Durant chaque décennie depuis la deuxième guerre mondiale, on a noté dans les marchés un thème qui évoluait et qui se transformait éventuellement en une euphorie financière ou une bulle quelconque.
Par exemple, durant les années 1970, l’histoire économique dominante entourait l’inflation et la forte hausse du prix de l’or et des commodités en général. Pendant les années 1980, on assistait à l’effervescence du Japon «pays du soleil levant» et la croissance de ses actifs. Les années 1990 ont été caractérisées par la révolution technologique et la hausse impressionnante des prix des actions dans ce secteur.
La présente décennie a révélé une multitude de bulles dans les prix des commodités et du secteur immobilier à travers la planète. Les prix ont connu une croissance accélérée suivant l’implosion de la bulle technologique. À l’époque, afin de stimuler l’économie, Greenspan avait baissé les taux d’intérêt de façon importante et pendant une très longue période. Le résultat, comme nous le savons tous aujourd’hui, fut une crise bancaire sans précédent et la Grande Récession de 2008…
La question maintenant est : Quelle sera la prochaine bulle? L’histoire dominante pour la décennie qui suit, et peut-être même pour les décennies à venir, demeure l’industrialisation de la Chine et le déclin relatif de l’économie américaine. Selon nous, la suite normale de cette histoire devrait donc être le prolongement du marché haussier dans l’énergie et les prix des commodités.
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Il est vrai que les marchés boursiers ont beaucoup progressé depuis les deux derniers mois. Par contre, depuis le début de l’année, les bourses nord-américaines ne sont que légèrement positives. Il serait normal et même souhaitable d’avoir un repli des marchés à court terme. Ce serait un temps idéal pour investir pour ceux qui ont manqué le creux du mois de mars.
Néanmoins, nous estimons qu’un investisseur ayant un horizon de trois à cinq ans sera bien récompensé en investissant aujourd’hui. Voici les dix raisons qui nous font penser ainsi…
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L’histoire nous démontre que ce sont habituellement les ME qui rebondissent plus rapidement lorsque l’économie reprend son rythme de croissance. Des pays comme le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine (BRIC), mais aussi des pays comme Taiwan et la Corée du Sud sont tous considérés comme des marchés émergents (ME).
Les bourses des ME ont touché leur creux en octobre 2008 contrairement aux indices américains et européens qui, eux, ont touché un nouveau creux en mars 2009. Plusieurs économistes prévoient que l’économie mondiale se stabilisera lors de la deuxième moitié de 2009. Les investisseurs devraient étudier sérieusement la possibilité d’investir dans ces pays en développement.
Quelques points généraux méritent toutefois d’être soulignés lorsqu’on évalue l’économie des ME. D’abord les ME n’ont pas connu de crises bancaires importantes contrairement à celles survenues aux États-Unis et en Europe. Les banques continuent à prêter et la croissance des prêts aux entreprises est maintenue. Les gens ne sont pas surendettés et leur niveau d’épargne est sain depuis plusieurs années. Tous ces facteurs sont propices à une reprise plus rapide et plus importante des indices boursiers des ME.
Du 1er janvier 2009 au 21 avril 2009, les rendements du S&P 500, S&P Europe 350 et de l’indice MSCI Emerging Markets ont été de -8,17 %, -9.55% et +11,34 % respectivement. Donc, déjà, l’écart se creuse en faveur des ME. La meilleure façon d’investir dans ces régions du monde est d’acheter un fonds commun de placement ou d’investir dans un fonds négocié en bourse (FNB).
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Saviez-vous que les indices boursiers de Shenzhen et de Shanghai sont les deux seuls indices des principales bourses mondiales à avoir connu des rendements positifs au cours du premier mois de l’année? L’indice de Shenzhen a effectivement connu un rendement de 12,83 %, alors que celui de Shanghai a augmenté 9,33 %.
Avec des taux d’intérêt à zéro pour les États-Unis et le Japon, à 1% pour le Canada et à 2% pour l’Europe, la Chine représente la seule économie qui semble connaître du succès sur le plan de sa politique monétaire, avec un taux d’intérêt à 5,2 %. Elle a pourtant réduit ses taux considérablement et pourrait aller beaucoup plus loin si cela s’avérait nécessaire.
La Chine déploie actuellement son plan de relance évalué à 585 G$US, soit 16 % de son PIB. En comparaison, les États-Unis ont déployé 825 G$US pour relancer leur économie, ce qui représente 5,9 % de leur PIB.
Dans l’espoir d’augmenter les prêts commerciaux et personnels, la Chine a mis beaucoup de pression sur les banques. De plus, elle a réduit ses taxes d’exportation et a accepté de fournir du support important dans plusieurs industries, partant du secteur des métaux jusqu’au secteur de l’automobile.
Bref, la Chine possède beaucoup de ressources financières et semble les déployer de façon efficace. Ne soyons pas surpris si elle devient la première grande puissance à se sortir de cette crise économique mondiale.
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