6 février 2012

Talon d’Achille de l’économie américaine depuis la crise de 2008, l’immobilier enregistre au contraire une croissance impressionnante au Canada. Doit-on craindre une bulle? Une chose est sûre en tout cas, les maisons sont de moins en moins abordables.

Examinons trois facteurs de risque qui pèsent sur notre marché de l’immobilier. Tout d’abord, on observe une surévaluation des propriétés, de l’ordre de 20 % par rapport au PIB par habitant. Ce phénomène découle directement de la faiblesse persistante des taux d’intérêt.

Par ailleurs, une éventuelle détérioration de l’économie amé­ri­caine aurait un impact négatif sur nos exportations et, par ricochet, sur l’emploi. Or, une augmentation du chômage entraînerait des défauts de paiement d’hypothèque.

Enfin, notre économie est lar­gement tributaire du secteur des matières premières, qui a connu un boom ces 10 dernières années. Mais il pourrait en être autrement dans les mois et les années à venir, compte tenu de la morosité de l’environnement économique mondial (problème de la dette en Europe, ralen­tissement en Chine et reprise qui tarde aux États-Unis).

Certes, ces éléments pourraient provoquer un recul de l’immobilier chez nous, mais le prix des maisons resterait stable à moyen terme. Au Canada, contrai­re­ment à ce qui s’est produit chez nos voisins du Sud, les emplois perdus pendant la récession de 2008 ont été récupérés, et les salaires se sont même accrus. La stabilité de la main-d’œuvre est un gage de la santé de l’immobilier.

Autre bonne nouvelle : bien meilleure qu’aux États-Unis, la situation budgétaire du gouvernement fédéral lui permettrait d’intervenir au besoin et de soutenir les banques et la SCHL.

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12 septembre 2011

Plusieurs institutions financières du Canada se démarquent à l’échelle mondiale. Coup d’œil au palmarès dressé par le magazine Global Finance.

Après la tourmente des der­nières an­nées, au cours desquelles de gran­­­­des ban­ques se sont littéralement écroulées, la publication de la liste des 50 institutions financières les plus sûres au monde, établie par le magazine Global Finance, suscite un intérêt accru.

L’édition de cette année, toute récente, est dominée par les institutions qui ont su contrôler avec rigueur leur exposition au risque avant l’éclatement de la crise de 2008. Les autres doivent péniblement redresser leur bilan et reconquérir la faveur populaire.

Le classement tient comp­­te de l’actif total des 500 plus grandes banques de la planète et de leurs cotes de crédit à long terme, attribuées par Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch.

Le Groupe RBC, qui occupait le 10e rang en 2010, glisse au 11e. Par contre, la TD et la Banque Scotia progressent, passant respectivement de la 15e à la 13e position et de la 22e à la 18e position. Desjardins, qui se situait au 25e rang l’an dernier, se hisse au 20e. La BMO et la CIBC améliorent également leur résultat, passant respectivement du 36e rang au 30e et du 37e rang au 31e.

La Banque Nationale et la Banque Laurentienne sont absentes, encore cette an­née, du palmarès. Il est rassurant de constater que la majorité de nos institutions financières se démarquent à l’échelle mondiale. En maintenant un ratio de fonds propres supérieur aux exigences des organismes de réglementation, elles restent concurrentielles et fiables.

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