17 octobre 2011

La Semaine de la PME bat son plein jusqu’à samedi. Voici quelques observations sur les finances personnelles de l’entrepreneur.

Généralement, il est sensible à l’importan­ce de l’épar­gne et, même si sa société n’est pas inscrite en Bourse, il est plus familier avec le marché, la finance et l’économie que le citoyen moyen. Mais comment gère-t-il son actif personnel? Préfère-t-il prendre lui-même les décisions de placement? Veut-il être conseillé?

Le plus souvent, nous recommandons à l’entrepreneur de concentrer ses énergies sur la croissance de sa société. Il met ainsi ses habiletés et ses compétences à contribution pour accroître sa richesse et son patrimoine.

Pourquoi gaspiller son temps à suivre des titres, alors que ce n’est pas son métier? Pourquoi tenter de prévoir les orientations d’un marché, alors qu’il ne dispose pas nécessairement des outils, des connaissan­ces et de l’expertise pour le faire efficacement?

Il est donc judicieux pour lui de faire appel à un conseiller en placement, qui l’accompagnera, non seulement dans la stratégie de placement, mais aussi dans la planification financière et fiscale. À cet égard, le conseiller n’hésitera pas à s’entourer d’une équipe de professionnels pour répondre à tous les besoins de l’entrepreneur.

Bien que chaque situation soit particulière et mérite une analyse spécifique, le conseiller en place­ment aura tendance à adopter une appro­che prudente, voire défensive, dans la gestion des avoirs personnels de l’entrepreneur.

Ce dernier prend déjà assez de risques chaque jour dans la conduite de ses af­fai­res : un portefeuille stable ne peut pas lui faire de tort… Ce sera une bonne protection en cas de coup dur.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro17octobre

Popularity: 2% [?]

29 novembre 2010

En tant que conseiller en placement, j’entends souvent des clients me raconter leur parcours dans le monde de l’investissement. Plusieurs d’entre eux ont été influencés par des connaissances qui avaient un bon scoop pour eux.

La venue de l’internet a permis à un plus grand nombre de personnes d’avoir accès aux nouvelles économiques et financières, et de prétendre connaître aussi bien que les experts le marché boursier. Convaincus de leur compréhension des marchés, plusieurs décident de gérer leur portefeuille de placement eux-mêmes, en ligne.

 Malheureusement, plusieurs de ces investisseurs ne font avant leur achat aucune analyse technique, aucune analyse fondamentale, aucune analyse de bilan. Ils ne prennent pas connaissance des ventes projetées, des améliorations de la productivité ou de l’innovation. Enfin, ils ne prennent pas le temps de connaître et d’évaluer le contexte concurrentiel ou le contexte sociopolitique du pays dans lequel l’entreprise exerce ses activités. Quand on achète une action avec si peu d’information, cela s’appelle de la spéculation, et les probabilités de faire un profit sont aussi grandes que si on joue son argent au casino!

 Vous pensez que je prêche pour ma paroisse? Non, je prêche plutôt pour l’éducation afin que les investisseurs cessent de perdre leurs économies parce qu’ils ont mal fait leurs devoirs.

 Un article paru dans le Globe & Mail en octobre dernier faisait mention de statistiques peu reluisantes sur les boursicoteurs en ligne. Selon cet article, une étude menée à Taïwan auprès d’un groupe d’investisseurs en ligne a révélé que seulement 1 % d’entre eux pouvaient s’attendre à dégager des rendements positifs!

 Il n’est pas impossible de faire de l’argent en boursicotant, mais il faut se munir des bons outils, avoir une stratégie clairement définie, laisser l’émotion de côté et être très rigoureux dans notre analyse des occasions d’investissement qui s’offrent à nous.

 Alors, pensez-y la prochaine fois qu’on vous proposera un investissement ou un scoop, ou qu’un de vos amis se vantera de faire de l’argent en boursicotant : peut-être que la réalité n’est pas aussi rose qu’il y paraît…

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro29novembre

Popularity: 5% [?]

1 mars 2010

On prend plus de temps à magasiner une voiture pour économiser une centaine dedollars ou à éplucher l’ensemble des offres de voyages pour trouver un hôtel à 10 $ de moins la nuit qu’à réfléchir au choix de nos placements qui, pourtant, auront un impact sur notre qualité de vie future. C’est aujourd’hui la dernière journée pour cotiser à votre REER pour 2009.

