26 août 2009

Pourquoi ne pas appliquer nos mêmes réflexes écologiques à la finance et aux cartes de crédit ? Il est temps de couper le plastique et recyclez ses cartes de crédit!

Après avoir traversé la pire crise financière depuis des décennies, l’état de nos finances personnelles fait faire de l’insomnie à plus d’un. Pour retrouver le sommeil, la situation économique nous urge de diminuer son niveau d’endettement.

Avec une économie en récession et un taux de chômage en croissance, il n’est pas étranger de voir les soldes de carte de crédit des particuliers augmenter et de voir ses paiements minimaux gonfler.

Les conséquences de garder un niveau d’endettement élevé sont nombreuses : Ne pas être en mesure d’économiser suffisamment en marge de sa retraite, faire face à des imprévus important, être dans l’impossibilité de faire son paiement d’hypothèque ou simplement de subvenir à des besoins primaires comme acheter des produits sains dans son épicerie.

Les soldes de cartes de crédit sont de la mauvaise dette, contrairement à une hypothèque ou une dette pour effectuer un investissement. Avec une économie qui amorce une reprise, les individus qui n’auront pas de mauvaises dettes pourront saisir les nombreuses opportunités qui se présenteront à eux dans les prochains mois.

Il est temps de passer à l’action et voici les points sur lesquels vous devrez travailler si vous n’êtes plus confortable avec votre solde de carte de crédit.

1) Combien de cartes je possède et quelle est leur utilité… Il est difficile de penser pouvoir vivre sans plastique dans notre économie, mais si on veut réduire notre dette, il faut réduire notre plastique. Garder uniquement une ou deux cartes de crédit. Idéalement garder celles dont le taux est le plus avantageux. N’utilisez la carte qu’en cas d’urgence si possible ou pour les dépenses d’affaires remboursables.
2) Quel est votre niveau d’endettement acceptable ? Il est important de rembourser votre solde de carte de crédit, mais il ne faut pas négliger non plus l’épargne à l’abri de l’impôt. Si vous prenez 5 ans pour rembourser votre carte de crédit et ne mettez pas un sou en épargne à l’abri de l’impôt, il est fort probable que vous handicaperez votre retraite.
3) Les primes de fidélité. Tenez le vous pour dit… il n’y a rien de gratuit dans la vie. Quand vous réussissez à accumuler suffisamment de point pour vous acheter un grille pain, c’est que vous l’avez sûrement payé avec vos frais d’intérêt ou d’administration. Il aurait été possiblement plus avantageux d’épargner 10 $ par mois dans un CELI pour vous payer le grille pain, que par une méthode de point bonis. Mais aviez-vous besoin d’un grille-pain à la base ?
4) Consolider vos cartes de crédit sur une ligne de crédit. Les taux sur les lignes de crédit sont nettement plus avantageux que les taux de cartes de crédit.
5) Imposez-vous une discipline… pour chaque dollar mis sur la carte de crédit, vous devrez mettre le même montant à la fin du mois dans votre compte d’épargne. Œil pour œil, dent pour dent.

Nous venons de traverser la pire crise financière depuis des décennies avec le plus haut niveau d’endettement des particuliers, il est grand temps de renverser la vapeur et vous donner la liberté et la légèreté de ne pas avoir de solde sur votre carte de crédit

5 août 2009

La crise du crédit est un sujet complexe pour les investisseurs, nous l’avons expliquée plusieurs fois, mais ce vidéo vulgarise bien le processus de création de cette crise et est agréable à regarder.

The Crisis of Credit Visualized from Jonathan Jarvis on Vimeo.

28 janvier 2009

Un budget qui encourage les prêteurs à prêter, les consommateurs à consommer, et les entreprises à investir. Le budget fédéral 2009, présenté ce mardi, vise à stimuler l’économie canadienne afin de contrer les effets de la récession mondiale qui s’aggrave et de la pénurie de crédit qui sévit dans plusieurs régions du monde.

Les grands points à retenir sont les suivants :

Relancer le crédit : Encourager les prêteurs à prêter : Le Cadre de financement exceptionnel fournira jusqu’à 200 G$ aux marchés du crédit afin d’améliorer l’accès au financement pour les consommateurs et les entreprises.

Inciter les consommateurs à consommer : Le budget prévoit un allégement de l’impôt sur le revenu plus élevé des particuliers et un crédit d’impôt temporaire pour la rénovation domiciliaire. Il fait passer à 25 000 $ la limite des emprunts que les titulaires de REER peuvent faire pour financer l’achat d’une maison et il accorde un nouveau crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation.

Aider les entreprises à investir et à dépenser : Des mesures d’encouragement au moyen d’allégements fiscaux à l’achat de machineries et d’équipements, et des réductions accélérées des taux d’imposition des sociétés.

Plus de routes et de ponts : Le gouvernement accordera près de 12 G$ à la stimulation de l’activité économique entourant les projets d’infrastructure.

Les retombées pour les investisseurs : Ce budget ne contient aucune disposition spécifique axée sur l’investisseur comme le compte CELI, qui avait été annoncé dans le budget de l’année précédente. Cependant, il procure des politiques supplémentaires qui visent à assurer la sécurité et la solidité des institutions financières canadiennes, d’autant plus que celles-ci jouent un rôle important dans l’administration des épargnes et des portefeuilles de nombreux Canadiens.

Le budget devrait aider largement à dissiper le malaise que ressentent non seulement les investisseurs, mais aussi les consommateurs. Dans la mesure où il permettra de remettre l’économie canadienne sur la bonne voie, et sur celle de la croissance, on peut dire que ce budget est attrayant pour l’investisseur.

 
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