain pourcentage? Disons 20 %? Si l’investisseur place son objectif d’entrée trop bas, il risque d’entrer trop tôt dans le marché et connaître de nouvelles pertes. S’il attend trop longtemps, il risque de manquer un rebond important.
Plutôt que de jouer aux devinettes, nous pensons qu’il est préférable d’avoir une allocation d’actifs composée d’actions, d’obligations et de liquidités en lien avec votre tolérance au risque et votre horizon de placement. Mis à part le rééquilibrage périodique, la vente pour pertes fiscales et la maintenance normale du portefeuille (élimination de titres non performants), il est préférable de laisser le temps jouer pour vous et de respecter votre plan d’investissement initial.
Cependant, à travers les fluctuations importantes que nous vivons actuellement, il est possible que l’investisseur découvre que sa tolérance au risque est moins élevée qu’il ne l’évaluait. À ce moment, la nouvelle allocation d’actif devrait être révisée pour refléter le nouveau plan d’investissement.
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