Si l’on se fie aux dernières annonces de rachat d’actions, les sociétés américaines semblent démontrer plus d’optimisme sur l’avenir et plus de conviction que le pire de la crise économique est derrière nous.
Alors que les entreprises cherchent des moyens pour déployer les niveaux records de liquidités dans leur bilan, les rachats d’actions ont atteint leur plus haut niveau en deux ans avec une moyenne de 1,6 milliard $ par jour selon les données de la firme de recherche TrimTabs.
Les rachats d’actions sont considérés comme une sorte de compromis pour les compagnies qui cherchent à investir en gardant le plein contrôle au lieu de faire un pari stratégique en faisant des acquisitions ou des dépenses en immobilisations.
Ultimement, les rachats d‘actions récompensent les actionnaires en réduisant le nombre d’actions en circulation et en augmentant le bénéfice par action, ce qui entraîne habituellement une hausse du cours des actions sur le marché boursier.
On constate que les investisseurs ont tendance à pardonner beaucoup plus facilement lorsque les entreprises choisissent de suspendre leurs rachats lorsque la situation devient soudainement plus difficile, contrairement à la diminution d’un dividende ou l’abandon d’un plan d’expansion du capital.
(Source: Reuters)
Popularity: 1% [?]
Dans un contexte où les taux d’intérêt sont bas, les obligations canadiennes de deux et cinq ans rapportent un maigre rendement de 1,16 % et 2,42 % respectivement. Les investisseurs cherchent désespérément une solution de rechange aux obligations gouvernementales. Un substitut intéressant aux obligations est sûrement les actions ordinaires à dividende élevé.
De plus, le traitement fiscal des revenus de dividende est avantageux par rapport à celui des revenus d’intérêt. Plusieurs compagnies canadiennes versent un dividende annuel intéressant comme par exemple, en ce moment la Banque de Montréal verse 5,23 %, Telus 5,36 %, Transcanada Corp 4,38 % et Canadian Utilities 3,35 %.
Les compagnies qui augmentent leur dividende annuel régulièrement récompenseront davantage les actionnaires, entre autre, la Banque de Montréal a doublé son dividende annuel au cours des années entre 2003 à 2009. De plus, contrairement aux obligations, les actions ordinaires avec dividende protègent les investisseurs contre l’inflation car les entreprises ajusteront leur prix en ligne avec l’inflation. Autre avantage, si la faiblesse des taux d’intérêt se prolonge, la valeur des actions ordinaires à dividende pourrait monter en raison d’une forte demande.
Standard & Poor’s a créé un indice idéal pour les investisseurs en quêtent de dividende, il s’agit de l’indice S&P/TSX Canadian Dividend Aristocrats Index. Pour être incluse dans l’indice Aristocrats, la compagnie doit respecter les trois critères suivants :
- Elle est une action ordinaire ou une fiducie de revenu qui se transige sur la Bourse de Toronto.
- Elle a augmenté ses dividendes distribués aux actionnaires à chaque année au cours des cinq dernières années.
- Elle doit avoir une capitalisation boursière supérieure à 300 millions.
L’un des promoteurs de l’indice Aristocrats est Claymore. Il est possible de transiger ce titre sous le symbole CDZ à Toronto. CDZ verse actuellement un dividende annuel de 4,93 % (distribué mensuellement). Au cours des 10 dernières années, l’indice Aristocrate a réalisé un rendement de 10,64 % par rapport à 8,34 % pour l’indice du S&P/TSX. L’indice contient actuellement 70 entreprises qui rencontrent les critères Aristocrats.
Rappelons aux investisseurs que depuis 1956, les dividendes ont contribué pour 30 % du rendement total des actions de l’indice S&P/TSX, alors que la croissance des actions a contribué pour 70 %. Voilà pourquoi : l’intérêt du dividende!
(Source : Standard & Poors)
Popularity: 7% [?]
Comme vous le savez sûrement, la grande dépression des années 1930 a fait perdre beaucoup d’argent à des millions d’investisseurs à travers la planète. Ce fut une des pires crises financières de l’ère moderne.
Mais, ce qu’un bon nombre d’investisseurs actuels ne réalisent pas, c’est que plusieurs personnes ont non seulement fait de l’argent pendant cette période, mais elles en ont fait encore plus, et ce, justement parce que les marchés boursiers avaient chuté de façon significative.
Voici ce qui s’est passé. Le 3 septembre 1929, l’indice du Dow Jones atteint un sommet de 381 points. Un sommet qui ne sera pas surpassé pendant les 25 années suivantes (un quart de siècle!). Comment un investisseur arrive-t-il à faire de l’argent dans un tel marché? La réponse est très simple : en réinvestissant ses dividendes. Les investisseurs aguerris de l’époque ont pu transformer 1000 $US en US 4400 $US (basé sur un dividende de 6 % annuel composé) afin de quadrupler leur argent.
Le phénomène qui attire surtout notre attention est le fait que si le Dow Jones n’avait pas connu une baisse aussi importante s’étalant sur une décennie, ces mêmes investisseurs n’auraient pas fait autant d’argent. La baisse de la bourse a eu pour effet d’accroître leurs investissements puisque le réinvestissement des dividendes leur ont permis d’acheter plus d’actions à un meilleur prix.
Bref, les investisseurs qui avaient une vision à long terme ont pu profiter de cette situation aux dépens de ceux qui ont dû vendre leurs actions, soit parce qu’ils étaient sur marge, ou parce qu’ils ont vendu dans un mouvement de panique… Personne ne connaît l’avenir. Or, l’histoire demeure souvent notre meilleur point de référence dans les périodes plus difficiles.
Popularity: 2% [?]
Warren Buffett sait bien manier les petites phrases accrocheuses et je pense qu’il l’a manifesté le mieux dans celle-ci : «Soyez craintifs quand les autres sont avides, et avides quand les autres sont craintifs». Il y a quelques années, John Templeton préconisait d’investir au moment où le pessimisme est le plus noir. Je crois que Warren Buffet et John Templeton seraient d’accord pour dire qu’aujourd’hui nous vivons dans un tel moment.
Cela ne veut pas dire que nous ne continuerons pas d’être ballottés par des nouvelles économiques pénibles. En fait, il est pratiquement certain que les licenciements et le ralentissement économique feront encore les manchettes ces prochains temps. Il est important de se rappeler que la plupart de ces mauvaises nouvelles sont déjà prises en compte dans le cours des actions. Et, juste en passant, Jeremy Siegel – qui avait prévu l’effondrement de la bulle technologique – dit qu’on trouve aujourd’hui sur le marché boursier américain des titres de valeur à un prix inégalé depuis des décennies.
Au bout du compte, ce qui distingue les investisseurs prospères, c’est leur capacité de se projeter au-delà des mauvaises nouvelles immédiates et de voir le potentiel à long terme. Le négativisme qui règne aujourd’hui a fait baisser les actions au point où elles représentent une valeur exceptionnelle selon pratiquement tous les critères classiques – on voit piétiner presque comme jamais auparavant des entreprises de premier ordre, au bilan solide, versant de bons dividendes et ayant d’excellents débouchés.
Dans certains cas, la trésorerie dont disposent ces sociétés est plus importante que leur valeur en Bourse – ce qui veut dire qu’on peut les obtenir gratuitement. Il est fort probable que lorsque nous reviendrons sur l’époque actuelle dans quelques années, nous constaterons qu’elle a été exceptionnelle pour les investisseurs qui auront eu la rigueur et le courage d’ignorer les mauvaises nouvelles de l’économie et de profiter des aubaines exceptionnelles disponibles.
Popularity: 2% [?]