FAITS SAILLANTS
• L’indice total des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,5 % en juillet, soit une progression légèrement inférieure aux attentes.
• Une grande partie de la hausse mensuelle de l’IPC total s’explique par les modifications apportées aux taxes de vente provinciales en Ontario, en Colombie-Britannique et en Nouvelle-Écosse. De plus, les principales composantes ayant contribué à la progression mensuelle de l’IPC total sont l’essence (+3,5 %), l’électricité (+4,0 %), les aliments achetés au restaurant (+1,1 %), les cigarettes (+3,7 %) ainsi que l’hébergement pour voyageurs (+2,8%).
• À l’opposé, les composantes qui ont le plus exercé de pressions à la baisse sur l’IPC total sont les véhicules automobiles (-2,4 %), les légumes frais (-3,5 %), les vêtements pour femmes (-1,8 %) et enfants (-2,3 %) et les chaussures (-3,3%).
• Le taux annuel d’inflation totale passe de 1,0 % à 1,8 %.
• L’indice de référence de la Banque du Canada (IPCX), qui exclut non seulement huit des éléments les plus volatils, mais aussi l’effet des modifications aux taxes de vente, a diminué de 0,1 % en juillet. Sa variation annuelle s’élève à 1,6 %, contre 1,7 % le mois précédent.
Commentaires: Comme prévu, l’évolution de l’IPC total a été affectée par l’introduction des nouvelles taxes de vente provinciales en Ontario et en Colombie-Britannique ainsi que par l’augmentation de deux points de pourcentage de la taxe provinciale existante en Nouvelle-Écosse. Quoique encore incomplètes, les informations actuellement disponibles démontrent cependant que l’impact de ces modifications sur l’inflation a été un peu moins important que la hausse de 0,6 % initialement prévue par la Banque du Canada.
L’évolution des prix à la consommation a aussi été influencée à la baisse par des effets saisonniers en juillet. Ce phénomène est particulièrement présent au sein de l’IPCX, alors que sa version corrigée pour les fluctuations saisonnières affiche une hausse de 0,1 % plutôt que la diminution de 0,1 % indiquée par la version non corrigée.
Implications: L’IPC total étant grandement perturbé par les modifications aux taxes de vente, il faudra davantage se fier à l’évolution de l’IPCX au cours des prochains mois. De prime abord, la baisse mensuelle de 0,1 % de l’IPCX peut paraître préoccupante dans le contexte actuel où les craintes de déflation s’intensifient. Par contre, cette réduction provient essentiellement d’effets saisonniers qui se renverseront inévitablement dans quelques mois. La variation annuelle de l’IPCX n’a d’ailleurs que très peu bougé. À 1,6 %, cette dernière se maintient dans la fourchette de 1,5 % à 2,1 % au sein de laquelle elle évolue depuis le début de 2009. Si l’on tient également compte du fait que le PIB réel progressera probablement plus rapidement que son potentiel (estimé à 1,5 % par la BdC) lors des prochains trimestres malgré le ralentissement en cours, les ingrédients semblent réunis pour que la Banque du Canada poursuive la réduction du degré de détente monétaire au cours des prochains mois avant d’entamer une pause vers la fin de l’année. Pour l’instant, les marchés financiers ne partagent cependant pas notre opinion alors que les anticipations indiquent que la Banque du Canada pourrait mettre fin plus rapidement à ses hausses de taux.
Source : Études Économique Desjardins
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Malgré le ralentissement prévu de la croissance en seconde partie d’année, le Canada montrera une performance enviable en 2010 avec un PIB réel en hausse de 3,6 %. Toutes les provinces bénéficieront d’un meilleur environnement, tout particulièrement la Colombie-Britannique et l’Ontario. La première affichera une croissance de 4,0 %, alors que la seconde augmentera son PIB réel de 3,9 %. Le Québec aura une croissance de 3,0 % en 2010. La province a déjà récupéré les pertes de production et d’emplois subies lors de la récession et elle est maintenant dans une phase d’expansion. Pour l’an prochain, la croissance du PIB réel glissera donc à 3,0 % pour le Canada, à 2,8 % pour l’Ontario et, finalement, à 2,5 % pour le Québec.
Le vieux continent devra jongler avec les impacts négatifs des plans d’austérité, mais la faiblesse de l’euro aura aussi un effet stimulant sur les exportations de certains pays. La croissance de la zone euro a quand même été abaissée à 0,9 % en 2010 et à 1,4 % en 2011. Celle du Royaume-Uni demeure à 1,3 % pour 2010 et à 2,3 % pour 2011. La croissance mondiale a toutefois été légèrement relevée à 4,0 % pour 2010 et à 3,9 % en 2011, principalement en raison d’une amélioration au sein des pays émergents.
Il y a de moins en moins de doutes quant à la solidité de la reprise aux États-Unis, mais les espoirs de la voir se poursuivre au même rythme sont minces. On s’attend à une performance globale de 3,0 % en 2010, mais la croissance économique retraitera à 2,8 % l’an prochain. Les prix du pétrole remonteront graduellement vers 88 $ US le baril d’ici la fin de 2010 et ils toucheront 100 $ US avant la fin de 2011. La tendance sera similaire pour la plupart des métaux industriels. Le S&P/TSX devrait terminer l’année 2010 en hausse de 11,5 % avant de renchérir d’un autre 9,4 % en 2011. La remontée des prix des matières premières, notamment le pétrole, et des écarts de taux d’intérêt grandissants entre les États-Unis et le Canada favoriseront le huard.
Source: Études économiques Desjardins
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