Ces dernières semaines, les journaux en ont abondamment parlé : le gouvernement du Québec a l’intention d’augmenter l’impôt des mieux nantis.
Il ne nous appartient pas de nous prononcer en faveur de ce projet ou non. Contentons-nous d’en fournir une illustration mathématique.
En 2011, le plus fort taux combiné (Québec et Canada) d’imposition se situait à 48,22 % et frappait tout revenu de 132 406 $ et plus.
Prenons l’exemple d’un salarié qui a gagné 150 000 $ en 2011 (excluant tout gain en capital et dividende). Selon les règles alors en vigueur, son impôt total (Québec et Canada) s’est chiffré à 55 361 $. Sous le régime que le Québec veut instaurer, ce salarié devra payer 700 $ de plus en impôt pour l’année 2012, son taux combiné passant à 52,22 % (nous supposons que son revenu reste le même et que le nouveau taux s’applique rétroactivement au 1er janvier dernier).
Imaginons maintenant le cas de celui dont le revenu atteint 290 000 $ (excluant toujours le gain en capital et le dividende). En 2011, il a dû acquitter une facture fiscale de 122 841 $. Pour 2012, le montant sera plutôt de 125 650 $, en vertu d’un taux combiné de 55,22 %, ce qui représente un écart de 2 809 $.
Si vous faites partie des 2 % de la population visée par cette hausse d’impôt, faites les calculs pour connaître les répercussions concrètes qu’elle aura sur vous. Ajoutons que Québec entend majorer l’impôt sur le gain en capital et le dividende, une mesure additionnelle susceptible d’affecter les strates de population plus aisées.
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Dans le milieu de la finance, on fait généralement une corrélation entre le risque et le rendement : en principe, un placement garanti à 100 % rapporte moins qu’une action, plus sujette aux variations. Est-ce toujours vrai?
Depuis quelques années, des classes d’actifs réputées sûres, comme les obligations des gouvernements, procurent un rendement supérieur à celui des titres boursiers, pourtant assortis d’un plus fort degré de risque.
Certains considèrent même cette anomalie comme la nouvelle norme! Leur conclusion est peut-être hâtive. Nous déconseillons d’acheter de telles obligations pour trois raisons. Primo, les taux sont trop bas. Secundo, la fragilité budgétaire de plusieurs gouvernements devrait inciter à la prudence. Tertio, compte tenu de l’inflation, le rendement réel à l’échéance se révèle plutôt négatif.
Bien que la conjoncture actuelle semble l’invalider, la règle de corrélation entre risque et rendement demeure donc valide à long terme.
Par ailleurs, dans le marché boursier, on note une diminution importante des dividendes.
En 2011, le taux de profits versés aux actionnaires des sociétés formant l’indice S&P 500 n’a pas dépassé 28 %, comparativement à 62 % au cours des 140 dernières années. L’apparition de gestionnaires-vedettes et l’accroissement du nombre de boursicoteurs ont eu pour effet de mettre davantage l’accent sur le gain en capital (ou profit enregistré au moment de la vente d’un titre).
Or, dans le contexte que nous connaissons, un gain en capital n’est pas facile à réaliser.
Cette réalité, combinée au recul des dividendes, ébranle également la règle de corrélation : le rendement obtenu n’est pas à la hauteur du risque encouru.
Les investisseurs (particuliers et institutionnels) ont besoin de revenus. Les sociétés vont devoir réviser leurs politiques de distribution de dividendes pour les ramener à un niveau historiquement normal et rendre les actions plus attrayantes.
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Dans notre dernière chronique, nous avons vu que les indices boursiers internationaux ont perdu en mai le terrain gagné au cours des cinq mois précédents.
Néanmoins, en Amérique du Nord, les rendements des parquets pourraient se révéler positifs au second semestre de 2012.Pourquoi? Notamment parce que les ratios cours-bénéfices y ont atteint un creux similaire à ceux de 2009 et de 2011.
Ce contexte de faibles évaluations boursières rend les actions fort attrayantes, au détriment des obligations. Ainsi, au moment d’écrire ces lignes, le dividende moyen des titres du S&P 500 avoisine 2,2 %, soit 0,48 % de mieux que les obligations fédérales américaines (1,72 %).
Au pays, l’écart est encore plus prononcé, pour se chiffrer à 1,30 % : les sociétés du TSX versent un dividende de 3,17 %, alors que les obligations du gouvernement canadien portant échéance de 10 ans n’offrent qu’un maigre 1,87 %.
Ce n’est pas tout : 40 % des entreprises formant le S&P 500 ont majoré leur dividende dans les six derniers mois. Seulement 0,7 % d’entre elles l’ont réduit (elles avaient été 10 % à le faire en 2009).
Chez nos voisins du Sud, le prix des maisons a bondi de 10 % en avril, ce qui constitue la plus forte augmentation en sept ans. Par ailleurs, la baisse du prix de l’essence accroît la confiance des consommateurs. L’économie américaine devrait donc tenir le coup malgré le fouillis européen.
Quoi qu’il en soit, les marchés resteront volatils jusqu’aux prochaines élections en Grèce. Si les partis en faveur de l’austérité reprennent le pouvoir, le pays devrait se plier aux conditions de la zone euro. Dans le cas contraire, son exclusion semble déjà prévue, aux fins de renforcer et de stabiliser l’Union. À suivre!
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Si l’on se fie aux dernières annonces de rachat d’actions, les sociétés américaines semblent démontrer plus d’optimisme sur l’avenir et plus de conviction que le pire de la crise économique est derrière nous.
Alors que les entreprises cherchent des moyens pour déployer les niveaux records de liquidités dans leur bilan, les rachats d’actions ont atteint leur plus haut niveau en deux ans avec une moyenne de 1,6 milliard $ par jour selon les données de la firme de recherche TrimTabs.
Les rachats d’actions sont considérés comme une sorte de compromis pour les compagnies qui cherchent à investir en gardant le plein contrôle au lieu de faire un pari stratégique en faisant des acquisitions ou des dépenses en immobilisations.
Ultimement, les rachats d‘actions récompensent les actionnaires en réduisant le nombre d’actions en circulation et en augmentant le bénéfice par action, ce qui entraîne habituellement une hausse du cours des actions sur le marché boursier.
On constate que les investisseurs ont tendance à pardonner beaucoup plus facilement lorsque les entreprises choisissent de suspendre leurs rachats lorsque la situation devient soudainement plus difficile, contrairement à la diminution d’un dividende ou l’abandon d’un plan d’expansion du capital.
(Source: Reuters)
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