29 janvier 2010

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 29 janvier 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :

• Croissance plus forte que prévu du PIB réel américain au quatrième trimestre : 5,7 %.
• Les ventes de maisons chutent fortement en décembre aux États-Unis.
• La Réserve fédérale garde le cap malgré une dissidence.
• Canada : le PIB réel par industrie a progressé de 0,4 % en novembre.
• La tendance baissière des deux dernières semaines s’estompe sur les Bourses.
• La Réserve fédérale réaffirme vouloir maintenir des taux exceptionnellement bas pour une période prolongée, mais le discours ne fait plus l’unanimité au sein du FOMC.
• Le dollar américain continue de profiter de la faible demande pour le risque.

Source : Études économique Desjardins

3 novembre 2009

Au cours de la dernière année, de nombreux analystes et investisseurs se sont attardés sur la Chine en tant que moteur de la reprise économique mondiale. En fait, il existe d’autres pays que la Chine qui connaissent une croissance économique importante et qui contribuent à cette reprise.

De nombreux pays d’Asie et d’autres en Amérique du Sud dévoile au monde la voie de l’avenir. La croissance de ces pays offre des perspectives d’exportation importantes pour les États-Unis.
 
En 2000, 30 % des revenus totaux des entreprises à l’intérieur de l’indice du S&P 500 provenaient de l’étranger. Aujourd’hui, ce chiffre se situe plus près de 50 %. Cette tendance est encore plus évidente alors que l’on constate que les secteur de la technologie, des matériaux, de l’énergie et de l’industriel génèrent plus de 60 % de leur chiffre d’affaires à l’international.

L’Amérique du Sud, avec le Brésil en tête, représente une autre source de croissance économique mondiale. Tout en gagnant les honneurs pour les Jeux olympiques de 2016, le Brésil connaît une persistance dans le redressement de son économie.

Les exportations de marchandises vers la Chine sont le principal facteur de croissance. Par ailleurs, le secteur manufacturier du pays se redresse également. En tant que premier producteur d’éthanol, le Brésil a la chance de devenir un exportateur d’énergie important en exploitant la demande croissante pour les biocarburants.

Un pays comme le Brésil ne peut pas à lui seul être la source de la croissance des exportations pour les États-Unis.  Ensemble par contre, les pays émergents offrent de très bonnes perspectives, notamment si la valeur du dollar américain reste faible.

Les investisseurs qui se concentrent uniquement sur les États-Unis pourraient manquer les effets sous-jacents historiques de cette croissance mondiale. Sous-estimer la force de cette tendance sur les bénéfices des entreprises pourrait ainsi s’avérer une erreur importante.

16 octobre 2009

La remonté spectaculaire du huard semble être motivée par l’appétit du risque accru chez plusieurs investisseurs qui avaient trouvé refuge dans les obligations américaines durant la dernière crise financière. Mais, avec les signes de reprise qui se multiplient, des statistiques impressionnantes provenant de la Chine et une hausse de taux d’intérêt en Australie, les investisseurs vendent leurs obligations et favorisent les pays riches en ressources naturelles comme le Canada.

Alors que le dollar canadien atteignait la parité, à l’automne 2007, le gouvernement canadien ressentait beaucoup de pression de la part des dirigeants d’entreprise et des premiers ministres provinciaux pour trouver des solutions afin d’enrayer la force du huard qui se retrouvait au pied d’égalité avec le dollar américain.

Cependant, on semble ressentir moins de pression aujourd’hui. Pourquoi?  La réponse s’explique en partie par le fait que les entreprises manufacturières restantes sont plus solides et ils ont su s’adapter à la nouvelle réalité avec une refonte complète de leur façon d’opérer. 

Pour faire face à une monnaie plus forte et une concurrence mondiale accrue provenant des économies  émergentes, la réduction des coûts était cruciale pour la survie de ces entreprises au cours de la dernière décennie. 

L’ajout de machinerie et d’équipement plus productif combiné à un personnel ayant accepté de travailler et de partager des semaines de travail plus courtes ont permis d’atteindre un seuil de rentabilité optimal tout en gardant les inventaires au minimum.

Mais, malgré tous ces efforts, une monnaie forte a un coût, même pour les entreprises manufacturières exportatrices qui ont résisté à cette dernière récession. Les Manufacturiers et Exportateurs du Canada ont récemment estimé que chaque augmentation de 1% du dollar canadien résulte en une baisse d’environ 2 milliards de dollars des ventes annuelles pour ses membres. De plus, chaque hausse de 1cUS de la monnaie implique la perte de 25 000 emplois.

La Banque du Canada a souvent mentionné par le passé que le raffermissement du dollar pourrait nuire à la reprise économique.

Ne soyons donc pas surpris si celle-ci décide de prolonger son engagement à maintenir son taux directeur à un niveau historiquement bas.

26 mai 2009

Le dollar canadien a fait une remontée spectaculaire, ces derniers mois. Depuis le 9 mars, alors que le dollar était à un creux de 76,53 cents (US), il a monté en flèche pour atteindre les 89 cents cette semaine.  Cette remontée n’augure rien de bon pour plusieurs entreprises canadiennes qui tentent par tous les moyens de se sortir de la récession. Il y avait une lueur d’espoir pour ces compagnies, qui voyaient une reprise à l’horizon, mais maintenant la force du dollar vient éliminer tout avantage concurrentiel. Le «timing» ne pourrait pas être pire.

Plusieurs économistes avaient anticipé une remontée graduelle du huard lors de la reprise économique mondiale et du rebondissement des prix des commodités.  Lorsque le dollar et le prix des commodités bougent en tandem, l’effet négatif pour les exportateurs canadiens d’un dollar plus fort est habituellement compensé par les revenus qui entrent au pays à la suite de la vente des ressources naturelles. 

Mais en ce moment, on voit le dollar qui augmente beaucoup plus rapidement que le prix des ressources. En ce sens, étant donné la situation précaire dans laquelle se trouvent nos marchés externes, il est clair qu’une hausse du dollar ajoute un degré de risque supplémentaire à la reprise de notre économie.

Le Canada en tête pour une reprise
La croyance des négociateurs et des spéculateurs voulant que nous assistions actuellement à une reprise de l’économie mondiale explique en partie la hausse du dollar canadien. La force du huard peut être attribuée également à la faiblesse du dollar américain qui s’est fait malmener dernièrement.  Le niveau d’endettement des Américains et les rumeurs entourant une baisse potentielle de la cote de crédit du pays n’aident pas la cause. 

Un analyste chez Goldman Sachs a publié un article la semaine dernière indiquant que le Canada, l’Australie et le Royaume-Uni seraient les premiers à retrouver un rythme de croissance normal après la récession. Ce rapport mentionnait également que les banques centrales de ces pays seraient parmi les premières à remonter leurs taux intérêts. Ces éléments favorables pourraient soutenir la hausse du dollar canadien à long terme.

La parité avec le dollar US serait donc très probable d’ici quelques années.  Techniquement, les entreprises canadiennes pourraient soutenir une hausse du dollar à long terme, mais seulement s’il y a une reprise de l’économie mondiale en parallèle. Espérons que notre économie sera assez résiliente à ce moment-là et que la demande sera assez forte pour compenser les répercussions négatives sur le secteur manufacturier et sur les compagnies qui sont sensibles à la compétition internationale.

 
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