16 avril 2012

Une récente étude de Léger Marketing et Price Waterhouse Coopers nous apprend que les Canadiens se croient dans une zone de confort, même s’ils reconnaissent avoir atteint un degré maximal d’endettement. Surprenant, non?

Dans cette chronique, j’ai souvent insisté sur les vertus de l’épargne et les pièges du crédit, d’autant plus que nous n’avons pas encore émergé de la crise de 2008.

La période actuelle est particulièrement propice à la diminution de notre endettement : les taux d’intérêt sont faibles. La pire option, dans ce contexte, serait d’augmenter vos dettes de consommation. Heureusement, il n’est pas trop tard : les banques centrales ne redresseront pas les taux dans un avenir immédiat. Alors, vite, attaquez-vous à votre endettement! Mais comment? Voici quelques pistes de solution.

Réduisez le nombre de vos cartes de crédit; abaissez leurs limites; consolidez vos dettes à l’aide d’une marge de crédit dont le taux est plus faible.

Constituez un fonds d’urgence équivalent à trois mois de salaire; le CELI est un bon moyen d’y parvenir.

Investissez dans des fonds de placement ou des fonds négociés en Bourse (FNB) : ils assurent une diversification de votre portefeuille et atténuent le risque global; les FNB sont assortis de frais de gestion assez bas.

Améliorez vos habitudes d’épargne; si vous contrôlez mal vos dépenses, évitez les paiements échelonnés : en cas de défaut, ils pourraient alourdir votre fardeau.

Intéressez-vous à votre situation financière; même si vous ne produisez pas vous-même votre déclaration de revenus, jetez-y un œil et tâchez de découvrir comment vous pourriez alléger votre facture fiscale.

Revoyez vos besoins d’assurance.

Pour connaître d’autres stratégies efficaces, consultez un conseiller financier.

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13 février 2012

Geneviève, 35 ans, communicatrice au service d’une société de la Couronne, est une épargnante comme il n’y en a plus! Un spécimen rare.

Je remercie Geneviève de m’autoriser à  vous parler d’elle. Puisque son employeur offre la possibilité d’adhérer ou à  la caisse de retraite, ou à  un REER collectif, elle a choisi ce dernier, pour exercer le plein contrôle sur ses placements. Pour chaque dollar qu’elle cotise, l’entreprise en verse deux, sous réserve d’une certaine limite. En plus, l’économie d’impôt est immédiate (par opposition au remboursement d’impôt qui n’arrive qu’au printemps).

Bien que ses fonctions l’amènent à  passer souvent à  la télé, Geneviève achète peu de vêtements et d’accessoires. Les sacs à main griffés et les escarpins à  400 $, très peu pour elle! Pendant ses temps libres, elle pratique le sport le moins dispendieux : la course à  pied. Elle est même une marathonienne accomplie.

Menant une vie frugale, elle dit apprécier la légèreté que proc­cure une consommation limitée et raisonnable. Il y a un an, elle a acheté une vieille maison du centre-sud, un quartier avec un potentiel intéressant de croissance.

Dans son épargne personnelle et son CELI, elle a puisé une mise de fonds équivalant à  20 % de la valeur de la propriété. Il lui est reste assez d’argent pour investir, avec son conjoint, dans un projet immobilier à  l’extérieur de Montréal.

Plus incroyable encore : chaque jour, son institution financière prélève sur son compte la somme de 35 $, qu’elle investit dans des fonds négociés en Bourse. Elle met ainsi de côté 10 000 $ par année. Elle lance à  la blague : «Bah! Je préfère me payer en premier. C’est comme si j’allais au restaurant chaque jour; d’ailleurs, certains le font!»

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24 janvier 2011

Investir dans un REER exige la même réflexion que tout autre placement, pour bénéficier d’un rendement satisfaisant, on doit y consacrer tout le temps et tout le sérieux nécessaires.

