Pour un troisième mois consécutif, le nombre de mises en chantier résidentielles a diminué en juillet. Même si la réduction est moins prononcée que prévu, la tendance demeure sans conteste à la baisse. La disparition graduelle des facteurs temporaires ayant gonflé l’activité au sein du marché immobilier depuis l’automne dernier ainsi que l’entrée en vigueur en avril des nouvelles normes en matière de prêts hypothécaires affectent visiblement les mises en chantier au pays. De plus, l’introduction en juillet de la nouvelle taxe de vente provinciale en Ontario et en Colombie-Britannique a sans doute accentué les difficultés des mises en chantier dans ces deux provinces.
Le ralentissement du marché immobilier semble d’ailleurs se généraliser depuis quelques mois. Le nombre de maisons existantes vendues au pays est en baisse depuis mars dernier et leur prix moyen était en juin à son plus bas niveau depuis août 2009. Pour l’instant, l’indice des prix des logements neufs (soit l’ensemble des habitations neuves construites au pays) est toujours en hausse. Cela ne semble toutefois qu’une question de temps avant qu’un ralentissement soit aussi observé par cette statistique.
Malgré les résultats décevants des derniers mois, il n’est évidemment pas question d’effondrement du marché immobilier canadien, mais plutôt d’une phase de transition entre une période d’activité hors du commun vers une progression plus soutenable à moyen et à long terme. En attendant l’atteinte d’un nouvel équilibre, la contribution de l’investissement résidentiel à la croissance économique sera nettement moins favorable que lors des trimestres précédents.
Source: Études Économiques Desjardins
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Pendant que nous serons en vacances, comment notre économie se comportera-t-elle? Voilà une question intéressante pour nos investissements qui, eux, continueront de travailler! Après un premier semestre 2010 mouvementé, notamment à cause de l’incertitude économique engendrée par les déboires financiers de quelques pays d’Europe, comment l’année devrait-elle se terminer?
Selon les économistes de Desjardins (Études économiques Desjardins), le Canada devrait montrer une performance enviable en 2010, avec un PIB réel en hausse de 3,6 %. Les estimations pour le Québec illustrent une croissance de 3,0 % en 2010. L’ensemble des pertes de production et d’emplois occasionnées par la dernière récession a été récupéré, et le Québec amorce maintenant une phase d’expansion. Pour 2011, la croissance du PIB réel devrait être de 3,0 % pour le Canada et de 2,5 % pour le Québec.
Beaucoup d’investisseurs sont encore frileux à l’idée d’investir en Bourse ou désirent encore vendre leurs actions pour acheter des obligations. Cela pourrait constituer une grave erreur, puisque les prévisions de croissance pour le S&P/TSX (Bourse de Toronto) laissent croire que celui-ci terminera l’année 2010 en hausse de 11,5 % avant de renchérir d’un autre 9,4 % en 2011.
Alors que les taux obligataires fédéraux de 10 ans ont atteint un plancher historique et que la majorité des analystes s’attendent à une remontée des taux d’intérêt dans un avenir rapproché, investir dans des obligations pourrait être très coûteux. Non seulement en intérêts futurs, mais aussi en perte en capital. Surtout si on achète des obligations à long terme, car on sait que lorsque les taux d’intérêt montent, les valeurs des obligations diminuent.
En ce qui concerne notre devise, il en coûtera probablement moins cher pour un Canadien de passer des vacances aux États-Unis. Les écarts entre les taux d’intérêt des deux pays devraient favoriser notre dollar. Les études économiques prévoient aussi que nos voisins du sud afficheront une performance globale de 3,0 % en 2010, mais que leur croissance économique retraitera à 2,8 % en 2011.
Malgré leurs déboires, les Européens pourront profiter de la faiblesse de l’euro pour améliorer leurs exportations, ce qui devrait avoir un impact positif sur certains pays.
Comme quoi vous pourrez prendre vos vacances la tête tranquille.
Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro28juin
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La croissance économique des pays émergents n’est plus un secret pour personne, les investisseurs des pays développés leur accordent de plus en plus d’importance. La valeur de leurs actions a augmenté considérablement au cours de l’année 2009 par rapport à celles des pays développés (tel qu’illustré sur le tableau plus bas).
Est-ce que 2010 nous réserve un écart de rendement semblable?
Selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), la croissance économique sera plus importante pour les pays émergents. La Chine et l’Inde devraient sortir du peloton avec des croissances économiques prévues de 9 % et de 6,4 % respectivement, par rapport à 3,1 % pour la moyenne des pays développés. Toutefois, la valeur des actions de la majorité des pays émergents reflète déjà la croissance anticipée. L’évaluation des actions, sur base historique, est élevée avec un ratio cours – bénéfice moyen de 16,5 comparé à une moyenne historique de 14,5. Compte tenu de ces évaluations, il serait surprenant de revoir un écart de rendement aussi important en 2010.
Privilégier l’Inde et le Brésil
Selon Bank Credit Analyst (BCA), l’Inde et le Brésil devrait être privilégiés par rapport aux autres pays émergents. Selon eux, des dépenses en capital importantes sont à prévoir au cours des prochaines années. Ces dernières stimuleront davantage leur économie que celle de la Chine par exemple. Selon Goldman Sachs, les dépenses d’infrastructure en Inde atteindront 1 700 milliards de dollar américain au cours de la prochaine décennie, créant ainsi plusieurs opportunités pour les investisseurs. Au Brésil, les secteurs des matières premières et de l’énergie représentent 52 % de la Bourse. Dans un contexte de croissance économique mondiale, ces deux secteurs devraient bien performés en 2010.
|
Pays |
Rendement de l’indice en 2009 (converti en dollar canadien) |
Croissance prévue du PIB en 2010 (selon FMI) |
| Brésil |
111,9 % |
3,5 % |
| Russie |
88,9 % |
1,5 % |
| Inde |
74,1 % |
6,4 % |
| Chine |
56,8 % |
9,0% |
| Hong Kong |
34,5 % |
3,5 % |
| Pays développés (MSCI World) |
12,2 % |
3,1 % |
Source: Bank credit analyst, FMI
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