9 août 2010

Les prix des matières premières ont connu d’importantes fluctuations au cours des derniers mois. La poussée des tensions financières à la fin du printemps, alors que les marchés craignaient une nouvelle crise financière découlant de défauts en série des pays de la zone euro, a entraîné une chute spectaculaire des cours du pétrole et des métaux utilisés par le secteur industriel. La situation s’est toutefois calmée en Europe au cours des dernières semaines alors que la Grèce semble en mesure de remplir ses engagements – et elle continuera ainsi à recevoir un important soutien financier – et que les autres pays de la zone euro, particulièrement l’Espagne, réussissent toujours à émettre leurs dettes sur les marchés. La publication des résultats des tests de résistance a aussi confirmé la solidité des grandes banques européennes.

Les tensions financières ont ainsi fortement reculé au cours des dernières semaines et les prix des matières premières, à l’image des indices boursiers, ont enregistré un important rebond en juillet. Le recul du dollar américain et certains facteurs spécifiques, surtout les températures chaudes qui affectent durement les récoltes de blé et gonflent la demande de gaz naturel, ont aussi soutenu les prix des matières premières.

Les fluctuations des derniers mois montrent à quel point les prix des ressources sont influencés par les conditions financières et le sentiment des investisseurs, particulièrement en temps de crise. Si les turbulences financières sont moins présentes au cours des prochains mois, les déterminants fondamentaux devraient recommencer à avoir une influence plus importante. À ce sujet, les dernières statistiques tendent à confirmer que la croissance économique sera plus modérée au cours des prochains trimestres, ce qui devrait limiter l’appréciation des prix des matières premières.

Source: Études économiques Desjardins

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9 août 2010

 

Les fraudeurs sont passés maîtres dans l’art de trouver de nouvelles façons d’escroquer les honnêtes gens.

Récemment, un client nous parlait d’une société qui organise dans des hôtels cinq étoiles des conférences dont le but est de convaincre les participants que les marchés financiers et le capitalisme ne sont en fait que de vastes supercheries dont usent une poignée d’individus brillants pour s’approprier l’argent des particuliers.

Pour recruter des investisseurs, les représentants de cette entreprise soutiennent que la crise financière actuelle est l’exemple parfait de la théorie qu’ils avancent. À l’aide d’une vidéo-choc, ils annoncent que les marchés financiers s’écrouleront et que seuls ces «manipulateurs» profiteront de la débandade…

Je peux concevoir que des personnes ne croient plus aux marchés financiers et que certains particuliers refusent d’investir dans des actions de sociétés. Mais je ne peux accepter que des individus aient recours à la peur pour recruter des clients mal informés et inconscients de la supercherie.

Cette entreprise «bienveillante» conseille donc d’acheter des titres d’entreprises cotées sur des Bourses alternatives. Elle met aussi de l’avant une structure pyramidale qui consiste à rémunérer ceux qui recrutent d’autres personnes. Et si ces nouveaux clients achètent la documentation, qui peut coûter jusqu’à 13 000 $US, la personne qui les a amenés reçoit une rémunération supplémentaire, et ainsi de suite…

Ces propos vous rappellent-ils quelque chose? Eh bien, croyez-le ou non, cette entreprise attire encore un grand nombre d’honnêtes citoyens!

 Si jamais on vous présente une belle occasion d’affaires, rappelez-vous qu’une simple recherche dans Google vous permettra de vous renseigner et de découvrir s’il s’agit d’une supercherie. De plus, vous pouvez valider les renseignements qui vous sont offerts auprès d’organismes  l’autoréglementation canadiens comme l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières ou l’Autorité des marchés financiers, qui vous diront si l’entreprise est inscrite et, donc, soumise à leurs règlements.

Si l’économie et les marchés financiers ne vous inspirent plus confiance, sachez qu’il existe d’autres manières d’investir. Renseignez-vous auprès de votre institution financière et surtout, évitez de demander des informations à une entreprise dont le siège social se trouve dans un paradis fiscal, car si jamais vous devez engager des poursuites contre cette société, il y a fort à parier qu’elle aura disparu en emportant votre argent pour aller ouvrir ailleurs sous un autre nom!

Si une personne vous raconte une histoire trop belle pour être vraie et se présente comme le «Nostradamus de la finance», méfiez-vous !

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro9août

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20 juillet 2010

Certains investisseurs chevronnés nous le recommandent fortement.

