12 avril 2010

Le CELI (compte d’épargne libre d’impôt) est né en janvier 2009. Depuis, les comparaisons entre ce plan d’épargne et le REER ne font qu’augmenter.

Dans les deux cas, les gains en capitaux, les intérêts et les dividendes ne sont pas imposables. Par contre, le REER se différencie du CELI parce qu’il permet un crédit d’impôt et que les retraits sont imposables.

Prenons l’exemple suivant: supposons que pendant les cinq prochaines années, vous cotisiez le maximum à votre CELI, soit 5 000 $ annuellement dans un placement garanti, au lieu de cotiser à votre REER. À la fin des cinq années, votre CELI vaudra 25 000 $,sans compter les intérêts. Si vous aviez fait le même investissement dans votre REER pendant la même période, sa valeur serait aussi de 25 000$, en plus des intérêts, mais à ce montant s’ajouteraient les remboursements d’impôt annuels. Que cette comparaison soit faites pour 2, 5,10 ou 20 ans, le REER est mathématiquement plus rentable que le CELI si on inclut les remboursements d’impôt. Par contre, il faut aussi tenir compte de vos projets et du moment où vous pensez retirer votre pécule. Le CELI, en cas d’imprévu financier, permet de retirer des montants plus facilement sans qu’on soit imposé.

Si l’objectif de votre épargne est la retraite, le REER est préférable au CELI si vous prévoyez avoir des revenus de retraite inférieurs. Par contre, si votre objectif est de vous créer un fonds d’urgence à court terme, le CELI est une meilleure option.

De façon générale, vos cotisations devraient être privilégiées et maximisées dans un REER. Si un montant supplémentaire est encore disponible pour de l’épargne additionnelle et que votre contribution REER maximale est atteinte, le CELI devient la meilleure solution.

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6 avril 2010

     Tout le monde a déjà entendu parler du compte d’épargne libre d’impôt (CELI).  Mais à qui s’adresse-t-il vraiment et quel type de placement est-il préférable d’y investir? 

     Peut-il convenir autant aux jeunes professionnels qu’aux gens à la retraite ou aux personnes dans la quarantaine?  La réponse est fort simple : oui!  Car en fait, ce n’est pas l’âge qui importe, mais bien l’utilisation que vous pensez faire du CELI. 

     Le CELI offre une multitude d’options de placement pouvant répondre aux besoins de chacun.  Par exemple, un individu pourrait, à court terme, utiliser son CELI comme compte d’épargne ou encore investir dans des certificats de placement garantis pour se créer une mise de fonds pour acheter une maison.  Une personne ayant un horizon de placement plus long pourrait choisir d’investir dans des fonds communs de placement ou des actions.  Les actions privilégiées ou les obligations pourraient être une solution intéressante pour ceux qui ont besoin d’un revenu régulier. 

     Le CELI est une belle initiative du gouvernement pour nous faire épargner et pour contrer le phénomène de l’endettement.  Peu importe votre objectif et l’usage que vous faites de votre épargne, les gains, revenus et intérêts obtenus dans un CELI ne seront pas imposables.  C’est drôlement mieux qu’une carte de crédit, n’est-ce pas?  Petite mise en garde aux investisseurs : si vous négociez des actions dans votre CELI et qu’elles perdent de la valeur, cette perte ne sera pas déductible d’impôt.  Comme quoi on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre. 

     En résumé, le CELI est un excellent outil pour mettre à l’abri de l’impôt vos rendements de placement.  Il peut aussi être un bon complément au REER.  La question à laquelle nous devons maintenant répondre est donc la suivante : CELI ou REER, lequel choisir? La suite la semaine prochaine.

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9 février 2010

ist1_8496347-coins-and-plant-isolated-on-white-backgroundDevrais-je prendre un REER si j’ai 25 ans et que mes revenus sont de 28 000 $ par année? – Julie

Julie nous a fait parvenir cette question la semaine dernière. Tentons d’y répondre.Comme on le sait, février est régulièrement appelé le mois des REER, parce que la date butoir pour cotiser à un REER arrive habituellement au début mars. Cette année, la date limite est le 1er mars 2010.