Les sommes versées dans un REER sont géné­ralement placées à long terme et avec l’objectif de se bâtir une retraite intéressante. Cette année, la date limite pour contribuer à son REER a été fixée au 1er mars. Pour vous aider à faire des choix éclairés, voici mes 10 meilleurs conseils en matière de placement dans un REER. Ainsi, il vaut mieux :

1. Bien connaître son profil d’investisseur, sa tolérance au risque et son horizon d’investissement, rester fidèle à son plan d’action et éviter de prendre des décisions sous le coup de l’émotion ou de l’impulsivité.

2. Rééquilibrer son portefeuille au moins une fois l’an et en faire une révision complète chaque année.

3. Se méfier des produits à la mode ou des conseils de personnes qui ne sont pas des professionnels du placement, car ils pourraient ne pas correspondre à ses besoins.

4. Résister à la tentation de «jouer le marché», à la hausse comme à la baisse, car le risque est trop élevé. Il est préférable de s’en tenir aux conseils 2 et 3 ci-dessus.

5. Éviter les produits financiers qui comportent des frais de gestion élevés : en effet, une réduction de ceux-ci de 1 % peut faire la différence entre une excellente retraite et une bonne retraite.

6. Tenir compte du fait que les indices boursiers constituent une excellente solution de rechange aux fonds communs de placement pour diversifier son portefeuille et réduire ses frais de gestion.

7. Se rappeler qu’investir dans les fonds de sociétés à capital de risque comme le Fonds de solidarité FTQ ou le Fondaction de la CSN pourrait être avantageux.

8. Prendre l’habitude de cotiser régulièrement à son REER (par exemple, chaque mois), au lieu d’attendre chaque année à la dernière minute, et souscrire au REER collectif de son employeur, surtout si celui-ci bonifie vos cotisations et prélève vos contributions directement à la source.

9. Diversifier son portefeuille en tenant compte aussi bien des secteurs industriels que de la situation géographique des titres choisis. Une bonne répartition d’actifs ne devrait pas accorder un poids trop important à une industrie en particulier et devrait comprendre des régions du monde comme le Canada, les États-Unis et les marchés émergents.

10. Enfin, se demander si le REER est préférable au CELI, compte tenu de sa situation financière personnelle.

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12 avril 2010

Le CELI (compte d’épargne libre d’impôt) est né en janvier 2009. Depuis, les comparaisons entre ce plan d’épargne et le REER ne font qu’augmenter.

Dans les deux cas, les gains en capitaux, les intérêts et les dividendes ne sont pas imposables. Par contre, le REER se différencie du CELI parce qu’il permet un crédit d’impôt et que les retraits sont imposables.

Prenons l’exemple suivant: supposons que pendant les cinq prochaines années, vous cotisiez le maximum à votre CELI, soit 5 000 $ annuellement dans un placement garanti, au lieu de cotiser à votre REER. À la fin des cinq années, votre CELI vaudra 25 000 $,sans compter les intérêts. Si vous aviez fait le même investissement dans votre REER pendant la même période, sa valeur serait aussi de 25 000$, en plus des intérêts, mais à ce montant s’ajouteraient les remboursements d’impôt annuels. Que cette comparaison soit faites pour 2, 5,10 ou 20 ans, le REER est mathématiquement plus rentable que le CELI si on inclut les remboursements d’impôt. Par contre, il faut aussi tenir compte de vos projets et du moment où vous pensez retirer votre pécule. Le CELI, en cas d’imprévu financier, permet de retirer des montants plus facilement sans qu’on soit imposé.

Si l’objectif de votre épargne est la retraite, le REER est préférable au CELI si vous prévoyez avoir des revenus de retraite inférieurs. Par contre, si votre objectif est de vous créer un fonds d’urgence à court terme, le CELI est une meilleure option.

De façon générale, vos cotisations devraient être privilégiées et maximisées dans un REER. Si un montant supplémentaire est encore disponible pour de l’épargne additionnelle et que votre contribution REER maximale est atteinte, le CELI devient la meilleure solution.

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