Malheureusement, un nombre important d’épargnants feront leur choix de placement à la sauvette. Voici quelques sujets d’interrogation en lien avec les recommandations  d’investissements que votre conseiller en placement vous proposera.

1) Il est important que les investissements proposés cadrent avec votre tolérance au risque et votre profil d’investisseur. Vous devriez bien connaître votre profil, mais si votre mémoire vous joue des tours, consultez votre formulaire d’ouverture de compte et révisez-le au besoin.

2) Est-ce que le placement qu’on vous recommande respecte votre horizon de placement et votre besoin en flexibilité? Investir dans un produit dont la détention minimale est de sept ans avec des pénalités de sortie, par exemple, peut vous faire perdre des occasions futures au détriment d’une promesse de sécurité parfois hasardeuse. Un produità la mode actuellement peut nepas respecter votre stratégie à long terme.

3) Comment votre conseiller est-il rémunéré sur le produit qu’il vous offre etcombien il vousen coûtera pour l’acheter et le détenir. Y a-t-il des frais derésiliation? La transparence est essentielle dans le monde du placement aujourd’hui. Il nefaut pas se gêner pour poser des questions.

4) Enfin, même si vous cotisez à votre REER à la dernière minute, vous n’êtes pas forcé de choisir un produit de  placement aujourd’hui. Vous pouvez le garder en liquidité dans votre REER et prendre le temps nécessaire pour faire
le bon choix.

Et comme dirait le proverbe : rien nesert decourir, il faut partir à point.Pourquoi nepas commencer
à cotiser à votre REERpour 2010 dès demain?

(chronique parue dans le journal Métro du 1er mars 2010)

Pour voir l’article original dans lejournal Métro cliquez ici :journalmetro1ermars2010

Popularity: 3% [?]

17 novembre 2009

De nombreux investisseurs utilisent des stratégies d’investissement en fonction des rendements qu’ils désirent obtenir.

En réalité, c’est l’approche inverse qu’ils devraient favoriser. C’est-à-dire, se concentrer sur la gestion du risque et accepter les rendements qui vont avec leur tolérance aux risques.

Dans un monde idéal, nous aimerions tous obtenir un rendement élevé, sans aucun risque. En réalité, nous savons que pour obtenir un rendement élevé, nous devons investir dans les placements qui impliquent une possibilité de perdre de l’argent sur une période donnée.

Une fois que l’investisseur a identifié sa tolérance aux risques, il est en mesure de choisir une allocation d’actifs (liquidités, obligations et actions) à l’intérieur d’un portefeuille qui lui permettra de maximiser son rendement en fonction de son niveau de confort des fluctuations.

Il est évident que cette approche n’est pas une théorie hypothétique pour les investisseurs de cette dernière décennie. Les années 2000 nous ont apporté deux marchés baissiers importants à l’intérieur de sept ans. Avez-vous été capable de tenir le coup – ou avez-vous paniqué et ensuite liquidé vos positions? C’est le véritable test de la tolérance aux risques de l’investisseur: la capacité de s’accrocher à ses actions alors qu’elles perdent de la valeur dans l’espoir (basé sur l’histoire) qu’elles vaudront plus un jour.

Alors posez-vous la question suivante : que feriez-vous si votre portefeuille baissait de 10 %, 20 % ou 40 % par rapport à son niveau actuel? Est-ce que cela changerait votre mode de vie? Si vous êtes à la retraite, pourriez-vous compter sur d’autres sources de revenus, ou devrez-vous retourner sur le marché du travail (et comment vous sentiriez vous à ce moment)? Les réponses à ces questions vous mèneront à bien identifier votre tolérance aux risques. Bref, plus votre tolérance à des baisses de marchés est faible, plus votre portefeuille doit être en obligations.

Une règle du pouce souvent utilisé par les Conseillers en placement est représentée par le tableau suivant :

 Je peux tolérer perdre ______% de mon portefeuille afin d’obtenir un rendement potentiellement plus élevé  % recommandé en action dans mon portefeuille
 35 %  80 %
 30 %  70 %
 25 %  60 %
 20 %  50 %
 15 % 40 %
 10 %  30 %
 5 %  20 %
 0 %  10 %

Popularity: 3% [?]

 
Pages12