Après deux mois de baisse qui ont, entre autres, exacerbé les inquiétudes concernant la vigueur de l’économie américaine, l’indice de confiance des consommateurs du Conference Board semble se stabiliser. Il rejoint ainsi l’indice de l’Université du Michigan qui a, lui aussi, connu une légère amélioration au cours du mois d’août. Ce gain a peut-être été amené par la baisse du prix de l’essence au cours des dernières semaines, qui a pu contrebalancer les mauvaises nouvelles provenant du marché du travail et de la Bourse. Il faut toutefois noter que cette hausse mensuelle ne parvient pas à porter l’indice total au-dessus du niveau enregistré en juin. S’il affiche une amélioration par rapport aux creux enregistrés il y a un an et demi, l’indice du Conference Board reste ainsi près des planchers atteints lors des récessions précédentes.
Les prix des maisons existantes ont continué à augmenter en juin selon l’indice S&P/Case-Shiller. Pourtant, d’autres indices de prix montraient déjà certains signes de faiblesse au cours de ce mois. Il semble donc que le programme de crédit d’impôt a réussi à stimuler à la fois les ventes et les prix jusqu’à la fin du printemps. Toutefois, avec la chute des ventes en juillet et l’augmentation du ratio stock/ventes, on peut s’attendre à des baisses de prix au cours de l’été.
Implications : Les hausses mensuelles de la confiance en août et des prix des maisons en juin font figure de baume après une série de mauvaises nouvelles publiées récemment aux États-Unis. Toutefois, le faible niveau de l’indice du Conference Board tout comme les risques associés au marché immobilier font que les incertitudes demeurent bien en place.
Source:Études Économiques Desjardins
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Ventes au détail et prix à la consommation : encore des résultats mitigés pour l’économie américaine
Après trois mois consécutifs de recul, l’IPC a augmenté significativement en juillet, ce qui devrait quelque peu apaiser les craintes associées à la déflation. La hausse des prix de l’énergie y est certes pour beaucoup, mais force est de constater que les prix de plusieurs autres composantes ont aussi augmenté durant le mois.
Cela dit, ce sont surtout les résultats des ventes au détail qui retiennent l’attention. La diminution des ventes excluant les secteurs de l’automobile et des stations-services est quelque peu décevante et s’ajoute aux résultats modestes obtenus au cours des derniers mois. Visiblement, les consommateurs américains demeurent frileux. Il faut dire que leur confiance a été ébranlée au cours des dernières semaines avec l’accentuation des incertitudes et le prolongement des difficultés du marché du travail. Heureusement, la version préliminaire de l’indice de confiance de l’Université du Michigan, également publiée ce matin, montre une légère amélioration en août.
La croissance des ventes au détail étant pratiquement la même que celle des prix à la consommation en juillet, tout porte à croire que le volume des dépenses de consommation de biens demeurera pratiquement inchangé durant le mois.
source: Études Économiques Desjardins
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Même si la croissance des ventes au détail enregistrée en avril est nettement plus faible qu’en mars, elle n’en demeure pas moins appréciable. À rythme annualisé, il s’agit d’une progression de 5,2 %.
La hausse observée du côté des ventes d’automobiles est une surprise. Des données sur le volume des ventes, publiées récemment, faisaient état d’une baisse de 4,8 %. Parmi les explications, un effet prix pourrait avoir gonflé les chiffres d’aujourd’hui, ou encore, un effet de gamme pourrait avoir compensé la baisse de volume.
L’impact de la sortie de l’iPad d’Apple sur les ventes de détail était à surveiller. En dépit du succès de ce nouvel appareil, les ventes dans les magasins d’électronique ont baissé de 0,4 % en avril. Il importe toutefois de relativiser les choses. Les consommateurs américains semblent avoir réduit leur consommation de biens de loisirs en avril (-1,9 %) au profit des centres de rénovation (6,9 %).
Pourtant, les magasins d’électronique n’ont pas été aussi touchés que les magasins d’articles de loisirs (sports, livres, musique, etc.). L’iPad pouvant être considéré comme un substitut d’autres loisirs, cela a probablement avantagé les magasins d’électronique. La baisse d’avril dans ces magasins a par ailleurs été moins importante que celle enregistrée en mars (-1,3 %).
Implications : La progression des ventes au détail est de bon augure pour l’économie américaine. Alors que les stocks des entreprises sont très bas, celles-ci seront davantage incitées à augmenter la cadence de production, ce qui, par ricochet, devrait se traduire par de nouvelles embauches. La confiance des consommateurs devra toutefois démontrer un peu plus d’entrain pour confirmer la tendance.
(Source: Études économiques Desjardins)
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Dès le début de la crise financière, lorsque les consommateurs américains se sont serrés la ceinture; de nombreux analystes craignaient le pire. La croyance était que le ralentissement serait si grave qu’il changerait à jamais le comportement des gens.
On se souviendra qu’à ce moment, de nombreux consommateurs étaient en état de choc en constatant la chute de la valeur de leur maison, de leur épargne-retraite et de la montée en flèche du taux de chômage.
Aujourd’hui, alors que le taux de chômage américain atteint 10,2 %, son plus haut niveau depuis 1983, il y a quelques petits signes qui démontrent le retour progressif de la confiance des consommateurs.
Ces signes de confiance apparaissent sous différentes formes. Prenons l’exemple de la compagnie Starbucks Café, un symbole américain, qui a affiché des résultats forts intéressants la semaine dernière. Le titre boursier gagnait plus de 7 % à la suite de l’annonce. Le prix de l’action a presque triplé depuis le creux du mois de mars.
Il est évident que cette compagnie a dû s’adapter lors de la dernière récession. Ils ont fermé près de 800 points de vente aux États-Unis seulement. Ils ont diminué le prix de leur café de base tout en augmentant le prix des cafés spécialisés. Ils ont également eu l’audace d’offrir des cafés instantanés qui ont vu les ventes surpasser les attentes.
La compagnie a affirmé un certain optimisme pour le trimestre à venir basé sur le retour des consommateurs et de la demande grandissante pour ses produits de haut de gamme. On peut ainsi affirmer avec certaines convictions que la fin du café latte à 4 $ n’est pas pour demain.
Bref, il est fort probable que les consommateurs qui vivaient au-dessus de leurs moyens avant la récession devront s’adapter à leur nouvelle réalité. Par contre, il est possible que plusieurs consommateurs ne subissent pas l’impact de façon permanente comme de nombreux experts le craignaient. Cependant, ces gens seront peut-être plus sélectifs dans leurs choix de produits.
Dans le pire de la crise, les consommateurs achetaient les nécessités. Aujourd’hui, ils commencent à acheter ce dont ils ont besoin et bientôt, peut-être qu’ils achèteront ce qu’ils veulent.
(Source : Bloomberg)
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