Nous en avions traité dans une chronique précédente, mais j’y reviens, tant la question est cruciale.
Elle a dominé toute l’actualité financière de la décennie, depuis l’éclatement de la bulle technologique jusqu’à la présente crise de la dette des États, en passant par la récession de 2008.
Je parle évidemment de la volatilité. Elle se révèle si forte, si importante qu’elle vient modifier en profondeur nos habitudes de placement, chambouler nos attentes et, parfois, invalider nos projections.
Il n’est donc pas étonnant de voir apparaître sur le marché des produits dont l’objectif est justement de la contrecarrer ou, à tout le moins, d’en atténuer les impacts.
Par exemple, de nouveaux fonds de placement concentrent leurs investissements dans des actions mondiales ayant enregistré la plus faible variabilité à long terme. Ils s’adressent à l’investisseur désireux de ne pas s’exposer uniquement au marché canadien et de se prémunir contre les éventuels contrecoups de la situation qui prévaut en Europe.
Bref, c’est un instrument de diversification et de stabilité. Il faut cependant comprendre que la réduction du risque ne se fait pas obligatoirement au détriment du rendement. Au contraire, l’objectif est de concilier les deux.
Disons que deux stratégies bien différentes pourraient vous valoir une progression de 30 % de votre portefeuille.
L’une privilégie cinq titres mirobolants, mais qui fluctuent beaucoup. L’autre mise sur 400 sociétés dont les titres ont montré une constance surprenante dans le temps. À résultat égal, quelle approche choisissez-vous? Le confort ou le danger?
Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro5décembre
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Dans notre dernière chronique, nous abordions le principe d’une quatrième classe d’actifs à envisager pour la composition d’un portefeuille équilibré.
Un des Fonds alternatif qui se distingue à l’intérieur de cette classe d’actifs est le AHL Diversified. Ce fonds bénéficie d’une stratégie de placement éprouvée de l’un des plus grands gestionnaires du monde en suivi des tendances (trend following).
Au cours de ses 13 années d’existence, et pendant la dernière période de turbulence, l’AHL Diversified a démontré qu’il était un complément valable aux portefeuilles traditionnels.
Axé sur le suivi systématique des tendances, l’AHL Diversified présente un historique exceptionnel de rendements ajustés au risque, négociant plus de 150 instruments à l’échelle mondiale – actions, obligations, devises et produits agricoles.
Voici quelques-unes des caractéristiques clés du fonds :
- Historiques de rendements élevés – Depuis 13 ans, le fonds a réalisé un rendement annualisé de 16,9% (au 31 décembre 2009)
- Diversification – Le fonds offre le potentiel de montrer une faible corrélation avec les actions et les obligations et de contribuer à la régularité du rendement d’un portefeuille traditionnel.?
- Accessibilité – Man Investments Canada a annoncé récemment le lancement du Man AHL DP Investment Fund. Ce fonds est offert à tous les investisseurs canadiens avec une liquidité hebdomadaire et un placement minimum d’aussi peu que 5 000 CAD.
Bref, un faible degré de corrélation signifie que le rendement des marchés, à la hausse comme à la baisse, n’affecte que marginalement la performance de cette classe d’actifs. Dans un contexte, comme celui que nous connaissons, où les marchés ont tendance à être à la fois interdépendants et fortement volatils, un portefeuille peut gagner en stabilité, en prévisibilité et, finalement, en rendement absolu si on y inclut une forme de placement dont le rendement n’est que faiblement influencé par les fluctuations des marchés. Et c’est précisément ce qu’apporte cette quatrième classe d’actif.
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Le principe de l’allocation d’actifs repose sur la faible corrélation observée entre les différentes classes d’actifs traditionnels. Ainsi, en divisant votre actif entre les titres de liquidité, les obligations et les actions, vous répartissez à la fois votre potentiel de croissance et les risques entre les trois catégories.
Une contre-performance possible de l’une de ces catégories devrait en principe être compensée par la performance de l’autre, vous permettant ainsi de réduire la volatilité de votre portefeuille et d’aspirer à un rendement global à long terme, plus stable et potentiellement plus élevé.
Les deux dernières années confirment toutefois une corrélation grandissante entre les différents marchés et les catégories d’actif. Sans remettre en cause le principe général de la diversification, ce développement invite les experts à envisager des modifications à l’allocation d’actifs traditionnels, par l’ajout d’une quatrième classe d’actifs. Cette catégorie, appelée Fonds alternatifs, existe depuis plus de 50 ans et a connu une très forte croissance au cours de la dernière décennie.
Leur caractère spécialisé a été traditionnellement réservés à une certaine catégorie d’investisseurs, composé de fondations, de particuliers fortunés et, plus récemment, des détenteurs de fonds de pension. Quoique la presse soit souvent négative face aux placements alternatifs, le constat est qu’il est important pour un investisseur de distinguer la perception de la réalité.
Ne pas considérer les fonds alternatifs serait comme s’abstenir d’acheter des actions de sociétés solides, sous prétexte que certaines d’entre elles, parmi les plus respectées, ont rencontré des difficultés. Non seulement il convient d’inclure un certain pourcentage des fonds alternatifs dans un portefeuille bien équilibré, mais en plus, le moment pourrait être particulièrement bien choisi pour le faire après la remontée spectaculaire des marchés boursiers et obligataires en 2009.
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Ces deux dernières années auront été exceptionnelles pour les marchés boursiers. L’année 2008 nous aura fait vivre le pire marché baissier depuis les années 1930, l’indice du S&P 500 baissant de 57 % par rapport à son sommet. Tandis que 2009 représente le meilleur marché haussier depuis la même période, les actions grimpant de 64 % par rapport à leurs bas du mois de mars.
L’indice du S&P/TSX a sur performé l’indice du S&P 500 avec un rendement près de 35 %, soit le meilleur rendement depuis 1979 par rapport à 26 % pour le S&P 500 (en dollars US). Si l’on ajoute l’appréciation de 17 % du dollar canadien, l’indice du S&P/TSX est en hausse de 58 % en dollars US, soit le meilleur rendement depuis 50 ans.
Selon nous, la prémisse de 2009 est caractérisée par les gestes concrets et sans précédent de la Fed. Bernanke, qui a fait sa thèse de doctorat sur la grande dépression, a pris les bonnes décisions au bon moment afin de stabiliser le système financier et l’économie. Il a ainsi permis d’éviter que l’histoire se répète. De plus, le plan de relance de la Chine, représentant 16 % de leur PIB, a pu compenser la diminution de la demande des ressources des économies de l’Ouest.
Bref, l’année 2009 nous a fait vivre de fortes émotions. Plus que jamais, cette dernière année nous a démontré l’importance d’une bonne allocation d’actif correspondant à la tolérance aux risques et des objectifs des investisseurs. La diversification, la patience et la discipline ont récompensé plusieurs investisseurs encore cette année.
(Source : VMD)
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