5 mars 2010

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 5 mars 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :

• Les pertes d’emplois ont été moins fortes que prévu en février aux États-Unis.
• États-Unis : la consommation s’est montrée un peu plus forte qu’anticipé en janvier, mais le revenu disponible a diminué.
• Canada : le PIB réel augmente de 5,0 % au quatrième trimestre de 2009.
• La Banque du Canada laisse ses taux d’intérêt directeurs inchangés.
• Une diminution des craintes concernant la Grèce et de bonnes statistiques américaines profitent aux Bourses.
• Semaine difficile pour le marché obligataire.
• Le huard à plus de 0,97 $ US.
• Les mouvements de prix devraient amener une légère détérioration de la balance commerciale américaine.
• Tempêtes, automobiles et essence : trois facteurs ayant probablement mené à une baisse des ventes au détail américaines en février.
• Canada : les mises en chantier devraient demeurer relativement élevées.
• Canada : une première hausse du taux d’utilisation de la capacité industrielle depuis le début de 2007.
• Canada : une progression plus modeste de l’emploi est attendue pour février.

Source : Études économique Desjardins

29 janvier 2010

Le PIB réel a augmenté de 5,7 % au quatrième trimestre selon la première estimation des comptes nationaux ce qui indique que la reprise se poursuit aux États-Unis.

Toutefois, des gains de plusieurs autres composantes du PIB proviennent en partie de l’appui des mesures gouvernementales de relance.

Tant que la hausse du PIB ne se répercute pas sur l’emploi, les autorités publiques devront continuer à soutenir la relance en espérant que le secteur privé prenne pleinement le relais.

FAITS SAILLANTS

- Augmentation de 5,7 % du PIB au quatrième trimestre.

- La principale source de la forte croissance du PIB est le déstockage moins important effectué par les entreprises.

- La consommation réelle a connu une croissance de 2,0 %.

- L’investissement des entreprises a augmenté de 2,9 %. Cette première hausse depuis le printemps de 2008 est due à une forte croissance de 13,3 % des investissements en équipements et logiciels. La construction non résidentielle continue de se contracter avec un recul de 15,4 %.

- L’investissement résidentiel a augmenté de 5,7 %, un rythme plus lent que la croissance de 18,9 % enregistrée à l’été.

- La croissance des exportations (18,1 %) a été plus forte que celle des importations (10,5 %). Le solde commercial s’est amélioré.

- Les dépenses gouvernementales ont reculé de 0,2 % alors que les dépenses militaires du gouvernement fédéral et les dépenses des États et localités ont diminué. Les dépenses hors défense du gouvernement fédéral ont augmenté de 8,1 %.

- Sur l’ensemble de 2009 (moyenne annuelle), le PIB réel a diminué de 2,4 % après un gain de 0,4 % en 2008. C’est le premier recul annuel du PIB réel depuis 1991et le plus sévère depuis 1946.

Source : Études économique Desjardins

24 septembre 2009

Avec l’effervescence de l’économie chinoise, il est bon de faire un retour périodique sur la situation car celle-ci évolue de façon quasi exponentielle.

Dernièrement, on constate que les ventes de voitures ont accéléré en juillet pour atteindre 1,1 million d’unités dans l’ensemble du pays – progression de 64 % d’une année à l’autre – surpassant du coup les ventes de voitures aux États-Unis qui ont atteint 860 000 unités. 

Depuis le début de l’année, l’indice boursier chinois figure d’ailleurs parmi les plus performants de la planète avec une hausse de 48%.  Les prêts bancaires sont en forte progression dans le pays – hausse de 300% au premier semestre pour atteindre 25% du PIB. La Chine s’est dotée d’un programme d’infrastructure et d’aide à la relance économique colossal équivalant à 16% du PIB et en plus le gouvernement dispose d’une marge de manœuvre additionnelle en cas de besoin.