Le REER est d’abord un outil pour économiser en prévision de sa retraite. Pour les personnes qui prendront leur retraite à 65 ans, la retraite pourrait durer 25 ans et plus, compte tenu de l’espérance de vie.

Les individus qui n’auront pas constitué un fond de retraite suffisant devront compter sur les gouvernements pour les aider lorsqu’ils seront arrivés à la retraite. Depuis la dernière crise économique, la situation financière de nos gouvernements s’est détériorée. De plus, avec le vieillissement de la population, les dépenses de nos gouvernements ont tendance à exploser, notamment dans le secteur de la santé. Les gouvernements auront-ils les moyens d’aider Julie lorsqu’elle aura 65 ans?

Si Julie cotise à son REER, ses économies fructifieront à l’abri de l’impôt pendant plusieurs décennies. Si elle évite de toucher à ses épargnes, le facteur temps jouera en sa faveur. Cependant, puisque son salaire devrait s’apprécier avec le temps, elle pourrait pour le moment considérer cotiser à un compte d’épar­gne libre d’impôt (CELI) plutôt qu’à son REER. Lorsque son salaire sera plus élevé (taux marginal d’imposition supérieur), elle pourra contribuer à son REER avec l’argent économisé dans son CELI et recevoir un remboursement d’impôt.

Toutefois, elle n’obtiendra pas de remboursement d’impôt pour ses contributions CELI, mais ses retraits ne seront pas imposables. Si Julie, avec une rigueur et une discipline exemplaires, réussissait à économiser 10 % de son salaire et cotisait 2 500 $ à son REER, son remboursement d’impôt serait approximativement de 571 $. Elle pourrait ensuite déposer ses 571 $ dans son CELI pour se constituer un fond d’urgence, par exemple. Le choix du mode de détention dépend donc de son besoin en liquidité pour les prochaines années.

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25 janvier 2010

L’année 2009 nous a amené des croissances comme on en voit rarement dans les marchés financiers. Malheureusement, très peu ont pu en profiter puisque la majorité était endettée au moment où les marchés étaient à leur plus bas. Si janvier est un mois populaire pour les bonnes résolutions, votre
situation financière devrait occuper une place parmi celles-ci.
Voici six résolutions que nous vous suggérons :

(1) Se libérer de ses dettes de crédit. Réduire le solde de votre carte ou de votre marge de crédit vous donnera la liberté de profiter d’occasions d’investissement comme celles qui se sont présentées en 2009.

(2) Viser 10 %. Par exemple, économisez 10 % de votre salaire. Impossible? Augmentez votre salaire
de 10 %. Impossible? Augmentez-le de 5 % et économisez 5 % de votre nouveau salaire. Inimaginable? Réduisez vos dépenses de 10 %.

(3) La règle no 2 vous forcera à faire un budget. De nombreux exemples sont disponibles sur la Toile.
L’exercice vaut la peine d’être effectué une fois l’an; vous constaterez alors où vont vos dollars.

(4) Pratiquer l’équilibre financier. Par exemple, pour chaque dollar dépensé avec votre carte de crédit, mettez un dollar de côté.

(5) Payez-vous en premier. Privilégiez l’épargne en demandant à votre employeur de déduire à la source des montants pour déposer dans votre REER. Sinon, faites des prélèvements automatiques vers
un REER ou un CELI.

(6) Comprendre vos investissements. Est-ce qu’un CELI vous dit quelque chose? Prenez le temps de lire vos états de compte et de constater quels sont les frais, s’il y en a. Si vous ne vous intéressez pas à vos investissements, quelqu’un d’autre le fera. Prendre le temps de lire sur différents sujets vous aidera à prendre de meilleures décisions.

Votre santé financière s’en portera mieux en 2011.

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