Est-ce que l’indice RAFI (Research Affiliates Fundamental Index) est le meilleur indice de référence pour les Fonds Cotés en Bourse (FCB) et les gestionnaires de portefeuille? RAFI est un indice qui répartit les entreprises selon leurs données fondamentales plutôt que leur capitalisation boursière.
L’indice a été créé par Robert Arnott, en 2002, qui a basé ses études contre le principe des indices liés aux capitalisations boursières des compagnies comme les indices S&P/TSX Composite Index (Toronto) et le S&P 500 (États-Unis).
Arnott affirme que ces indices exposent davantage les investisseurs à des compagnies surévaluées et, inversement, qu’ils n’exposent pas assez les actions sous-évaluées. En période d’euphorie boursière ou de bulle, il mentionne que le problème des indices traditionnels est encore plus important.
RAFI base la répartition de ses indices selon quatre facteurs fondamentaux : les ventes, les flux de trésorerie, la valeur au livre et les dividendes. Plus la taille de chacun de ces facteurs est importante, plus le poids de la compagnie est grand dans l’indice RAFI. Ainsi, RAFI enlève « l’aspect humain », les émotions qui créent des écarts d’évaluation pour certaine compagnie par rapport à leurs données fondamentales.
Afin d’évaluer sa thèse, Arnott a simulé le rendement du S&P 500 depuis 1962. Résultat, RAFI a réalisé un rendement annuel de 11,0 % pendant que l’indice du S&P 500 a réalisé un rendement de 8,9 %, une valeur ajoutée de 2,1 % annuellement. Avec de tels résultats, RAFI gagne de plus en plus d’adeptes puisque qu’il y a plus de 40 milliards d’actifs qui utilisent cette méthode d’indexation. Plusieurs fonds de pension importants utilisent maintenant son travail.
Au Canada, Claymore a obtenu l’exclusivité de promouvoir des Fonds Cotés en Bourse basés sur les critères RAFI. Claymore offre quatre produits « RAFI », ainsi vous pouvez investir dans les actions au Canada, aux États-Unis, à l’international et au Japon selon les critères de RAFI. Enfin, l’indexation fondamentale est peu utilisée comparativement à l’indexation traditionnelle, mais à cause de ses nombreux avantages, elle gagne de plus en plus d’adeptes.
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Dans un contexte où les taux d’intérêt sont bas, les obligations canadiennes de deux et cinq ans rapportent un maigre rendement de 1,16 % et 2,42 % respectivement. Les investisseurs cherchent désespérément une solution de rechange aux obligations gouvernementales. Un substitut intéressant aux obligations est sûrement les actions ordinaires à dividende élevé.
De plus, le traitement fiscal des revenus de dividende est avantageux par rapport à celui des revenus d’intérêt. Plusieurs compagnies canadiennes versent un dividende annuel intéressant comme par exemple, en ce moment la Banque de Montréal verse 5,23 %, Telus 5,36 %, Transcanada Corp 4,38 % et Canadian Utilities 3,35 %.
Les compagnies qui augmentent leur dividende annuel régulièrement récompenseront davantage les actionnaires, entre autre, la Banque de Montréal a doublé son dividende annuel au cours des années entre 2003 à 2009. De plus, contrairement aux obligations, les actions ordinaires avec dividende protègent les investisseurs contre l’inflation car les entreprises ajusteront leur prix en ligne avec l’inflation. Autre avantage, si la faiblesse des taux d’intérêt se prolonge, la valeur des actions ordinaires à dividende pourrait monter en raison d’une forte demande.
Standard & Poor’s a créé un indice idéal pour les investisseurs en quêtent de dividende, il s’agit de l’indice S&P/TSX Canadian Dividend Aristocrats Index. Pour être incluse dans l’indice Aristocrats, la compagnie doit respecter les trois critères suivants :
- Elle est une action ordinaire ou une fiducie de revenu qui se transige sur la Bourse de Toronto.
- Elle a augmenté ses dividendes distribués aux actionnaires à chaque année au cours des cinq dernières années.
- Elle doit avoir une capitalisation boursière supérieure à 300 millions.
L’un des promoteurs de l’indice Aristocrats est Claymore. Il est possible de transiger ce titre sous le symbole CDZ à Toronto. CDZ verse actuellement un dividende annuel de 4,93 % (distribué mensuellement). Au cours des 10 dernières années, l’indice Aristocrate a réalisé un rendement de 10,64 % par rapport à 8,34 % pour l’indice du S&P/TSX. L’indice contient actuellement 70 entreprises qui rencontrent les critères Aristocrats.
Rappelons aux investisseurs que depuis 1956, les dividendes ont contribué pour 30 % du rendement total des actions de l’indice S&P/TSX, alors que la croissance des actions a contribué pour 70 %. Voilà pourquoi : l’intérêt du dividende!
(Source : Standard & Poors)
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