13 août 2010

Après trois mois consécutifs de recul, l’IPC a augmenté significativement en juillet, ce qui devrait quelque peu apaiser les craintes associées à la déflation. La hausse des prix de l’énergie y est certes pour beaucoup, mais force est de constater que les prix de plusieurs autres composantes ont aussi augmenté durant le mois.

Cela dit, ce sont surtout les résultats des ventes au détail qui retiennent l’attention. La diminution des ventes excluant les secteurs de l’automobile et des stations-services est quelque peu décevante et s’ajoute aux résultats modestes obtenus au cours des derniers mois. Visiblement, les consommateurs américains demeurent frileux. Il faut dire que leur confiance a été ébranlée au cours des dernières semaines avec l’accentuation des incertitudes et le prolongement des difficultés du marché du travail. Heureusement, la version préliminaire de l’indice de confiance de l’Université du Michigan, également publiée ce matin, montre une légère amélioration en août.

 La croissance des ventes au détail étant pratiquement la même que celle des prix à la consommation en juillet, tout porte à croire que le volume des dépenses de consommation de biens demeurera pratiquement inchangé durant le mois.

source: Études Économiques Desjardins

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13 juin 2009

Avec le gouvernement américain qui imprime de l’argent à profusion et des signes que la récession tire à sa fin, plusieurs anticipent que l’inflation viendra cogner à notre porte très bientôt.

Il existe cependant des arguments très valables qui tentent de démontrer que non seulement le risque de l’inflation est exagéré, mais que le risque de déflation est toujours présent.  

Contrairement aux dernières récessions et pour la première fois en 25 ans, le consommateur américain démontre une volonté d’épargner et de diminuer son niveau de consommation.

Les dernières statistiques révèlent que les dépenses des consommateurs ont baissé malgré le fait que leurs revenus nets soient en hausse (en partie à cause des baisses d’impôts du plan de relance d’Obama). Ceux qui ont des revenus élevés, et par le fait même, ceux qui dépensent plus normalement, ressentent encore les malaises des baisses importantes de leurs portefeuilles de placement ainsi que de la valeur de leur résidence.  Il est difficile de parler d’inflation quand on considère la perte de richesse que plusieurs ont connue.  Les changements démographiques et le vieillissement des babyboomers sont également des facteurs à considérer : les personnes à la retraite ont tendance à moins consommer en général.

Par ailleurs, la hausse du taux de chômage et l’abondance de la main d’œuvre dans plusieurs secteurs apportent un certain plafond sur les salaires. Des compagnies ont même coupé des salaires dernièrement, une première depuis quelques décennies. Sachant que près de 70 % des coûts de production sont représentés par les salaires, ce phénomène devrait limiter la hausse des prix des biens produits, même si les compagnies tentent de refiler la hausse des prix des commodités aux consommateurs.

Les derniers rapports sur l’indice des prix à la consommation aux États-unis pour les mois de mars et d’avril démontrent une baisse par rapport à l’année précédente, une première en 50 ans. Et malgré le fait que cette baisse reflète en grande partie un recul important des prix de l’énergie par rapport à leur sommet de 2008, on remarque également une baisse générale des produits et services dans une panoplie de secteurs.

Plusieurs diront que ces arguments sont plutôt faibles lorsqu’on note que le prix du baril de pétrole a doublé dans les derniers mois, en plus de voir la hausse des taux d’intérêt à long terme des dernières semaines. Mais il est encore tôt pour affirmer avec conviction si l’inflation sera de retour bientôt. En ce moment, les arguments prévoyant la déflation semblent aussi valables que ceux prévoyant l’inflation.

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