Nicholas Bloom, professeur agrégé au département d’économie de l’Université Stanford dit savoir exactement quoi faire quand les dirigeants et les investisseurs n’achètent pas d’actions. L’ex-conseiller du ministère de l’Économie et des finances britannique, qui en plus d’avoir publié trois études sur l’impact de l’incertitude sur l’économie, a déclaré : « Tout mon argent est sur le marché boursier ». Tandis que l’insécurité accrue peut diminuer la croissance en incitant des sociétés à remettre à plus tard l’investissement et l’embauche, ses études démontrent que l’effet est provisoire. Dans les prochains six mois, la production et l’emploi vont rebondir à mesure que l’anxiété diminuera, dit-il.

Cette recherche fait écho à celle publiée en 1980 par le président de la Réserve fédérale américaine, Ben S. Bernanke, quand il était également enseignant à l’Université Stanford en Californie. La résolution « d’incertitude », écrivait-il peut conduire à « un boom de l’investissement » par les entreprises.

D’ailleurs, James Paulsen, stratège chez Wells Capital Management à Minneapolis et Joseph Quinlan, chef de marché et stratège chez US Trust, Bank of America Private Wealth Management à New York, ont fait le pari que les études de Bloom seront exactes. Paulsen, dont l’entreprise gère environ 375 milliards de dollars, prévoit que l’indice Standard & Poor’s 500 terminera l’année entre 1300 et 1350. Quinlan, qui contribue à superviser près de 308 milliards de dollars, prévoit quant à lui une augmentation à 1250. Depuis hier, l’indice a diminué de 10 % par rapport à son sommet en avril, pour clôturer à 1095,34, même après avoir augmenté de 7,1 % durant les six derniers jours de bourse. L’indice MSCI Monde va dans la même direction en reculant également de 10,7 pour cent en dessous de son sommet atteint en avril, alors que les investisseurs déménageaient des sommes provenant d’actions en obligations.

Pourquoi cette baisse? Les derniers évènements mondiaux ont donné la frousse à plus d’un investisseur. Notamment, la crise de la dette souveraine en Europe et les doutes sur la capacité des décideurs du monde entier à réorienter et à relancer leurs économies dans le sillage de la récession 2008-2009 à travers le monde entier.

Source : Bloomberg, 14 juillet 2010

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31 mai 2010

Si vous avez des placements à la Bourse et que vous suivez l’actualité, vous êtes probablement intéressé par tout ce qui se passe en Grèce. Les dernières nouvelles politiques et financières ont ébranlé la planète entière en ramenant à la surface les mauvais souvenirs de la dernière crise financière mondiale. La possibilité d’une contagion des autres pays de la zone euro a fait exploser les taux obligataires, en plus d’influencer l’euro à la baisse. Le 2 janvier 2009, acheter un euro coûtait 1,68 $; aujourd’hui, cela coûte environ 1,31 $. C’est une baisse de 22 %.

La faiblesse de l’euro pourrait être salutaire pour l’économie européenne et avoir des impacts bénéfiques au-de-là de l’attrait touristique qu’elle représente. Une devise faible favorisera les exportations et prendra le delais de la demande interne, désavantagée par les hausses récentes de taxes et d’impôts, et par les importantes compressions dans les dépenses de l’État.

La zone euro a profité de la création d’un plan de 700 G€ accordé par ses dirigeants. Toutefois, cette aide n’a permis que d’étouffer le volcan sans l’éteindre complètement. La nervosité est bien réelle sur les places financières, et la volatilité est de retour. Aucune Bourse n’a été épargnée jusqu’ici. Par exemple, durant la semaine du 3 mai, le S&P 500 a chuté de 6,4 %; le S&P/TSX, de 4,4 %; la Bourse de Shanghai, de 6,3 %, et le Nikkei 225, de 7,2 %.

Que faire maintenant? Comme lorsque la dernière crise financière battait son plein, le pire scénario serait de liquider vos actions, surtout si vous avez du temps devant vous. Il faut plutôt profiter de la faiblesse des marchés pour acheter des actions de très grande qualité, notamment dans les secteurs de la technologie, des produits industriels, des métaux et des services financiers.

 Il faudrait aussi penser à réduire l’échéance de vos obligations, surtout si ce sont des obligations d’État. Attention de ne pas surpondérer votre portefeuille dans l’or même s’il se négocie à des niveaux records, évitez les émotions, mais surtout rééquilibrez votre portefeuille pour vous positionner en marge d’une éventuelle reprise.

Enfin, comme dirait Warren Buffet, soyez craintif quand les autres sont cupides, et cupide quand les autres sont craintifs. Si vous vendez demain, rappelez-vous que quelqu’un achètera vos placements. Posez-vous la question suivante : préférez-vous être un vendeur ou un acheteur à rabais?

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : www.journalmetro.com

Source : Études économique Desjardins

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