2 mai 2011

Contrairement à la croyance populaire, on peut perdre de l’argent en investissant dans l’immobilier et les prochaines années pourraient se révéler difficiles, tout particulièrement pour les acheteurs de maisons.

Pourquoi? D’une part, parce que les taux d’intérêt, maintenus bas pour stimuler l’économie, créent une accessibilité illusoire à la propriété. D’autre part, parce que la population canadienne ne cesse de recourir au crédit.

Déjà, en 2009, le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, indiquait que «l’augmentation soutenuen de l’endettement des ménages par rapport à leur revenu, conjuguée à un contexte de taux d’intérêt en hausse, pourrait rendre les ménages plus vulnérables à un choc défavorable.»

L’immobilier, qui retrouve son équilibre, est moins favorable aux acheteurs qu’il l’a été durant la dernière décennie. Au Québec, de 1988 à 2009, le prix des maisons équivalait à 2,8 fois le revenu personnel disponible. Aujourd’hui, ce ratio est passé à 4 fois. Il avait culminé à 4,2 fois aux États-Unis quand le marché s’est effondré.

Utilisez des hypothèses réalistes. Selon les Études économiques Desjardins, les taux hypothécaires sur 5 ans oscilleront entre 7 et 8 % en 2014. Pour une rare fois, il serait d’ailleurs plus prudent d’opter pour un prêt à taux fixe à long terme. C’est ce que font les entreprises, pour profiter de la faiblesse historique des taux actuels.

Je ne suis pas un expert immobilier, mais un observateur de l’économie. Si vous faites l’acquisition d’une maison pour réaliser du profit, tentez d’obtenir un très bon prix, car le contexte pourrait se détériorer. Peut-être que la location serait plus rentable.

Pour vous guider dans vos choix, faites appel à un planificateur financier. Sinon, consultez l’ouvrage Un chez-moi à mon coût, d’Éric Brassard, expert indépendant. La réponse est dans les chiffres. Faites vos calculs : ça pourrait être payant!

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro2mai

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21 avril 2011

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 21 avril 2011 dans les marchés financiers et dans l’économie:

• Les mises en chantier et les ventes de maisons existantes ont remonté en mars aux États-Unis.

• États-Unis : l’indice de la Fed de Philadelphie a diminué en avril.

• Canada : le taux annuel d’inflation total bondit à 3,3 %.

• Canada : les ventes au détail ont progressé en février.

• Les résultats éclatants d’Apple relancent les Bourses.

• Standard & Poor’s change à « négative » leurs perspectives sur la cote de crédit américaine.

• Le marché obligataire s’inquiète peu de la qualité de la dette américaine.

• Le taux de change effectif américain à un creux de 32 mois.

Source: Études Économiques Desjardins

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8 avril 2011

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 8 avril 2011 dans les marchés financiers et dans l’économie:

• États-Unis : après six hausses consécutives, l’ISM non manufacturier a diminué en mars.

• États-Unis : le crédit à la consommation augmente à nouveau grâce aux prêts octroyés par le gouvernement fédéral.

• Canada : le marché du travail a subi une légère réduction d’emplois.

• Canada : les mises en chantier passent à 188 800 unités.

• Les prix des matières premières poursuivent leur envolée.

• La Banque centrale européenne amorce son resserrement monétaire.

• Les craintes d’inflation pèsent sur les marchés obligataires.

• Le dollar canadien à un sommet de 41 mois à près de 1,05 $ US.

Source: Études Économiques Desjardins

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4 avril 2011

Les plus récentes données sur l’endettement des ménages canadiens sont alarmantes. L’endettement se situait à 1 526 G$ au quatrième trimestre de 2010, ce qui représente près de 150 % du revenu disponible.

Nous devons 1,50 $ sur cha­que dollar que nous gagnons après impôt! La dette, en constante progression, at­teint maintenant 44 500 $ par habitant. Et on note une hausse dans tous les segments du crédit : prêts à la consommation, hypothèques et autres formes de financement. Heureusement, les taux d’intérêt sont bas. Lorsqu’ils grimperont (ce qui finira bien par se produire), bien des ménages ne pourront plus honorer leurs obligations.

Dans cette chronique, nous avons souvent abordé les notions d’épargne et de crédit. Au lendemain de la crise de 2008, nous avons souligné l’importance d’alléger notre fardeau financier. Deux ans plus tard, les chiffres montrent que nous ne l’avons toujours pas fait… Un consommateur devrait hésiter à recourir à sa carte de crédit, compte tenu du taux d’intérêt exorbitant qui s’appliquera au solde s’il ne le règle pas en entier.

Des taux aussi élevés constituent, selon moi, un frein à l’endettement. C’est pourquoi je m’oppose à ce qu’ils soient réduits. La présidente du Mouvement Desjardins, Monique Leroux, vient d’annoncer que le pourcentage du solde exigible à la fin de chaque mois passera dès octobre de 3 à 5 %. C’est une excellente initiative, que d’autres institutions devraient imiter.

Il faut encourager l’épar­gne et dissuader l’endettement non productif. S’endetter pour devenir propriétaire d’une maison qui prendra de la valeur avec les ans ou pour acheter une entreprise ou un équipement qui va générer du revenu, c’est une chose. Multiplier les emprunts pour financer un train de vie qui dépasse nos moyens en est une autre.

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