15 novembre 2010

J’ai demandé à des internautes sur Twitter de me donner des idées d’articles pour une prochaine chronique. J’ai constaté que les sujets qui semblent présenter le plus d’intérêt sont l’épargne, l’endettement et le crédit.J’ai donc choisi de vous expliquer aujourd’hui comment vous pouvez vous y prendre pour adopter de meilleures habitudes sur le plan de l’épargne.

Généralement, les gens ont deux comptes de banque : un compte de chèques et un compte d’épargne. Le premier sert habituellement à déposer les revenus d’emploi et à payer les dépenses, alors que le second permet d’accumuler des dollars à un taux d’intérêt plus élevé.

Pourquoi ne pas avoir plusieurs comptes d’épargne et accumuler dans chacun de l’argent en fonction d’objectifs précis? Par exemple, vous pourriez avoir différents comptes d’épargne dédiés à des projets spécifiques : un pour un éventuel mariage, un pour faire face aux imprévus, un autre pour les dépenses discrétionnaires plus luxueuses et, enfin, un pour votre REER. À chaque paye, vous pourriez faire des virements automatiques d’un montant prédéterminé dans chacun de ces comptes, et le solde de votre compte de chèques servirait à payer les dépenses courantes récurrentes (épicerie, essence, chauffage, etc.).

 Ainsi, au lieu d’accumuler de l’argent dans un seul compte d’épargne ou dans votre compte de chèques, vous agiriez de manière à réduire le risque de succomber à l’un des 3 000 messages publicitaires auxquels vous êtes exposé tous les jours et de dépenser votre argent si durement gagné dans l’achat de produits ou de services superflus.

 Cette approche permet aussi de bien gérer son budget sans rendre ce processus trop compliqué. Et si, à la fin de l’année, un des comptes affiche un surplus, vous pourriez décider de transférer cette somme dans un autre compte d’épargne. Ou vous offrir une gâterie pleinement méritée.

En suivant cette méthode avec discipline vous vous procurerez seulement les biens et les services que vous êtes en mesure de vous offrir.

La planification et la discipline sont deux éléments essentiels au succès d’un plan d’épargne. Renseignez-vous auprès de votre institution financière ou de votre conseiller financier avant de passer à l’action.

 Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro15novembre

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1 octobre 2010

Les ventes au détail d’août avaient causé une légère surprise à la hausse lorsqu’elles ont été publiées à la mi-septembre. La consommation fait de même avec, en trame de fond, les mêmes raisons. Ce sont les biens non durables qui ont sauvé la mise au cours du mois d’août alors que la saison du retour à l’école leur a été particulièrement profitable. La légère diminution du côté des biens durables, notamment des automobiles, et la timide hausse du côté des services se sont contrebalancées.

La consommation s’en tire donc assez bien. Jusqu’à maintenant, l’augmentation de la consommation par rapport au second trimestre est de 1,6 % à rythme annualisé. Ce résultat est assez conforme à nos scénarios, mais une autre hausse un peu plus forte que prévu en septembre pourrait amener une croissance du PIB réel plus importante qu’anticipée. La faiblesse récente de la confiance des ménages ne signale toutefois pas une véritable accélération des dépenses.

 Il faut aussi remarquer que le niveau de consommation commence à s’approcher de celui observé avant la récession. Le manque à gagner est maintenant de seulement 0,4 %. Toutefois, on sent que le revenu reste appuyé par les mesures gouvernementales car, sans les transferts publics, le revenu personnel réel a diminué au cours des deux derniers mois.

Implications : La consommation poursuit sa reprise. Le taux de croissance demeure toutefois assez lent d’un point de vue historique. De plus, les perspectives concernant la consommation sont fragilisées par la faiblesse de la confiance les ménages, et le revenu demeure dépendant des transferts gouvernementaux.

Source: Études Économiques Desjardins

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8 mars 2010

Ce n’était pas une surprise de voir le gouvernement et le ministre Flaherty garder le cap sur le Plan d’action économique mis en place l’an dernier. Le gouvernment espère une relance qui sera suffisamment forte pour permettre à l’économie de poursuivre sa croissance de façon autonome.

Le gouvernement table sur un retour à l’équilibre dans environ 5 ans. D’ici 2014-2015, le gouvernment voit ses recettes atteindre 296 milliards. Une augmentation de 63 milliards sur les revenus réels de 2008-2009.  Ainsi le gouvernement, selon leur pronostic arriverait à un déficit de seulement 1.8 milliard sur une dette totale de 622 milliards.  En 2008-2009, la dette d’élevait à 463.7 milliards et le déficit 5.8 milliards.

Le plan d’action poursuit sa route et , bien sûr, ce budget comporte une multitude de programmes peu coûteux. Tous les budgets en comportent et ils sont nécessaires pour combler des besoins changeants de la population et du secteur des affaires. Pour ce qui est du retour graduel vers l’équilibre, les défis sont grands, surtout dans la recherche d’une plus grande efficacité de l’appareil gouvernemental. Cependant, pour l’instant, il y a peu de raisons de croire que l’objectif ne sera pas atteint.

Le gouvernement semble avoir réussi à répondre aux principales attentes des analystes et des marchés financiers. Le
plan de retour à l’équilibre s’est précisé avec des mesures d’économie qui seront de l’ordre de 17,6 milliards  au cours des cinq prochaines années. Les hypothèses formulées à propos des revenus sont plausibles.

Quant aux dépenses, si le gouvernement suit à la lettre les mesures d’économie suggérées dans le budget, il faudra admettre que le pari du retour graduel à l’équilibre budgétaire au cours des prochaines années aura été gagné. Cependant, il ne faut pas oublier que la dette fédérale calculée par les déficits accumulés s’élèvera alors à 622 milliards soit une augmentation de 36 % avant la crise financière.

Cette crise aura coûté cher aux Canadiens, et il faudra un jour ou l’autre établir un plan de remboursement ou de diminution de l’endettement au pays afin de conserver les acquis obtenus grâce à l’assainissement des finances publiques effectué avant la récession.

De plus, même si la situation économique s’est grandement améliorée et que les marchés financiers ont retrouvé un
rythme de fonctionnement plus normal, de nombreuses incertitudes demeurent. Le retour graduel à l’équilibre s’étend sur une longue période et plusieurs événements imprévus pourront survenir, d’autant plus que le  vieillissement de la population mettra davantage de pressions sur les finances publiques en général. La partie n’est pas gagnée. Cet environnement demandera encore des sacrifices pour la population canadienne et représente,sans aucun doute, pour plusieurs années un défi de taille!

Source : Études économique Desjardins

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