En 2007, la consommation américaine représentait 30%  de la consommation totale du monde entier. La Chine représentait quant à elle que 5,3% de la consommation globale. Il est prévu que la Chine dépassera les Américains en 2020. À ce moment, la consommation des États-Unis et de la Chine représentera 20 % et 21 % respectivement de la consommation globale. La génération des Chinois qui a vu le jour après 1980 changera le portrait de la consommation en Chine. Cette génération, maintenant âgée de 20 à 29 ans, est la catégorie d’âge où les salaires augmentent le plus rapidement. Ils sont mieux éduqués et plus polyvalents quant au type de travail. Cette génération adore les produits griffés et  est prête à payer une prime pour ces derniers. Ils passent beaucoup de temps sur internet, ce qui en fait des consommateurs instruits et actifs.

Les programmes gouvernementaux qui ciblent les citoyens vivant en milieu rural est un autre changement important qui pourrait avoir beaucoup d’influence sur la consommation en Chine. Pendant que les salaires en milieu urbain ont beaucoup augmenté, les salaires ont été stagnants en campagne.  Le gouvernement met en place un plan agressif de dépenses qui permettra de construire des routes et des moyens de communication efficaces afin d’intégrer ces gens à la croissance. De plus, les fermiers pourront maintenant emprunter aux banques des sommes d’argent en utilisant la valeur de leur terre agricole.

Finalement, il est probable qu’au cours de la prochaine décennie la Chine développera ses propres marques maisons à la Coca-Cola, McDonalds et Google. La Chine démontre très bien que sa croissance économique est durable et soutenue, et qu’elle demeure un incontournable pour les investisseurs à long terme.

(Source :  Recherche VMD et Crédit Suisse First Boston)

28 mai 2009

La dernière décennie aura battu tous les records quant à l’endettement des particuliers. Parce que le discours des entreprises incite à la consommation par l’entremise de la publicité, il est beaucoup plus tentant de posséder la dernière télévision HD ou un véhicule plus récent que son voisin que de maximiser son CELI ou d’avoir un compte d’épargne bien garni.

Pourtant, certaines statistiques me renversent… L’endettement total des ménages a atteint un sommet de 1 300 G$ au Canada à la fin de 2008. Cela représente près de 40 000 $ par habitant, soit près du double des chiffres de 2000.

Toutefois, saviez-vous que si, par exemple, vous et votre conjoint avez 25 ans et disposez d’un revenu familial de 60 000 $ (30 000 $ chacun) et que vous réussissez à épargner 10 000 $ par année pendant seulement cinq ans, la croissance du capital jusqu’à 60 ans pourrait être de plus de 1 M$, si vous obtenez un rendement de 10 % par an?  Bien sûr, 10 % peut sembler élevé pour le plus sceptique des investisseurs, surtout après une année comme 2008. Sachez que vous et votre conjoint serez aussi millionnaires à 60 ans si vous obtenez un rendement de 7 % au lieu de 10 %, à condition bien sûr d’épargner 10 000 $ par an jusqu’à l’âge de 36 ans.

Plusieurs gestes à poser
Réduire ses dépenses, épargner, réduire le nombre de cartes de crédit qu’on possède, consolider ses dettes en une marge de crédit, acheter des indices boursiers plutôt que des fonds mutuels sont tous de petits gestes qui vous permettront d’atteindre l’indépendance financière.

Dans l’exemple plus haut, notre couple doit réussir à épargner seulement 13,69 $ par jour par personne pour atteindre le niveau d’épargne souhaité. C’est très réaliste, il faut juste avoir un peu de discipline et accepter de réduire son niveau de consommation.

Dans le livre The Millionaire Next Door, Thomas J. Stanley et William D. Danko ont étudié le profil sociodémographique des millionnaires américains. Ils ont constaté que ceux-ci vivaient en dessous de leurs moyens, qu’ils accordaient plus d’importance au fait d’atteindre leur indépendance financière qu’à celui de montrer leur statut social, qu’ils désiraient faire le bon choix de carrière et qu’ils ne voulaient pas dépenser plus de 34 200 US$ pour leur voiture… Comme quoi l’habit ne fait pas le moine. Et vous? Quel habit portez-vous?

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